Tu dis: "peut être que de bonnes lectures aideraient..?"
Oui, en effet, je le pense. J'ai moi-même beaucoup lu et beaucoup appris dans certains livres.
Je peux peux déjà t'en conseiller un, que j'ai lu bien sûr et qui m'a fait avancer.
Je réinvente ma vie"Auteur Jeffrey E. Young, Janet S. Klosko
Editeur : Eds De L'homme 2003
11 schémas fondamentaux accompagnés, chacun, d'un test diagnostique, ainsi que des méthodes progressives vous aident à surmonter vos croyances et vos comportements négatifs.
Avez-vous parfois l'impression que vos proches ne vous aiment pas suffisamment ou ne vous comprennent pas autant que vous le souhaiteriez ? Eprouvez-vous un sentiment d'imperfection ? Croyez-vous qu'on ne pourrait vous aimer et vous accepter tel que vous êtes si on connaissait vraiment ? Dans ce cas, vous êtes sous l'emprise d'un schéma qui vous fait adopter des conditions d'échec. Un schéma qui a son origine dans votre enfance influence toute votre vie.
Dans cet ouvrage, les auteurs font appel aux ressources innovatrices de la thérapie cognitive dans le but de vous aider à identifier et à modifier vos pensées, vos sentiments et vos comportements inefficaces. Ils décrivent onze schémas fondamentaux, élaborent pour chacun un test diagnostique et proposent des méthodes progressives pour vous aider à surmonter vos anciennes blessures, vos croyances nocives et vos comportements négatifs. Grâce aux précieux outils proposés dans ce livre, vous obtiendrez des résultats inspirants et vous apprends mieux vous connaître.
Au sommaire
• Les schémas précoces d'inadaptation
• Quels sont vos schémas ?
• La nature des schémas
• Capitulation, fuite et contre-attaque
• La transformation des schémas ...
Il n'est pas facile de changer. Comment parvenir à briser les schémas comportementaux qui sont profondément ancrés en nous et qui sont autant de mécanismes autodestructeurs ? En s'attachant à onze schémas fondamentaux et en décrivant étape par étape ce qu'il convient de faire pour les modifier, cet ouvrage de référence s'adresse aussi bien aux professionnels qu'aux néophytes.
EXTRAIT
Chapitre 1
Les schémas précoces d’inadaptation
• Êtes-vous porté à rechercher la compagnie de personnes distantes ? Avez-vous l’impression que même vos êtres chers ne s’intéressent pas à vous ou ne vous comprennent pas suffisamment ?
• Éprouvez-vous un sentiment d’imperfection ? Êtes-vous persuadé qu’il est impossible à quiconque vous connaît bien de vous aimer ou de vous accepter tel que vous êtes ?
• Placez-vous les besoins d’autrui avant les vôtres, de sorte que vos besoins ne sont jamais comblés et que vous ignorez en quoi ils consistent ?
• Craignez-vous qu’il vous arrive malheur au point que le moindre rhume vous fait appréhender des conséquences encore plus graves pour votre santé ?
• Vous arrive-t-il, en dépit de la reconnaissance publique dont vous jouissez ou de vos réussites sociales, d’être malheureux, insatisfait, et d’être persuadé de ne pas mériter votre chance ?
Ces attitudes reposent sur ce que nous appelons des schémas précoces d’inadaptation, indiqués simplement par schémas. Dans le présent ouvrage nous décrirons les schémas les plus fréquents et nous vous indiquerons les moyens à prendre pour les déceler, identifier leurs origines et les modifier.
Un schéma est une disposition qui prend sa source dans l’enfance et influence toute notre vie. Il est issu de ce que nous ont fait subir notre famille ou nos jeunes amis. Nous avons été abandonnés, critiqués, surprotégés, nous avons été victimes d’abus, du rejet de notre entourage ou de privations, toutes choses qui ont entraîné des traumatismes. Au bout d’un certain temps, le schéma s’intègre étroitement à notre personnalité. Longtemps après avoir quitté le foyer, nous continuons à créer des circonstances au sein desquelles nous sommes maltraités, ignorés, dénigrés ou dominés, et nous ne parvenons pas à réaliser nos aspirations les plus chères.
Les schémas exercent leur influence sur notre façon de penser et d’agir, et sur nos relations avec nos semblables. Ils éveillent de violents sentiments comme la colère, la tristesse et l’anxiété. Même lorsque nous semblons choyés parce que nous jouissons d’une situation sociale enviable, d’un mariage idéal, du respect de nos proches ou d’une carrière fructueuse, nous sommes incapables de jouir de la vie ou de croire à la réalité de notre réussite.
Jean
Un très prospère courtier âgé de trente ans. C’est un séducteur qui ne parvient pas à s’engager. Jean est prisonnier du schéma « carence affective ».
Au début de notre pratique de la thérapie centrée sur les schémas, nous avons été intrigués par un patient nommé Jean. Jean illustre parfaitement la nature stérile des schémas.
Jean butine d’une femme à l’autre et prétend qu’aucune ne rencontre ses désirs. Toutes le déçoivent tôt ou tard. En fait d’engagement, Jean n’a éprouvé que des toquades passagères pour des femmes envers lesquelles il ressentait une forte attirance sexuelle. L’ennui est que de telles relations ne durent pas.
Jean ne s’engage avec aucune femme. Il les conquiert. Elles cessent de l’intéresser dès qu’il les a « gagnées à sa cause », dès qu’elles tombent amoureuses de lui.
Jean Une femme qui colle à moi me refroidit. Quand elle s’accroche à moi, particulièrement en public, j’ai envie de fuir.
Jean souffre de solitude. Il se sent vide. Il s’ennuie. Il ressent un profond vide intérieur et recherche frénétiquement la femme qui saura le combler. Jean est certain de ne jamais pouvoir trouver cette femme. Il a l’impression de toujours avoir été seul et il est persuadé qu’il le sera toujours.
Enfant, Jean souffrait beaucoup de solitude. Il n’a jamais connu son père, tandis que sa mère était une femme froide, dépourvue d’émotion. Aucun des deux parents n’a su combler ses besoins affectifs. Il a été privé d’affection dans son enfance et, devenu adulte, il recrée dans sa vie des circonstances propices au même détachement.
Pendant des années, Jean a reproduit le même scénario avec ses thérapeutes, en butinant de l’un à l’autre. Au début, chacun de ses thérapeutes parvenait à lui redonner espoir, mais, tôt ou tard, il le décevait. Jean n’établissait jamais de contact valable avec ses thérapeutes et leur trouvait invariablement une faille qui, selon lui, le justifiait de mettre fin à sa thérapie. Ces expériences le convainquirent que sa vie ne s’améliorait pas et sa solitude n’en fut que plus aiguë.
La plupart des thérapeutes de Jean étaient des personnes chaleureuses et empathiques. Le problème se situait ailleurs. Jean trouvait toujours une excuse qui lui permettait d’éviter une intimité qui lui était peu familière et qui le mettait mal à l’aise. Le réconfort émotionnel du thérapeute lui était nécessaire, certes, mais insuffisant. Ses thérapeutes n’affrontaient pas ses comportements autodestructeurs assez souvent ou avec suffisamment de vigueur. Pour être en mesure de s’affranchir du schéma « carence affective », Jean devait d’abord cesser de trouver des défauts aux femmes qu’il fréquentait et se prendre en charge en acceptant de combattre le malaise que causaient en lui la présence et les attentions d’un autre être.
Quand Jean nous a consultés, nous l’avons confronté encore et encore en nous efforçant de rogner le schéma qui l’accablait chaque fois que celui-ci reprenait de la vigueur. Il nous paraissait important de nous montrer sensibles au malaise qu’il ressentait dans ses relations d’intimité en raison de la froideur extrême de ses parents. Néanmoins, chaque fois qu’il déclarait que Ginette n’était pas assez belle, Isabelle pas assez intelligente, ou, plus sommairement, que Mélanie n’était pas une femme pour lui, nous le forcions à prendre conscience du fait qu’il cédait par lui-même à son schéma précoce en affublant les autres de tous les défauts du monde dans le but d’éviter d’éprouver un sentiment d’affection. Au bout d’un an de cette confrontation empathique au cours de laquelle nous nous sommes efforcés de doser réconfort et défi, nous avons pu constater une nette amélioration. Jean est maintenant fiancé à Nicole, une femme chaleureuse et affectueuse.
Jean Mes thérapeutes précédents étaient des personnes très compréhensives qui m’ont beaucoup aidé à fouiller mon enfance malheureuse, mais aucun ne m’a vraiment poussé à changer. Il m’était donc très facile de retomber dans mes vieilles habitudes. Votre approche a été radicalement différente.
J’en suis venu à prendre ma part de responsabilité dans le succès d’une relation. Je ne voulais pas que ma relation avec Nicole soit un autre échec, et j’avais l’impression que Nicole était ma dernière chance. Nicole n’était pas parfaite, mais je me trouvais devant un choix : m’engager avec quelqu’un ou me résigner à passer le reste de ma vie tout seul.
Le travail sur les schémas oblige à constamment se regarder en face. Dans les pages qui suivent, nous vous indiquerons comment déceler ces schémas dans votre vie et comment leur opposer une résistance soutenue jusqu’à ce qu’ils relâchent leur emprise.
Henriette
Une femme de quarante ans au potentiel considérable, prisonnière de son foyer en raison de ses terreurs paralysantes. Bien qu’on lui administre des tranquillisants pour surmonter son anxiété, elle souffre du schéma « vulnérabilité ».
En un sens, Henriette ne vit pas ; elle a trop peur de faire quoi que ce soit. La vie est pour elle remplie de dangers. Elle préfère rester à la maison, où elle se sent « en sécurité ».
Henriette Je sais bien qu’il y a plein de choses intéressantes à faire en ville. J’aime le théâtre et les bons restaurants. J’aime fréquenter mes amis. Mais tout cela est trop difficile. Je ne parviens pas à m’amuser. J’appréhende toujours quelque chose de terrible.
Henriette a peur d’avoir un accident d’automobile, peur que le pont s’écroule, peur d’être attaquée, peur d’attraper une maladie tel le sida, peur de dépenser trop d’argent. Comment s’étonner que le fait d’aller en ville ne soit pas une distraction pour elle ?
Son mari Wilfrid lui en veut beaucoup. Il aimerait sortir, avoir des activités. Il dit que ces privations sont une injustice pour lui. Il sort de plus en plus sans sa femme.
Les parents d’Henriette la protégeaient à l’excès. Survivants de l’Holocauste, ils vécurent une bonne partie de leur enfance dans les camps de concentration. Ils la traitaient, dit-elle, comme une poupée de porcelaine, la mettant sans cesse en garde contre toutes sortes de dangers possibles (mais peu probables) : elle pourrait attraper une pneumonie, rester enfermée dans le métro, se noyer ou périr dans un incendie. Il n’est pas étonnant qu’elle ait développé une anxiété permanente et qu’elle s’efforce de rendre son univers le plus sûr possible. Entre-temps, elle se refuse tous les plaisirs de la vie.
Avant de nous consulter, Henriette avait fait l’essai, trois années durant, de plusieurs médicaments contre l’anxiété. (On traite le plus souvent l’anxiété par la médication.) Plus récemment, elle a consulté un psychiatre qui lui a prescrit un tranquillisant. Le médicament, pris tous les jours avec assiduité, lui a procuré un certain soulagement. Elle se sentait mieux, moins anxieuse. La vie lui paraissait plus agréable. Le médicament la rassurait, la rendait plus apte à affronter le quotidien. Mais elle persistait à éviter de sortir de chez elle. Son mari se plaignait que le médicament la rendait tout simplement plus heureuse de ne pas quitter la maison.
À son premier problème s’en était ajouté un autre : Henriette avait développé une dépendance à un tranquillisant.
Henriette J’ai l’impression que je vais devoir prendre ce médicament toute ma vie. À la seule pensée de devoir y renoncer, je panique. Je ne veux pas recommencer à avoir peur de tout.
Lorsque Henriette parvenait à affronter certaines situations difficiles, elle en attribuait le mérite à son médicament. Elle n’apprenait pas à se dominer, à prendre sa vie en main. (Voilà pourquoi la plupart des patients rechutent lorsque leur médication est interrompue, en particulier dans les cas d’anxiété.)
Henriette fit des progrès relativement rapides en thérapie centrée sur les schémas. Un an après le début de ses séances, sa vie s’était sensiblement améliorée. Elle affrontait de plus en plus de situations anxiogènes. Elle pouvait voyager, fréquenter ses amis, aller au cinéma, et elle trouva un emploi à temps partiel qui l’obligeait à se rendre en ville.
Son traitement consistait en partie à apprendre à mieux évaluer les risques de danger. Nous lui faisions comprendre comment elle exagérait les probabilités de catastrophes dans des situations anodines et comment elle surestimait sa vulnérabilité et sa faiblesse en dehors du foyer. Elle apprit à prendre des précautions raisonnables. Elle cessa de vouloir sans cesse que son mari et ses amis la rassurent. Son mariage ne s’en porta que mieux. Sa vie devint plus agréable.
L’ironie de la répétition
Jean et Henriette illustrent parfaitement deux des onze schémas : la carence affective et la vulnérabilité. Plus avant dans ce livre, nous vous mettrons en présence d’autres schémas : l’assujettissement, la méfiance et l’abus, l’abandon, l’imperfection, tout nous est dû, la dépendance, l’échec, les exigences élevées et l’exclusion. Vous vous reconnaîtrez sans doute dans quelques-uns d’entre eux.
Une des découvertes les plus importantes de la thérapie psychanalytique veut que nous revivions sans cesse les traumatismes de l’enfance. C’est la compulsion de répétition de Freud. Un enfant d’alcoolique aura tendance à épouser une personne alcoolique. L’enfant victime d’abus aura tendance à épouser une personne violente ou à abuser à son tour de ses enfants. L’enfant victime d’abus sexuels pourrait se prostituer à l’âge adulte. L’enfant dominé se laissera souvent dominer par les autres.
Que voilà un phénomène déconcertant ! Pourquoi agissons-nous ainsi ? Pourquoi revivons-nous notre souffrance, pourquoi perpétuons-nous notre malheur ? Pourquoi ne cherchons-nous pas plutôt à nous construire une vie nouvelle qui nous permettra d’échapper à ces modes habituels de comportements ? Il n’y a guère d’exceptions à cette répétition autodestructrice des scénarios qui ont marqué notre enfance. Les thérapeutes doivent composer avec cette étonnante réalité. Parvenus à l’âge adulte, nous parvenons à recréer des circonstances remarquablement similaires à celles qui, dans l’enfance, contribuaient à notre détresse. Un schéma englobe tous les moyens que nous prenons pour recréer ces scénarios.
Schéma est le terme scientifique pour décrire un concept provenant de la psychologie cognitive. Par schéma, on entend les croyances profondes sur nous-mêmes et sur le monde, croyances acquises dans la plus tendre enfance. Les schémas sont essentiels à notre sentiment d’identité. En renonçant à un schéma, nous renoncerions à la sécurité de savoir qui nous sommes et de quoi le monde est fait. Nous nous accrochons à un schéma même s’il nous fait souffrir. Ces certitudes tôt acquises, familières et rassurantes, privent l’avenir de ses aspects aléatoires et incertains. Étrangement, elles nous aident à nous sentir en sécurité. Voilà pourquoi les praticiens de la psychologie cognitive estiment que les schémas sont si difficiles à enrayer.
Voyons maintenant comment les schémas peuvent influencer la chimie amoureuse.
BONNE LECTURE !!
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Ne vous faites pas de mal. Jamais. la vie s'en occupe...
C.André