J'ai fait un bien étrange cauchemar la nuit passée. Je ne suis pas très douée pour analyser les rêves, alors je vous le soumets.
Je ne commencerai pas par le début, car je ne me rappelle plus trop. C'est confus. Il y a des champs de blé, une maison éloignée du monde, des rires d'enfants, des grognements...
Puis la scène change et c'est là où le cauchemar commence.
Je rentre dans un appartement inconnu, qui semble être le mien à la façon dont je pénètre dans les lieux aisément. Je veux enlever mon manteau, mais étrangement j'évite par réflexe la porte du garde-robe située proche de la porte d'entrée. Je regarde le garde-robe comme s'il me narguait et m'effrayait en même temps. Je jette donc mon manteau plus loin, sur un canapé, je ne sais plus.
La salle de bain proche du garde-robe est grande, spacieuse, toute en céramique bleue. Il fait très froid dans cette pièce, et on dirait que j'associe le froid à la présence du garde-robe non loin. Je ne me sens pas du tout à l'aise. Je sors rapidement.
Sur un des murs non loin du fameux garde-robe, il y a un miroir. Je le regarde et je ne vois pas ma réflexion. Juste de l'écriture enfantine, désordonnée, écrite dans de ce qui semble de la buée. Je l'interprète comme une mise en garde que je suis épiée. Le froid envahit le couloir où je suis. Un rire d'enfant léger tinte dans l'air. Je prends peur pour de bon.
Je sors de l'appartement en courant, sans manteau, je dévale l'escalier de mon immeuble actuel où j'habite. Je croise un homme noir qui constate que je suis paniquée. Son regard me calme beaucoup et il me dit d'aller voir une femme, qui pourrait régler mon problème.
La scène change et cette femme et moi sommes de retour dans l'appartement froid. C'est une belle femme noire, les cheveux tressés et le visage avec quelques tâches de rousseur. Elle sort un jeu de cartes à jouer bien normal, qui semble être une sorte de tarot pour elle. Nous sommes devant le garde-robe.
Elle me pointe la carte 10 de coeur et me dit que c'est un bon présage. Je tiens à préciser que le 10 de coeur est la carte que j'associe à mon "ami" actuel. Plusieurs filles voient leurs petits amis comme des valets de coeur, mais moi, il reste au stade 10 de coeur, car notre relation est trop ambigüe et compliquée pour que je le considère comme mon vrai copain. Fin de la parenthèse.
Elle me raconte ensuite qu'elle voit, derrière moi, deux petites filles dans le garde-robe qui chuchotent. Selon elle, ces petites revenantes habiteraient chez moi et aimeraient bien me tourmenter, sans toutefois me faire du mal. La femme noire me conseille de les laisser faire, d'apprendre à vivre avec elles.
Elle me met cependant en garde que ces petites ont vécu une mort brusque. Elles auraient été défigurées par une bête qui rôdait dans un champ de blé, à l'orée d'un bois voisin, dans les années 30. Et là, pour la première fois, je me mets aussi à les voir. Leurs traits sur leurs visages sont inexistants, seules de grandes marques sanguinolentes sont visibles.
Un dernier rire d'enfant résonne, un frisson glacial me traverse et je me réveille, paniquée.
Et je vois sur mes stores de chambre les mêmes marques vives. Ma panique s'accentue, j'essaye de crier à l'aide, rien ne sort ! Sans le savoir, j'étais dans un demi-sommeil encore. Une fois réveillée pour de bon, ma frayeur était telle que je me sentais aussi vulnérable que dans mon enfance...
Étrange, étrange. J'attends vos analyses !