Forum d'aide psychologique en ligne - Psychologie en ligne - Psy en ligne !
Bienvenue sur Votre-psychologie.com;
Nous informons les nouveaux utilisateurs de ce forum qu'en postant ici vous vous engagez à assumer vos propos. Vous êtes donc responsables de la modération de vos propos et de la protection de votre anonymat, et ce, dès votre présentation.
Nous demandons aux mineurs de lire attentivement les règles qui leur sont spécifiques ainsi que les mises en garde (voir Catégorie "Réglement" - Rubrique "Règles concernant les mineurs de -16 ans" et ensuite de se présenter dans la rubrique "Présentations"
Messages: 14 Date d'inscription: 14/03/2009 Age: 30 Localisation: Grenoble
Sujet: Aidez moi j''en peux plus Mar 12 Mai 2009 - 22:21
Voilà. Je vais tenter de résumer tout ce qu'il m'est arrivé, j'espère que je me suis bien mise dans la bonne rubrique.
PREMIER EPISODE
LE FINANCEMENT D'UNE FORMATION
J'ai réussi à avoir le RMI en septembre 2006, date de mes 25 ans. Comme je n'ai que le Bac L j'ai demandé dans mon contrat d'insertion le financement d'une formation pour pouvoir trouver un travail. Le financement obtenu j'ai pu passer l'AFPS (Premiers Secours) puis le SSIAP1 (agent de sécurité incendie) en juin et novembre 2007.
J'ai obtenu l'AFPS puis j'ai eu mon premier contrat en sécurité en août 2007. Après l'agence de sécurité m'a fait un deuxième CDD sur le Palais de Justice de ma ville, le lieu où je tenais à travailler. Au début ils m'avaient promis un CDI mais je n'ai eu qu'un CDD pour le mois de septembre à octobre. J'ai fini par démissionner en claquant un peu la porte car les conditions de travail ne collaient pas du tout. Le jour de ma démission un chef d'équipe (collègue) et un autre agent ont tout fait pour me casser dans mon travail, par exemple en me demandant de ne plus annoncer par talkie les ouvertures de salles d'audience (chose qui est obligatoire d'après les consignes écrites). Bref, à bout je suis partie, j'ai ramené ma tenue lavée et propre à l'agence le lendemain puis j'ai écrit ma lettre de démission en recommandé pour dire à l'agence les choses qui n'allaient pas. Je voulais être sûre qu'on ne puisse pas dire des choses dans mon dos quant à mon départ, c'est pour ça que j'ai fait le recommandé.
LA FORMATION
La formation devait se dérouler à l'Ecole de Commerce. La présentation s'est bien passée j'ai simplement eu une mauvaise surprise : apparemment l'examen pratique devait se dérouler sur le site où j'avais travaillé, le Palais de Justice, avec seulement deux membres dans le jury, le Responsable du site que je connaissais donc et qui avait été chef de service pendant cinq ans pour l'agence avant d'être directement embauché par le Palais et un Capitaine pompier du SDIS. Quand je m'en suis rendue compte je l'ai signalé au responsables de la formation qui m'ont dit qu'il ne fallait pas que je m'inquiète, qu'il resterait impartial. Je leur ai expliqué que ce n'était pas normal, que je ne le sentait pas et eux ils m'ont maladroitement rassurée. Je me suis donc dit que le mieux était que je joue le jeu, que je donne le meilleur de moi comme n'importe quel autre candidat. Autre problème que j'ai constaté comme tous les autres élèves (des redoublants inclus), nous avions beaucoup trop de formateurs différents, neuf en tout, et le support de cours, un classeur était inadéquat et plein d'erreurs. On a même été jusqu'à nous apprendre qu'il n'y avait que 4 classes de feux, deux ans après la création de la classe F dont ils ont carrément nié l'existence (un élève a posé la question). En bref, j'ai réagi en retravaillant tout mon cours sur ordinateur, après m'être acheté plusieurs ouvrages (France Sélection, Code Vagnon, un livre offert par un autre agent...le Règlement de Sécurité Incendie, etc). Lorsque ce cours que j'avais fait a été entièrement rédigé je l'ai mis en ligne sur un site pour aider les autres élèves, qu'ils ne tombent pas dans le même piège que moi en n'ayant pas les bonnes informations. Résultat : j'ai eu 17/20 à l'écrit.
L'EPREUVE PRATIQUE (UNE RONDE AVEC ANOMALIES)
Premier morceau de couloir ( dégagement accessoire ) RAS. En débouchant sur le long dégagement principal je commence à noter une première anomalie, à savoir la non -visibilité de la plaquette murale signalant le premier extincteur. Je le signale au PC. Le Capitaine me dit alors "mais non c'est normal, elle est là derrière l'extincteur (cachée, je précise)". Je commençais à me rendre compte qu'ils avaient décidé de me casser en remarquant que tous les extincteurs avaient la même configuration. Les deux solutions qui s'offraient à moi : - descendre tous les extincteurs de leur support si je voulais vérifier leur position (le jury m'aurait cassée pour la perte de temps causée) - continuer à mal faire la ronde en ne vérifiant pas la position adéquate de chaque extincteur Je signale ensuite un bloc BAES dont le boîtier est percé (chose qui n'était certainement pas placée comme anomalie de ronde), je dégage deux cartons du dégagement. Jusqu'au bout du couloir où je signale le déplombage d'un extincteur, et le dépose au sol sur ordre du PC. Le Capitaine cherchant toujours à me contredire sur l'histoire des plaquettes et M. G* cherchant à tout prix à se tenir en arrière pour que j'oublie sa présence non réglementaire lors de mon examen pratique. A ce tournant de couloir je passe donc une porte de recoupement (ma concentration étant déjà largement altérée par les événements passés avec CBS que je ne réexpliquerai pas) je rate un morceau de carton sous la porte pendant la diatribe du Capitaine, m'évertuant à poser cet extincteur sur le sol sur ordre du PC, et le Capitaine s'acharnant à ce que je ne le fasse pas pour détourner mon attention. Ce dernier bout de couloir je signale donc deux néons éteints (éclairage d'ambiance ?) que le Capitaine s'empresse de rallumer, je rectifie donc mon message au PC tout en vérifiant également le dernier extincteur que je connais le S107 pour montrer exemple au Capitaine de l'inexactitude de son propos. Malheureusement ils ont réellement caché toutes les plaquettes murales, irrégularité flagrante des membres du jury. Le S107 était placé à ma droite, la porte d'accès au parking droit devant moi ouverte et je rate le fil électrique qu'ils ont placé largement au-dessus de la porte à gauche (3 mètres de haut au moins, donc pas à hauteur d'homme et d'après M. S*, professionnel en sécurité, par forcément éliminatoire). Suite à cela j'ai simplement signalé le boîtier vert PORTE DEVERROUILLEE de la porte parking et opéré de manière adéquate pour le sinistre qui m'était annoncé : une détection incendie. Fumée...je demande intervention des pompiers par talkie-walkie, je prends un extincteur, écharpe au visage, je tâte les deux portes du sas une à une et je cale la deuxième, celle du local enfumé, en déposant mon talkie-walkie à l'abri avant d'entrer dans le SAS pour préserver mon moyen de communication. J'ai parlé à la victime, je l'ai dégagée d'urgence (inconsciente), je suis partie refermer les deux portes où j'ai constaté à mon retour que le talkie-walkie avait été déplacé puisque j'ai du le réclamer. Cela était du fait du Capitaine pompier et j'ai la confirmation par une personne de métier qu'il s'agit d'un acte irrégulier puisque les membres du jury n'ont pas le droit d'intervenir, seulement celui d'observer. Suite à quoi j'ai demandé le SAMU et du renfort par talkie-walkie, les examinateurs m'ont arrêtée à la fin de la PLS pendant que je parlais encore à la victime.
PARALLELEMENT
Parallèlement lorsque j'ai démissionné du site du Palais de Justice je suis tombée amoureuse d'un de mes collègues F. Si j'avais obtenu les épreuves de formation du premier coup j'aurais pu aller lui parler pour lui dire mon attachement tout simplement. Mais avec l'échec à la formation je me sentais en "disgrâce" quelque part. Du coup j'ai craqué et je lui ai envoyé un premier bouquet de fleurs mais anonymement car je n'osais pas autrement. Je voulais pouvoir lui dire que je tenais à lui mais je n'osais pas vraiment le faire alors ces fleurs offertes de manière anonyme juste avant les fêtes de fin d'année c'était pour moi une manière de l'exprimer. Il n'y a pas de mal à tomber amoureuse. Et c'est dans ma nature d'être moi-même dans ces cas-là. Après un premier bouquet j'ai regretté de ne pas m'être plus exprimée sur la carte d'accompagnement du bouquet. Donc j'ai envoyé un deuxième bouquet de fleurs anonymes toujours mais cette fois en mettant un petit mot gentil sur la carte. Puis la St Valentin approchant j'ai craqué et j'ai voulu pouvoir voir F et lui parler face à face. Alors pour ça j'ai envoyé cette fois un bouquet (toujours anonyme car je n'osais pas) mais avec une invitation à dîner. Je suis allée au RV bien sûr mais F n'y est jamais venu. C'est son choix. A une occasion sans le vouloir j'ai trahi mon identité. Du coup il m'a appelée pour très en colère, j'ai pleuré. Depuis je lui ai écrit une première lettre pour m'excuser si je lui avais fait du mal de quelque manière que ce soit. Puis je lui ai bien sûr dit que si jamais le fait que je lui écrive le contrariait il pouvait me le dire. Il ne m'a rien dit. Donc j'ai commencé à lui écrire, de temps en temps. Hors les choses ne s'arrangeaient pas pour moi, me laissant sombrer dans une dépression. L'Ecole de Commerce refusait de remettre le verdict en question et ne voulait pas plus que je puisse repasser l'épreuve sur un lieu neutre avec un jury neutre. J'ai écrit beaucoup de courriers, à l'Ecole de Commerce, au Tribunal Admnistratif, au Conseil Général (financeur de ma formation)…
guerrierlumiere
Messages: 14 Date d'inscription: 14/03/2009 Age: 30 Localisation: Grenoble
Sujet: Re: Aidez moi j'en peux plus Mar 12 Mai 2009 - 22:22
DEUXIEME EPISODE
LES DEUX TS
Puis un jour par désespoir, fin mars 2008, j'ai tenté de mettre fin à mes jours chez F par pendaison, on m'a récupérée, j'ai été hospitalisée en HO pendant un mois, je suis sortie, le 7 mai avec un traitement trop lourd (Rivotril, Solian, Lepticur) qui me faisait marcher complètement de travers dans la rue. Du coup quand jugement a été rendu qui arrêtait mon HO comme je n'avais plus aucun compte à rendre à l'hôpital j'ai arrêté ce traitement sans sevrage. Le problème a été que l'arrêt a été trop lourd et trop brutal. Hors le CMP qui devait me suivre en sortie d'HO refusait de me sevrer (discussion infirmière). Donc un jour en complète détresse je suis allée aux urgences de l'hôpital Michallon dans l'espoir de tomber enfin sur une personne compétente pour m'épauler à ce sevrage que je souhaitais. Le problème existant étant une dictature de la prise de médicaments psychiatriques on m'a fait me retourner vers le CMP en question en lequel je ne pouvais avoir aucune confiance. Le résultat a été qu'après avoir brièvement vu mon médecin traitant (même démarche de demande d'aide) il m'a répondu qu'il fallait qu'il étudie la question précisément pour me répondre avec précision. Malheureusement je me sentais tellement en situation d'urgence et avec toujours l'absence de réponse tant au niveau de l'épreuve où j'ai été discriminée, tant absence de réponse communicative même amicale de la part de F, j'ai fini par prendre une plaquette entière de Rivotril un soir. Je me suis donc retrouvée après une soirée trou noir, couchée dans mon lit. Puis à la mi-juin 2008, deuxième prise d'une plaquette complète de Solian assise dans l'allée de F qui n'a pas eu d'effet tout de suite. Je mourrai de soif à cause de l'amertume et ai donc quitté l'allée pour boire un coca dans un café de son village. Où j'ai fini par discuter avec un gars et passer la nuit en discothèque. En fin de discothèque les conséquences physiques ont démarré avec des contractions de mâchoires qui ont conduit ce gars à appeler les secours le lendemain matin à mon réveil chez lui.
APRES MA SORTIE
Le risperdal avait commencé en fin de ma 2ème HP à me rendre complètement molle. Je ne vois pas comment expliquer autrement. Malgré tout je craignais de révéler cela par crainte qu'on en conclue un nouveau mal-être et qu'on ne me laisse pas sortir car ma sortie devenait enfin prévisible. Une fois sortie j'ai donc du un jour appeler ma meilleure amie L pour lui dire dans quel état je me trouvais. Techniquement mes doigts n'arrivaient même plus à rouler une cigarette correctement. Cette amie a donc eu le réflexe salvateur en téléphonant à SOS Médecin. Un médecin s'est déplacé en urgence et a très vite compris qu'on ne m'avait pas prescrit assez de correcteur pour atténuer les effets. Il m'a immédiatement fait une piqure d'un autre correcteur pour l'urgence puis a modifié mon ordonnance afin que je me procure du Lepticur supplémentaire.
Suite à quoi j'ai commencé par rencontrer la psychiatre du CMP dont je dépend, Mme C. Quelques premiers rendez-vous où comme d'habitude on se retrouve devant un thérapeute qui se contente d'écouter sans réelle réponse plausible. Qui continue de rédiger des ordonnances comme un médecin traitant va guérir un rhume avec des cachets. Et qui finalement lors d'un RV (septembre 2008) où la patiente est bien à l'heure fidèle à son habitude, va tout bonnement s'éterniser dans son bureau laissant la patiente attendre une bonne heure. Au stade de ce RV je souhaitais faire part à la psychiatre en question de ma volonté de me sevrer en douceur et avec son appui afin de retrouver une vie normale, l'effet de ces neuroleptiques une fois de plus étant ressenti largement néfaste à mener une réelle vie sociale et professionnelle. Psychiatre toujours absente je ne pouvais rien faire d'autre que de repartir étant donné qu'un autre patient avait encore RV avant moi avec lequel j'ai pu comprendre en discutant que je risquerai pas de voir la psychiatre de si tôt. J'ai donc fini par faire la démarche qui était réellement importante et essentielle pour moi à savoir déposer mon dossier de demande HLM afin de pouvoir remonter sur Lyon où je passais la semaine chez ma meilleure amie L.
J'ai en effet décidé au bout d'un temps de convalescence que le logement dans lequel je suis ne me correspond pas. S'agissant d'un studion de 14m2 en forme de couloir d'un mètre de large on le comprend vite. Encore faut il imaginer l'étroitesse du lieu et la présence de plus de 350 livres (une passion). J'ai donc fini par entreprendre une demande de résidence sociale avec mon assistante sociale, en parallèle à la demande HLM. Un autre rendez-vous avec Mme C qui devait avoir lieu en novembre 2008 a été décalé au mois de janvier 2009. Deuxième fois où je ne pouvais pas non plus lui confier mon besoin de sevrage.
LA REUSSITE ENFIN OU PRESQUE
J'ai donc fini par me sevrer seule du traitement sur les conseils d'un ami, ami qui me disait qu'il fallait que je le fasse par palier au lieu de le faire tout d'un coup. Et effectivement j'ai réussi, de septembre à décembre 2008 à me sevrer de ce traitement. C'est en me sevrant que j'ai réussi à faire ces démarches pour mon logement, à publier mon recueil de poèmes (un rêve de jeunesse) et à repasser grace au SDIS l'épreuve pour laquelle j'avais été discriminée. Ils m'ont organisé le repassage sur un lieu neutre avec un jury neutre également et j'y ai réussi. En octobre 2008 j'ai pu enfin obtenir mon diplôme pour être agent de sécurité incendie. Je réussissais enfin ce que j'attendais depuis tout ce temps, de me construire ma petite vie tranquille et de m'épanouir en réalisant en plus un rêve de jeunesse. Mais au lieu de tout ça j'allais vite déchanter. Pendant que j'étais tranquillement chez moi sur mon ordinateur des infirmiers sont venus frapper à ma porte : Mme C voyant que je ne venais plus au CMP (janvier 2009) avait fait une demande d'hôspitalisation d'urgence. J'ai été conduite immédiatement au service où j'avais connu le premier psychiatre, monsieur B, là même où j'avais fait mon HO en avril 2008. Le diagnostic : je fais soit-disant du délire psychotique, du délire paranoïaque, du délire érotomane, de la schizophrénie, des troubles de l'identité et de la désorganisation de la pensée. J'avais beau leur montrer que j'allais mieux, et même beaucoup mieux, rien à faire. C'est ma parole contre la leur. Naturellement je décide donc de faire ce que j'aurais du faire avant, j'écris au Juge des Libertés pour demander la levée de l'HDT. Je finis par sortir de l'hôpital en sortie d'essai, le Juge me convoque et me dit qu'il a décidé de mandater un expert psychiatre. Comme il avait déjà levé l'HO il ne veut pas prendre de risque. Je le comprends, je vois l'expert puis j'attends pendant un mois que le verdict tombe. Là, au bout d'un mois, je viens juste d'avoir le verdict qui est négatif : pas de levée d'HDT.
ET VOILA
Voilà. Voilà pourquoi maintenant j'en suis encore à pleurer et à devoir faire appel de cette décision injuste, alors que tout allait beaucoup mieux pour moi. Alors que je suis simplement une jeune fille qui attend son logement pour pouvoir enfin travailler. J'ai entamé une psychothérapie avec le psychologue de l'hôpital, monsieur G, qui me soutient et me croit. Mon médecin traitant lui-même m'a diagnostiqué une hypotension avec ce traitement. Traitement de neuroleptiques trop lourd pour moi qui ne me permettra certes pas de travailler car le métier d'agent de sécurité demande beaucoup de vigilance. Et parallèlement j'ai commencé aussi à voir un autre psychiatre que celle du CMP, monsieur P. En espérant trouver en monsieur P au moins un psychiatre qui serait de mon côté, et qui accepterait de me suivre à la place de Mme C du CMP. Voilà pourquoi j'en suis à pleurer et à attendre que quelqu'un me soutienne enfin. Qu'on m'aide enfin à sortir de tout ça. Tout ce que je demande moi c'est d'avoir une petite vie tranquille entre le boulot, un logement où je pourrai enfin recevoir des amis de temps en temps, quelques sorties et avec le temps et un peu de chance trouver un homme qui m'aime vraiment. Si ce n'est pas F cela peut être un autre. Et pourquoi pas publier aussi d'autres livres par l'avenir.
Je suis désolée et j'espère ne pas avoir été trop longue pour tous ceux et celles qui auront réussi à suivre mon histoire. J'ai préféré être complète plutôt que de devoir ensuite raconter par petits bouts.
En tout cas merci d'avoir réussi à me lire jusqu'au bout.
Mimi
Messages: 1596 Date d'inscription: 28/07/2008 Age: 63 Localisation: P.Québec
Sujet: Re: Aidez moi j'en peux plus Mar 12 Mai 2009 - 23:15
Bonjour Laura,
Cela fait i an que tu vois ce nouveau psychiâtre Et comment le trouves-tu jusqu'ici ...
guerrierlumiere
Messages: 14 Date d'inscription: 14/03/2009 Age: 30 Localisation: Grenoble
Sujet: Re: Aidez moi j'en peux plus Mar 12 Mai 2009 - 23:55
Le nouveau psychiatre, monsieur P est très bien. En tout cas lui il m'écoute vraiment, c'est le sentiment que j'ai.
Mimi
Messages: 1596 Date d'inscription: 28/07/2008 Age: 63 Localisation: P.Québec
Sujet: Re: Aidez moi j'en peux plus Mer 13 Mai 2009 - 12:54
Tiens, ça change du discours qu'on entend habituellement Est-elle aussi psychothérapeute ou as-tu l'intention d'en consulter un en parralèle avec ton traitement
guerrierlumiere
Messages: 14 Date d'inscription: 14/03/2009 Age: 30 Localisation: Grenoble
Sujet: Re: Aidez moi j'en peux plus Mer 13 Mai 2009 - 17:20
Je ne comprends pas ce que tu veux dire.
Pour résumer je suis obligée de voir une femme psychiatre, Mme C, au CMP. C'est celle que je n'aime pas et en qui je n'ai absolument pas confiance et c'est aussi au CMP que je suis obligée de suivre le traitement. Et parallèlement je vois ce nouveau psychiatre Monsieur P qui lui m'écoute. Je vois également un psychologue, le psychologue de l'hôpital, Monsieur G. Les deux en qui j'ai confiance c'est Monsieur G et Monsieur P. Voilà.
Mimi
Messages: 1596 Date d'inscription: 28/07/2008 Age: 63 Localisation: P.Québec
Sujet: Re: Aidez moi j'en peux plus Jeu 14 Mai 2009 - 13:51
D'accord, c,est ce que je te demandais car je vous voulais m,assurer que tu avais un bon suivi vu que tu n'est pas trop en confiance avec la psychiâtre. C'est nornmal d,ailleurs car leur rôle n,est pas trop d'écouter mais plutôt de trouver le problème et de médicamenter si nécessaire. elle a aussi pour rôle de diriger les patients vers la personne ressource appropriée...
guerrierlumiere
Messages: 14 Date d'inscription: 14/03/2009 Age: 30 Localisation: Grenoble
Sujet: Re: Aidez moi j'en peux plus Mer 27 Mai 2009 - 20:23
Est-ce que quelqu'un peut m'aider ? Ce traitement me rend vraiment trop mal et je n'en peux plus. Ce dont j'ai vraiment besoin c'est qu'on m'arrête ce traitement car il me fait vraiment du mal.
Avec ce traitement je dors toute la journée et je ne vis que le soir et la nuit sauf quand j'ai un RV en journée. J'ai beaucoup de mal à faire les choses car le traitement me fait planer complet, du genre faire la cuisine me prend pas mal d'efforts, ou même tout simplement me concentrer sur ce que je fais. Et souvent quand je fais le moindre effort, comme monter un escalier, marcher ou même tout simplement me mettre debout quand je suis assise...eh bien j'ai la vue qui se voile. Mon médecin traitant m'a dit que c'était de l'hypotension. Il a même vu que mon pouls battait trop vite, je fais donc aussi de la tachycardie.
En gros j'en peux vraiment plus, je vous en prie pouvez-vous m'aider à sortir de tout ça j'en ai vraiment besoin et à part faire appel je ne sais vraiment plus quoi faire. Je vous en pris aidez-moi s'il vous plaît.
Votre admin Admin
Messages: 1814 Date d'inscription: 10/04/2008
Sujet: Re: Aidez moi j'en peux plus Jeu 28 Mai 2009 - 17:54
Si je comprends bien, tout le monde pense que le mieux pour toi c'est de continuer à prendre tes médicaments même si tu ne souhaites pas continuer des les prendre? Pourquoi ne pas arrêter ton traitement seule?
Messages: 14 Date d'inscription: 14/03/2009 Age: 30 Localisation: Grenoble
Sujet: Re: Aidez moi j'en peux plus Jeu 28 Mai 2009 - 21:26
Je ne peux pas arrêter mon traitement seule car c'est le neuroleptique qui me pose problème et on me l'injecte en piqure justement. C'est pour ça que je me sens coincée sinon bien sûr que j'aurais arrêté le traitement.
Votre admin Admin
Messages: 1814 Date d'inscription: 10/04/2008
Sujet: Re: Aidez moi j'en peux plus Ven 29 Mai 2009 - 9:17
Aurais tu la possibilité de consulter un autre mèdecin: qu'il soit psychiatre ou généraliste?
Messages: 14 Date d'inscription: 14/03/2009 Age: 30 Localisation: Grenoble
Sujet: Re: Aidez moi j'en peux plus Ven 29 Mai 2009 - 21:27
Oui j'ai effectivement déjà vu mon médecin généraliste, qui m'a diagnostiqué de l'hypotension, de la tachycardie et de l'asthénie mais rien à faire on me garde toujours sous neuroleptique alors que je vis beaucoup mieux sans médicament. Je le sais parce que j'avais réussi comme je le disais mon sevrage, et c'est durant ce sevrage que j'ai pu repasser l'épreuve où j'ai été discriminée, où j'ai pu publier mon livre et où j'ai pu entamer ma démarche de recherche de logement. Le problème c'est qu'on ne me croit pas quand je dis que je vais mieux, et que je ne veux pas faire de TS.
Votre admin Admin
Messages: 1814 Date d'inscription: 10/04/2008
Sujet: Re: Aidez moi j'en peux plus Ven 5 Juin 2009 - 13:29
Est-ce que quelqu'un de ton entourage pourrait, en quelque sorte, se porter garant pour toi, afin de convaincre les praticiens qui s'occupent de ton cas de t'aider à arrêter ton traitement? Ton mèdecin généraliste ne peut pas t'aider à les convaincre que tu n'as plus besoin d'aide médicamenteuse?
Messages: 14 Date d'inscription: 14/03/2009 Age: 30 Localisation: Grenoble
Sujet: Re: Aidez moi j'en peux plus Ven 5 Juin 2009 - 15:45
Mon médecin généraliste a fait un certificat médical en témoignage comme quoi le traitement ne me va pas du tout et la psychiatre du cmp m'a baissé mon traitement en me changeant de neuroleptique mais toujours en piqure. Malheureusement là aussi le traitement est trop lourd pour moi et j'en souffre aussi en faisant des passages d'hypotension. En fait le plus difficile c'est que j'aurais aimé avoir un psychiatre qui se porte témoin comme quoi je vais bien et que je n'ai pas besoin de ce traitement. Mais le problème c'est que les psychiatres entre eux font confiance au diagnostic qui a été posé. Ils ne veulent pas le remettre en question et c'est bien ça mon problème justement.
guerrierlumiere
Messages: 14 Date d'inscription: 14/03/2009 Age: 30 Localisation: Grenoble
Sujet: Re: Aidez moi j'en peux plus Mer 8 Juil 2009 - 21:13
Pour la suite de l'histoire, ce qui se passe en ce moment...
Comme je l'ai dit je fais donc appel pour qu'on me lève l'HDT et du coup fin juin j'ai reçu l'acceptation de l'aide juridictionnelle. Par contre comme le secteur judiciaire est en complète inactivité les mois de juillet-août je dois attendre le mois de septembre pour avoir rendez-vous avec mon avoué (quand on fait appel d'une décision il faut un avoué).
En attendant je suis toujours obligée d'attendre, encore et toujours et je n'en peux plus de devoir encore attendre. Je sais....on dit..."Il faut du temps" mais le temps j'en peux plus. Si seulement en attendant pour ma démarche en justice, si seulement en attendant j'avais ce logement que je cherche. J'ai fait une demande HLM et une demande en résidence sociale en septembre 2008 donc ça fait bientôt un an et le problème c'est qu'en attendant je me sens juste comme un poids mort. Mon assistante sociale vient maintenant de faire partir une demande pour que je sois dans un appartement en pension de famille (qui me correspond mieux niveau superficie que les résidences sociales). Et elle me dit que de toute façon comme elle dit je ne peux rien faire d'autre qu'attendre car la démarche doit se faire par l'intermédiaire d'un travailleur social.
Je me suis déjà longuement battue dans ma vie, en travaillant pendant 5 ans en bars à champagne, et pareil en faisant les vendanges durant 5 ans aussi, car je n'avais droit à aucune aide, n'ayant pas mes 25 ans. Dès mes 25 ans j'ai fait la demande RMI et j'ai pu construire mon projet professionnel (formation que j'ai pu faire financer par le Conseil Général dans le cadre de mon contrat d'insertion). C'est pour tout ça que je n'en peux plus d'attendre, encore et toujours. J'ai juste besoin d'un miracle ou d'un coup de chance car je n'en peux réellement plus de voir les jours passer et moi qui tiens tout juste avec mon petit RMI dans ce logement où je suis obligée de crapahuter pour bouger (14m2 en forme de couloir d'un mètre de large).
Bien sûr je ne pense plus à faire des TS, c'est sûr, mais en attendant l'attente pour tout ça me pèse trop, c'est pour ça que ce mardi 07 juillet j'ai écrit un courrier en recommandé au Maire de ma ville pour lui dire à quel point ce logement était important pour moi. Je lui ai expliqué comment je me suis battue pour avoir enfin une petite ville tranquille à moi, lui disant par exemple que je suis bénévole pour une association de correspondance avec les détenus, que j'avais réussi à publier un livre (mon recueil de poèmes), lui disant aussi que j'avais réussi à créer un site internet en refaisant tout le cours théorique de ma formation pour aider de futurs élèves...
J'ai vraiment besoin d'un miracle ou d'un coup de chance car avec ce traitement (et même si la psychiatre l'a baissé) je me retrouve sans énergie, je dors plus que la normale. Et la seule chose que je fais à part mes démarches c'est d'aller dans une association où je peux discuter avec des gens, le GEM. Mais rien ne change pour autant, je suis condamnée à attendre ces deux petites choses dont j'aurais réellement besoin : la levée de mon HDT et l'obtention d'un logement où je me sentirai plus la place pour vivre.
Ce sont ces deux petites choses dont j'aurai besoin pour pouvoir enfin vivre ma petite vie tranquille, enfin. Juste ça. C'est tout ce que je demande, rien d'autre. Le boulot je trouverai facilement quand j'aurai tout ça. Dans le métier où je veux exercer la formation est obligatoire depuis le 1er janvier 2008 donc il n'y a pas encore beaucoup d'agent de sécurité qui sont formés ce qui me donne un réel avantage, en plus du mérite d'avoir fait mon site internet sur tout le cours théorique de cette formation.
Pardon d'être longue, mais il y a des moments où j'aimerai que les choses avancent un peu plus vite et puis du coup l'attente me devient trop lourde à porter. Surtout étant moi-même bénévole, c'est d'autant plus difficile.