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| Auteur | Message |
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puce-solitaire

Messages: 450 Date d'inscription: 16/02/2009
 | Sujet: Re: Hopital Ven 19 Juin 2009 - 13:56 | |
| (Au Québec, nous sommes toujours Go-on-va-te-réintégrer-dans-la-société... Que ce soient pour les malades mentaux ou les prisonniers, d'ailleurs. Ma-lice vient de Suisse, Martincircus.) |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Hopital Ven 19 Juin 2009 - 14:59 | |
| bonjour puce,
Mince, j'ai confondu. Oh la honte, je vous ai confondu elle et toi, pourtant j'étais persuadée que ma lice était québéquoise. Bon, de toute façon, ça ne change pas grand chose à mon post puisque je ne sais pas non plus comment fonctionne les hopitaux psys en suisse !
mille excuses ma lice.
amicalement |
|  | | ma-lice

Messages: 660 Date d'inscription: 06/05/2009
 | Sujet: Re: Hopital Ven 19 Juin 2009 - 18:05 | |
| Merci martin circus, oui décidément je n'ai pas vraiment eu de chance avec les spécialistes que j'ai croisé, je suis cependant heureuse qu'ils aient respecté notre contrat et que j'aie pu sortir en temps voulu! J'aimerai être suivie par une psychologue, mais ma situation ne me le permet pas malheureusement. Les psychiatres que je vois sont remboursés à 100% par l'assurance, et une psychologue me mettrait sur la paille... c'est très terre à terre, mais c'est ainsi. J'ai vu mon autre psychiatre aujourd'hui qui a dit qu'il était content que j'aie pu sortir dans les temps et qu'il s'était battu pour cela, et ça m'a rassurée de voir que je n'étais pas la seule à trouver cette situation injuste... Je pense qu'on a juste mis un temps fou à avoir une alliance psychiatrique entre mes différents psys et moi-même. Maintenant que je leur fait confiance, que je crois un peu plus en leur capacité à me sortir de ce trou sans fin, je pense que les rendez-vous seront enfin utiles. Et je m'excuse pour tous les posts où je les ai critiqués, ils ont été durs, ils m'ont parfois poussés à bout, mais ils tiennent leur parole au moins, et c'est une grande qualité. J'espère ne plus jamais être hospitalisée, pouvoir continuer à consulter avec ces mêmes psys, et j'espère aussi me sortir de ce bourbier... de ces flashs et du reste. Et pour la première fois, j'y crois, et je crois en euux et en l'aide qu'ils m'apporteront pour me soutenir dans ce long chemin! |
|  | | Claireau

Messages: 695 Date d'inscription: 30/05/2009 Age: 54
 | Sujet: Re: Hopital Ven 19 Juin 2009 - 18:27 | |
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|  | | Claireau

Messages: 695 Date d'inscription: 30/05/2009 Age: 54
 | Sujet: Re: Hopital Ven 19 Juin 2009 - 18:28 | |
| et si ça déplait à quelqu'un :  |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Hopital Ven 19 Juin 2009 - 18:32 | |
| Ouaaaa ! Un combinaison gagnante ! Happy happy happy !
Claireau, pourquoi tu te dis toujours grand mère ? C'est sympa les grand mères !
Je peux te surnommé Grand'mère ?? |
|  | | Claireau

Messages: 695 Date d'inscription: 30/05/2009 Age: 54
 | Sujet: Re: Hopital Ven 19 Juin 2009 - 18:42 | |
| Je me dis Grand-mère parce que je suis grand-mère, pardi ! (voir mon post...) Et que ça me fait rigoler de me retrouver grand-mère ! Et que j'aime bien vous rappeler, à vous les jeunes, que j'ai l'âge de la "sagesse" (puisqu'en conversation virtuelle ça ne se voit pas). Mais je ne veux pas qu'on m'appelle Grandmère, car je ne suis pas que ça, et puis que je ne suis la grand-mère que de mes petits-enfants, qui d'ailleurs m'appellent autrement (par un petit mot doux que je garde secret...) |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Hopital Ven 19 Juin 2009 - 18:50 | |
| Mais je ne veux pas qu'on m'appelle Grandmère, car je ne suis pas que ça, et puis que je ne suis la grand-mère que de mes petits-enfants, qui d'ailleurs m'appellent autrement (par un petit mot doux que je garde secret...) Dommage Mais je crois savoir ce qu'est le petit mot ^^ PPT : "Bien sur qu'il y a des gens qui meurent dans les hôpitaux psychiatriques, certains y meurent de vieillesse après une vie passée dans les hôpitaux spécialisés, d'autres se suicident,... ce qui est certain c'est qu'aucun d'eux ne vit vieux et c'est bien le but des psychiatres, qu'ils soient un poids pour la société le moins longtemps possible!" Et y a pas d'association contre ça ? C'est inhumain ! C'est une prison pour les séparer du reste de la société ou quoi ? |
|  | | Claireau

Messages: 695 Date d'inscription: 30/05/2009 Age: 54
 | Sujet: Re: Hopital Ven 19 Juin 2009 - 19:05 | |
| Ah bon, tu crois connaître ce petit mot ?  |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Hopital Ven 19 Juin 2009 - 19:12 | |
| Non plus maintenant J'aurai dis "mamie" mais c'est trop simple. Ce doit un être truc plus complexe voir secret dans la famille non ?  |
|  | | ma-lice

Messages: 660 Date d'inscription: 06/05/2009
 | Sujet: Re: Hopital Ven 19 Juin 2009 - 20:48 | |
| Il y en a qui sont en chambre d'isolement enfermés 22h/24  c'est vraiment "fou"... |
|  | | Claireau

Messages: 695 Date d'inscription: 30/05/2009 Age: 54
 | Sujet: Re: Hopital Ven 19 Juin 2009 - 21:51 | |
| dans ce beau pays riche qui est la Suisse.... Dans un pays occidental, soi-disant "civilisé' . |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Hopital Sam 20 Juin 2009 - 13:16 | |
| Tu parles de chambre d'isolement: j'ai malheureusement connu cette horreur et cela représente dans mon histoire un traumatisme de plus. Voici la lettre que j'ai adressée au psychiatre de service le jour de mon entrée à l'hôpital, en urgence. J'ai envoyé un double au directeur de l'hôpital et un autre au conseil de l'ordre. Je n'ai eu aucune réponse de personne, ce qui montre l'intérêt que l'on porte aux réclamations des patients.
Le 8 juillet 2008
Madame,
Lorsque je vous ai vu le 24 juin dernier, devant l'entrée du bâtiment des consultations de l'hôpital, une bouffée d'angoisse m'a immédiatement saisie au souvenir de la façon dont vous m'avez traitée lors de ma dernière hospitalisation dans votre service.
J'étais arrivée en pleine crise de souffrance et souhaitais mettre fin à mes jours, comme on peut le vouloir lorsqu'on ressent une détresse extrême. Quelles que soient les raisons que j'avais, le fait est que je me trouvais dans cet état critique. Loin de tenter avant tout d'apaiser ma souffrance, vous m'avez questionné sans relâche au sujet des raisons de la préparation de mon acte. En effet, j'avais caché dans mes affaires des médicaments et un scalpel pour réaliser mon "projet". C'était stupide, dangereux et je suis consciente maintenant de mon inconscience d'alors. Mais une personne en crise ne peut-elle pas être amenée à faire des actes inconsidérés ? La dépression sévère n'est-elle pas connue pour impliquer un fort risque suicidaire ? Mon attitude était-elle vraiment si différente des autres que vous ne pouviez accepter mon état ? C'est à se le demander puisque vous n'avez cherché ni à me calmer, ni à me rassurer, ni à parler, même si j'avais tendance à me retrancher dans un mutisme protecteur bien compréhensible. Au lieu de cela, vous m'avez accusée, culpabilisée, bousculée et pour finir menacée. Vous et l'infirmier qui vous accompagnait et qui semblait plutôt "mener la danse", m'avez semblé très en colère. J'ai ressenti que vous aviez peur rétrospectivement, des conséquences pour vous, si j'avais commis l'irréparable, étant sous votre responsabilité. J'admets tout à fait que mon attitude était répréhensible, mais une fois encore, je n'étais pas dans mon état normal et votre souci, me semble-t-il, aurait dû être de me faire prendre conscience des choses plutôt que de m'accuser. Vous m'avez accusé: je cite: "d'en vouloir à tous les médecins", comme si mon projet était dirigé contre vous, alors que vous devriez bien connaître la bulle dans laquelle s'enferme un dépressif et le fait qu'il retourne tout contre lui-même. Je ne m'explique donc pas que vous ayez pu croire une seule seconde que j'envisageais de mourir rien que pour vous contrarier, vous et le corps médical dans son entier ! Vous n'avez cessé de m'adresser des mots de reproche et de menace et j'ai décodé la colère dans votre regard. On aurait pu se croire dans un interrogatoire policier. Oui ! Je l'ai vraiment vécu ainsi. Pas un mot de prise en compte de ma souffrance, pas une once d'empathie, il était selon moi plus humain et plus professionnel d'essayer de me rassurer, et parler, en deuxième intention de ce que j'avais mis dans ma valise. Au contraire, tout dans votre attitude semblait dire: "vous avez voulu nous mettre en difficultés, et bien, vous allez voir de quel bois on se chauffe ! PYJAMA !" La sentence était tombée ! On m'a emmenée dans une chambre d'isolement. On m'a laissé avec une infirmière qui semblait désolée. On m'a déshabillée et on m'a mis le PYJAMA de l'hôpital! On m'a retiré TOUS mes effets personnels, jusqu'à mon alliance. On a refusé que je puisse appeler mon mari. La chambre était froide, vide, à part un lit scellé au sol. Un seau hygiénique était posé au sol, face au regard percé dans la porte fermée à triple tour. Je pleurais à chaudes larmes, j'étais secouée de soubresauts, j'implorais qu'on revienne sur la décision d'enfermement, je suppliais qu'on me laisse parler à mon mari par téléphone. Sur cette question, je vous en veux particulièrement. En face à face, je vous ai fais admettre que vous ne pouviez m'empêcher d'appeler mon mari, et lorsque l'infirmier est revenu, il a dit qu'il n'en était pas question, et vous avez baissé pavillon devant lui. J'ai hurlé, je vous ai regardé droit dans les yeux, j'en bégayais de stupeur, d'incompréhension, j'en appelais à votre état de psychiatre et de femme. Mais vous n'avez pas plié alors que vous m'aviez dit oui. C'était cruel ! Il aurait été préférable d'être cohérente : Ne rien promettre de ce que l’on ne pourra pas tenir et tenir sa parole. Vous êtes venue me visiter à deux reprises, comme l'exigent les recommandations en matière d'isolement. Chaque fois, les mêmes questions, les mêmes reproches et le même manque d'humanité. Vous vouliez, sans relâche, savoir pourquoi j'avais prévu de mettre fin à mes jours dans vos locaux. Devant cette question hallucinante compte tenu de mon état, le mutisme ne pouvait être que la seule réponse et cela aussi, vous m'en faisiez reproche.
Ce que vous ne saviez pas, c'est que mon histoire personnelle comprend un traumatisme analogue à celui que vous m'avez infligé et que ce que vous m'avez fait subir injustement a relancé instantanément une frayeur intense qui n'est toujours pas réglée. J'ai ainsi sombré dans un état de choc que personne n'est venu calmer.
Les recommandations en matière d'isolement prévoient qu'un entretien centré sur le vécu du patient en chambre d'isolement doit être réalisé à la fin du processus. Cet entretien n'a pas eu lieu. Il aurait pourtant été indispensable. Si les conditions de ma "libération"(c'est ainsi que je l'ai vécu) ne favorisaient pas cet entretien, il aurait pu m'être proposé par la suite car je suis vraiment sortie en état de choc.
Je terminerais en disant que je vous en veux profondément, que je pense ne pas avoir été traitée humainement ni soignée, ce qu'il me semble qu'on est en droit d'attendre dans un service psychiatrique. Je pense avoir été PUNIE plus que d'avoir été protégée. On parle pourtant (toujours dans les recommandations des "principes de base de l'isolement dans un but non punitif, en mettant l'accent sur le respect des droits des patients (pouvoir téléphoner à son mari par exemple) et leur sécurité." Mon état ne relevait pas de l'isolement. Mes "outils" confisqués, je n'étais pas suicidaire au point de tenter quelque chose par tous les moyens. Ceci n'a d'ailleurs même pas été vérifié. Mais il était plus simple de m'enfermer (surtout si le but était la punition) que d'essayer de m'écouter, que je me sente comprise, pour ainsi pouvoir m'aider et m'apporter les soins rendus nécessaires par mon état.
J'attends votre réponse à ce courrier avant de décider des suites à lui donner.
Pièce jointe: Le référentiel de recommandations de l'ANAES, cité dans le courrier. |
|  | | ma-lice

Messages: 660 Date d'inscription: 06/05/2009
 | Sujet: Re: Hopital Sam 20 Juin 2009 - 13:31 | |
| Le métier de psychiatres est parfois bien déshumanisé. Et c'est très triste, on garde ce gout amère de la psychiatrie au fond de nous alors qu'ils devraient être là pour nous aider. Heureusement qu'une des infirmières m'a soutenue et aidée dans mes démarches, je me suis sentie comprise et cela m'a permis d'avancer et de me battre pour faire respecter mes droits en tant qu'être humain. Il existe toujours des gens formidables pour nous sortir des pires situations, comme le disait Martincircus sur plusieurs de mes posts un poil agressifs (lol), il n'y a pas que des mauvais psychiatres, que des mauvaises infirmières, que des mauvais hôpitaux... mais il faut trouver la personne qui nous convient. Et parfois quand on se retrouve devant une institution aussi puissante que l'hôpital psychiatrique, on a les mains liées, et cela devient très dur de faire entendre ses droits. Je suis extrêmement touchée par ton histoire, je sais qu'il y a toujours deux points de vue, le sien et celui du psychiatre, et certains oublient qu'ils n'ont pas seulement affaire à des "fous", mais à des êtres humains. L'hospitalisation m'a donné un nouvel élan pour me battre contre cette injustice. Et je suis extrêmement reconnaissante à mon psychiatre des urgences, au directeur des urgences et à l'infirmière de l'hôpital psychiatrique qui se sont battus avec moi pour faire respecter mon droit fondamental à la liberté! (QUE J'AIME LA LIBERTÉ!!!) |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Hopital Sam 20 Juin 2009 - 16:27 | |
| merci ma lice. En effet, la psy va mal en france, j'en parle en connaissance de cause. J'ai vu des choses que je ne peux déplorer. Je ne peux pas tout raconter ici car là n'est pas le but mais certaines choses m'ont hérissé le poil et m'ont révolté. Heureusement que nous sommes là, l'équipe soignante, pour alerter parfois les psychiatres, sur l'état inquiétant de nos patients mais quand une psychiatre nous demande de faire quelque chose, même si on n'est pas d'accord (et cela arrive parfois) que pouvons nous faire ? nous sommes sous ses ordres, j'ai souvent dit à ma chef de service, que je n'étais pas d'accord avec ces méthodes de soigner (enfin si on peut parler de soigner) elle m'a écouté, mais cela n'a rien changé.
Si cela vous intéresse, je peux vous parler des enfermements dans les isolements dans le service que j'occupe, enfin si vous le souhaitez. Je ne souhaite en aucune façon être une donneuse de leçon ni même faire la morale à qui que ce soit, ce n'est pas le lieu pour ça.
Quant à ton agressivité ma lice, elle ne me choque nullement car moi même, je le suis encore parfois. Tout ce que j'ai à dire, c'est de ne pas faire l'almagame de tout.
ppt, c'est à toi que je m'adresse maintenant en espérant que tu lises ce post, tu as l'air de ne pas apprécier les psychiatres ou plutôt penser que ceux ci ne peuvent traiter que des troubles psychiatriques, des troubles organiques or je pensais que leur mission, aussi, étaient de soigner et d'aider tout patient entrant en service psy, y compris les dépressifs et les suicidaires ; penses tu qu'ils sont incapables de le faire ? si oui, pourquoi ? tu sais, ici, ta parole est très largement respectée et même considérée. Certains membres appliquent même à la lettre ce que tu dis. Tes mots ont un énorme poids sur les membres de ce forum, tout ça pour te dire que tu pourrais, peut être, nuancer parfois tes propos vis à vis des psychiatres (ce n'est que mon humble avis) ou expliquer pourquoi selon toi ils ne peuvent pas traiter tel ou tel pathologie.
Amicalement |
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