Ca fait longtemps que je n'ai pas posté ici. Même si je passe régulièrement. Quelque part c'est plutôt bon signe je crois.
La vie suit son cours tranquillement, mais la ville sans me tuer m'ennuie.
J'ai besoin de nature, de silence, de vide, de désert.
J'ai bien peur de chercher quelque chose que je ne saurais pas reconnaître au bon moment. Peur d'être déjà passé devant sans m'y arrêter. Peur que ça me tombe dessus et de ne pas pouvoir le garder.
J'ai envie de m'enfuir. Sans rien laisser derrière moi. Mais est ce nous sommes faits pour ça ?
J'aimerais parcourir ce monde sans peur, sans le craindre. Si je pouvais être invisible, ou invulnérable, et laisser libre court à mes envies, expérimenter la vie sous tous les angles.
Passer, insaississable, et observer. Le monde, les gens, la nature, les animaux. Il y'a tellement de beauté, cela prendrait toute une vie pour en profiter. Il faut le temps mais c'est sans parler de la capacité, la force... Le froid, la faim, la chaleur, déshydratation, maladie, accident, épuisement... difficile de savoir si le corps est capable de suivre l'ambition. Difficile de quitter son confort si parfaitement adapté à nos besoins.
Si au moins nous avions la capacité de voler... Profiter de la beauté des paysages vus du ciel à la lumière d'un coucher de soleil. Le silence et la fraîcheur des nuages. Qu'est ce que je donnerais pour m'élever au dessus de notre condition.
L'insouciance des sorties en vélo pendant les vacances à l'époque où je ne travaillais pas et où je vivais à la campagne, me manque.
J'aime le vélo car ça va beaucoup plus vie que la marche à pied, mais on garde le même contact avec la nature. On se sent même plus en sécurité et on peut aller où l'on veut contrairement à la voiture... On ne doit pas s'en tenir à des chemins prédéfinis. On ne devrait rouler qu'en vélo.
Explorer la campagne découvrir de nouvelles villes, aller là où l'on souhaite aller tout en profitant de la nature, du soleil, du vent. Je n'ai jamais connu davantage la sensation de liberté qu'en ces moments là. Seul avec un ami, on avait dans notre esprit le monde ouvert à nous. Avancer sans s'arrêter, le mouvement, c'est ça la liberté.
Envoyez moi dans l'espace, j'irais au bout de l'univers si vous le voulez, quitte à ne jamais revenir.
Le monde est une bulle en mouvement de quelques mètres de diamètre, et je suis au centre. Je dois la faire rouler, il n'y a rien devant et rien derrière.