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 Avoir été élevé par des parents toxiques crée une dépendance

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Liza123



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MessageSujet: Re: Avoir été élevé par des parents toxiques crée une dépendance   Sam 16 Avr 2011 - 12:37

Je me rend compte au final, que plus j'essaie de répondre à ces attentes, c'est à dire lui raconter tout, plus elle s'en fout de moi, de ce que j'ai à dire.
C'est bizarre son attitude, elle me reproche de ne pas assez me confié à elle, et quand je le fais elle s'en fout.
C'est assez dur pour moi, de raconter ma vie (aimant trop mon indépendance), c'est pour moi un grand effort que je fais pour elle, et c'est humiliant quand tu décide de te confier et que tu te trouve face à un mur.

Et après tout cela, elle trouve le moyen de me dire qu'elle ne me connais pas assez !!!!!!! C'est dingue ça, parfois j'ai envie de lui dire, mais merde, écoute ce que je raconte, au lieu de t'en foutre.

Maintenant je réalise que c'est de la pure méchanceté, du pure égoïsme, du pure esclavagisme, du genre j'ai besoin de tout savoir de toi mais tu n'a aucune importance à mes yeux... Vous en pensez quoi ??? Je suis à bout de nerfs, elle est en train de me faire passer pour folle et j'en ai marre que l'on m'accuse sans cesse de tous les maux de la Terre. Il faut qu'on pense à elle, qu'on prenne soin d'elle, mais elle prend t'elle soin de moi ? Non. Elle se contente de plus en plus à dire des trucs vexants, blessants, et faire ensuite la personne effacé, genre je n'ai rien dit.

Comme tout le monde je fais de mon mieux pour vivre le mieux possible, car j'ai envie de vivre, je ne suis pas égoïste ...
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Sappho



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MessageSujet: Re: Avoir été élevé par des parents toxiques crée une dépendance   Mar 24 Mai 2011 - 23:13

Bonsoir,

en lisant vos témoignages, et surtout celui de Liza123, j'ai reconnu mon expérience à quelques différences près bien entendu.
C'est un peu long mon histoire, mais je n'en vois pas le bout à vrai dire. Je n'ai que 21 ans, mais je pensais à tort qu'en passant le cap de la maturité cela serait nettement plus simple. J'aurai du me méfier.
J'ai toujours cru que ma mère et mon père était mes plus grand alliés. Quand j'étais petite j'ai eu des soucis, j'étais la tête de turc de ma classe, trop grosse, trop gentille, trop intelligente (mais je suis juste dans la moyenne) assez pour me faire maltraiter de mes camarades. On m'envoya chez un psy, et je me souviens très bien de son verdict vis à vis de mes parents et plus particulièrement de ma mère. "Vous la couvez trop" Et je crois que c'est là que tout a commencé.
Il faut savoir que j'ai un frère de 12 ans mon aîné. Nous sommes radicalement différent. Mon frère est le fils prodigue, qui même la trentaine bien tassé, fait tout de travers. Mais mes parents le laissent faire. Ils parlent derrière lui, ne lui disent rien, il a une trop grande gueule. Mon frère était mauvais à l'école, a fait les 400 coups à l'école, voire de très vilaines bêtises que je ne mentionnerai pas, fait des choix insensés dans sa vie mais s'arrange toujours pour me faire méchamment la morale comme à une enfant, c'est un panier percé qui ne sait pas garder un sou. Il a mis près de 5 ans avant d'avoir un travail, a pris la maison pour un hôtel, etc...
Pour ma part, j'ai toujours gardé un niveau correcte à l'école, n'ai jamais redoublé, ai eu le bac du premier coup. Je suis toujours revenue à l'heure, je ne fume pas, ne boit pas, ne sort pas le week-end et le soir ou très rarement. Je dis tout à mes parents les yeux fermés. Dès que j'eus décidé d'arrêter la fac le temps de trouver ma voix, j'ai trouvé un travail de ma propre initiative et mis mes salaires sur compte épargne.
Mais aujourd'hui je me rends compte que j'ai peur d'eux et de mon frère. Il m'ont toujours jugé, mon frère me dit sans cesse "mais c'est pas possible t'as du être adopté". En fait durant mon cursus scolaire je me suis découverte un don pour l'écriture. Mon professeur principal s'est battu avec ma famille pour que j'aille en Littéraire, "envoyé votre fille en scientifique signifierai la mort de son imagination". Ils ont accepté, et tous les jours ils me le font payé, en plus des autres choses.
Ma mère est un grand cas à elle-même, elle souffre énormément de l'infidélité de mon père, qui date bien avant ma naissance. Il me rend responsable de son malheur. J'ai eu à faire à des "c'est de ta faute si je me dispute avec ton père! Tu es tellement méchante alors que je fais tout pour toi !". Je fais tout pour lui prouver que je suis indépendante, mais ce n'est jamais assez.
J'ai fais les carreaux "mais non !!! tu as mal fait, je vais devoir le refaire!". Je fais la cuisine "mais non c'est pas comme ça, voila c'est pas bon. Le mien est nettement meilleur." Je nettoie la maison de fonds en comble "mais c'est pas possible je te laisse un week-end et quand je reviens je suis obligée de me mettre au ménage". Ma mère doit aussi parler sans cesse d'elle, de ses problèmes de couples. Tous le temps. Je me souviens d'un jour, j'avais 17 ans, je venais de vivre ma première rupture amoureuse. Je pleurais à gros sanglots, elle est entrée dans ma chambre (comme elle fait toujours dans toutes les pièces de la maison quand j'y suis) "pourquoi tu pleures?!" je lui explique, elle rigole très fort, se moque de moi, me dit que je suis débile car elle a vécu bien pire que ça. Je suis en colère, lui dit que c'est une mère horrible de faire ça. Elle me prend par les cheveux, me secoue violemment et me jette au sol en me crachant "jamais plus ! je suis ta mère et je le serais toujours quoi que tu fasses!"
Mon père c'est un homme complexe, j'ai comme une relation cordiale avec lui, on ne se parle pas beaucoup mais il apprécie me rabaisser. Pour lui je suis une assistée, je ne sais pas faire la cuisine, ni le ménage, ni réussir mes études. Une écervelée qui a fait des lettres. Il se moque sans cesse de ma personnalité de ma façon de voir les choses. Quand j'ai été nommé premier prix de poésie au concours national il s'est moqué avec mon frère en prétendant que ce que j'écris n'est que le plagiat de grands auteurs. Avec mon père je doute sans cesse de mes choix professionnels, je ne sais plus quoi faire de la vie. Je ne sais plus ce pourquoi je suis faite. Du coup mes études sont en stand by et tout les jours est un combat contre lui qui m’oppresse à trouver un métier "concret" comme il dit.
Mon frère est un jaloux compulsif, il apprécie tout particulièrement de m'infantiliser et de se moquer de moi en public. Je suis "la chose qui a fait de la philo", "l'idiote qui croit que lire des livres fera sa vie", "la toute petite soeur qui peut pas donner son avis car elle ne paye pas de loyer et n'a pas trois bouches à nourrir". Pour lui il a réponse à tout je dois l'écouter c'est le grand, je suis la petite. J'ai eu le malheur de lui dire que je voulais partir faire un stage à l'étranger et y résider ensuite, il a rétorqué "tu seras comme les roms en France, I-NU-TI-LE".

Il y aurait encore tellement de choses à dire. Mais c'est l'essentiel pour comprendre que ce soir c'est encore une soirée où je suis une enfant de 21 ans qui se plie en quatre devant les demandes de ses parents.

Vous savez souvent je me dis "j'ai toujours été irréprochable, je ne leur ai jamais rien demandé, j'ai toujours fait ce qu'ils me demandaient. Mais qu'est-ce que je gagne aujourd'hui? Je n'ai même pas leur reconnaissance."
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Liza123



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MessageSujet: Re: Avoir été élevé par des parents toxiques crée une dépendance   Mer 25 Mai 2011 - 9:05

Sappho,

quand je te lis je reconnais bien la relation que j'ai avec mes parents et avec mon frère.
Ma mère qui se croit tout permis parce que soit disant elle a le statut de mère, alors que je ne vois pas en quoi un statut de mère donne plus de droit qu'un statut d'être humain. Elle trouve toujours quelque chose à contredire, quand elle demande un truc elle pique une crise parce qu'on le fait pas "DE SUITE", un jour je fais un truc c'est mal elle me dit "fais comme ci" et le lendemain je fais comme elle dit et elle trouve le moyen de m'engueuler et de me dire qu'il faut faire comme ce que je faisais, et quand j'ose dire qu'elle se contredit, ou que j'avais raison dès le début, elle trouve toujours un truc pour dire que ça vient d'elle et pas de moi "cette brillante idée".
Elle a beaucoup manipulé mon père surtout durant notre enfance, en montrant que l'on était des incapables, mal éduqués ... et comme mon père préfère largement son rôle de mari aimant que de père, ils nous a jamais défendu face à ma mère (quitte à faire l'hypocrite), et nous a toujours rabaissé.

Sinon, j'ai un petit frère, le génie de la famille, l'enfant que mes parents ont toujours rêvé d'avoir (surtout ma mère). Il a fait les 400 coups, est très mythomane, surtout depuis quelques années (il a 20 ans), a nous mentir pendant des mois entiers ... et ma mère lui pardonne tout. Depuis tout petit, c'était "c'est ton petit frère, faut prendre soin de lui, faut ranger ces jouets pour lui, faut prendre de son temps pour l'écouter ..."
Je veux bien quand il était qu'un bébé, mais là il a 20 ans, et je suis pas sa nounou.

Et moi contrairement à mon frère, j'ai toujours été une fille sans problème, discrète, qui se fond dans le décor, et pourtant j'ai toujours été traité par mes parents comme un délinquante, une fille qui n'arrivera jamais à rien dans la vie, "vous êtes de sales gosses, mal éduqués " (comme s'ils n'étaient pas responsable de notre éducation ... ) Shocked
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Clair de lune
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MessageSujet: Re: Avoir été élevé par des parents toxiques crée une dépendance   Lun 30 Mai 2011 - 21:19

A la lecture des deux derniers posts, ce qui est révélateur est que l'une comme l'autre Saphho et Liza, vous avez des parents toxiques et surtout un frère tout aussi toxique, rejetées par ces trois personnes.
Etrangement, l'une est la cadette, l'autre l'aînée.
Une question me vient : étiez-vous désirée par vos parents, pour Sappho, ton père te rejette et t'accuse de ruiner son existence, d'être la source de son malheur.... pour Liza un père qui l'aimerait mais qui a peur de sa femme.
Comme vous dites des similitudes déconcertantes.

Ne pensez-vous pas l'une comme l'autre, qu'il est temps de vous respecter en tant que personne, et donc de vous estimer, de vous aimer sans avoir la permission de votre famille. Pourquoi toujours vouloir prouver que vous êtes bien à leurs yeux alors que vos parents ne voient en vous que "pure jalousie". Il dénigre votre ascension mais il la jalouse, ils savent très bien ce que vous valez mais ne l'acceptent pas.

Vivez pour vous-même, pour réaliser vos rêves, pour vous prouver à vous-mêmes que vous êtes bien mieux que ce que prétendent vos proches, ils ne seront pas toujours présents et vous êtes réellement capables de vous prendre en charge.

Vous êtes à la recherche de leur amour, les parents toxiques aiment leurs enfants mais ils ne savent pas le leur montrer, le leur prouver, demander plus de leur part chaque jour ne vous mènera pas à vous sentir mieux, puisque vous êtes toujours à la recherche de ce manque d'affectivité qui vous fait défaut. Ce sont vos parents qui doivent "apprendre" à s'aimer avant tout, à faire un travail sur eux-mêmes, mais non pas vous qui devez servir d'exutoire à leur névrose.

Aimez-vous, avancez dans votre vie, construisez votre futur afin de donner votre attention à ceux qui feront partie de votre vie, conjoint et enfants.

Courage
Amicalement. Clair de lune

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MessageSujet: Re: Avoir été élevé par des parents toxiques crée une dépendance   Dim 25 Sep 2011 - 17:03

Bonjour,

Si j'interviens aujourd'hui sur ce forum que je viens de découvrir, c'est pour tenter d'apporter par mon expérience personnelle, une modeste pierre à la reconstruction de notre MOI et à sa réapropriation, MOI qui nous à été volé.................. Mots, j'en ai conscience, très forts, mais mots tous emprunts d'un très forte réalité et s'accompagnant de très grandes souffrances ce depuis notre petite enfance et toute notre vie durant !
Je suis l'aînée d'une famille de deux enfants, mon frère est né deux ans après moi. Neuf mois après sa naissance, mon petit frère qui était né trisomique 21 avec de graves malformations cardiaques est décédé, laissant mes parents dans le plus grand des désarrois et de grandes souffrances. Il n'ont pas été alors accompagnés psychologiquement, cela ne devait pas être très courant et normal en 1963. A l'âge du décès de mon frère, j'avais donc 2 ans et neuf mois, âge si je ne m'abuse où un enfant s'approprie son MOI. Ma maman, n'a probablement jamais fait le deuil de son fils et est rentrée très certainement dans une dépression latente qui n'a sûrement jamais atteint de point culminant et qui a distillé lentement et sûrement son poison. Les conséquences ont été terribles puisque la mère qu'elle aurait pu être est morte avec son fils, mon frère décédé. J'ai donc développé un syndrome connu des psychothérapeutes, qui est celui de la mère morte.
A vous qui me lisez, vous vous demandez si je ne me suis pas trompée de thème de forum après ce début de lecture : je vous rassure que non et je vais y venir.
Parrallèlement à ce syndrome et aux lourdes conséquences et séquelles qui s'y accompagnent, ma mère a reproduit inconsciemment les affres d'une éducation toxique qu'elle-même avait subie dans son enfance (dénie de son individualité, instrumentalisation, récupération, manipulation.............). Ne pouvant et ne sachant faire autrement, après avoir été victime, elle est devenue bourreau. Et cela, auprès du seul enfant qui lui restait (mes parents n'en n'ont pas eu d'autre), mais aussi auprès de son mari, mon père qui lui aussi doit avoir une antériorité d'enfant soumis pour être tombé dans un tel piège, mais là ne sont que suppositions car mon père ne s'est que peu livré sur son passé et comme j'ai très peu connu la famille de mon père............. ce qui n'est pas le cas côté maternel !
Je ne vous parlerez pas du quotidien de l'enfant élévé par des parents toxiques, vous le connaissez, il fait partie de votre histoire à vous aussi. Nous avons et connaissons les mêmes souffrances qui nous collent et nous collent encore et encore à la peau........... à notre ETRE........... Ou je dois dire, car cela est plus juste , plus réel, plus parlant, plus criant : notre pseudo-ETRE. Un VIDE........... UN immense et incommensurable VIDE................
Comment aimer et reconnaître ce quelqu'UN en nous qui ne nous a jamais été permis de LUI donner toute la place qui lui revient de droit de part sa venue au monde. Comment trouver sa place dans un univers dans lequel nous sommes né et dans lequel nous n'existons pas en tant qu'individualité ? Sommes-nous condamné à errer éternellement en attente dans les lymbes de nos rêves et de nos cauchemars ?
Si je ne sais pas encore qui je suis réellement, je sais de quoi cette "éducation" m'a imprégnée : hypersensibilité, timidité, indécision, échec dans toutes mes relations interpersonnelles, dépendance affective, auto-déni, recherche de la solitude qui est pourtant source de souffrances................. Tout cela bien entendu vécu en excès.............
Le temps s'écoule, après l'enfance, vient l'adolescence et tous les dangers que cela représente pour des parents toxiques : un cran au dessus est donné et de peur que son enfant "n'accouche" de lui-même, l'oeuf dans l'oeuf est à nouveau tué. Conséquences catastrophiques dans les relations amoureuses qui deviennent inexistantes : la peur, toujours cette même peur.............. La solitude devient alors un refuge, une protection et on érige de plus en plus haut un mur qui nous coupe et nous protège encore plus d'autrui. A notre insu, et avec notre "accord" on devient acteur puis réalisateur de notre propre internement, aprés avoir été longtemps conditionné, alors la dépendance d'avec nos parents devient de plus en plus grande, car ils sont compatissants, semblent être à l'écoute, nous ouvrent toujours leur bras dans lesquels nous semblons réparer nos peurs, nos peines.............. Ils sont notre "port d'attache", le seul sur qui nous pouvons compter et qui sera toujours là !
Bien entendu, il y a parfois, je dis parfois (car dans mon cas les attaques ont été souvent sournoises, déguisées telles un cheval de Troie) des attaques verbales directes qui m'ont toujours laissée anéantie et dans l'incapacité de réagir, baissant toujours l'échine, dans une totale soumission (du reste les conflits me font toujours fuir et je suis incapable le plus souvent de me défendre et encore plus de faire face à la méchanceté qui me déstabilise complétement). Et lorsque tout allait si ce n'est pour le mieux mais plutôt pour le moins pire, il y avait toujours un regard maternel de jugement, d'absence d'empathie.............
Malgrè la solitude dans laquelle je me réfugiais, j'ai réussi à me marier à l'âge de 26 ans avec un homme souffrant des mêmes blessures narcissiques que les miennes (mère supra-autoritaire avec égo surdimensionné : la reine-mère qui a castré très sûrement son fils avec un père qui a non investi sa place). Donc deux "enfants" qui se sont rencontrés. Nous avons vécu 17 ans ensemble et avons eu deux garçons que j'ai voulu tout de suite après notre mariage. Il était et du reste doit toujours être un homme bon et trés gentil mais à qui, à lui aussi, ses parents ne lui avait pas donné sa place, à lui aussi il lui avait été interdit de développer son MOI. Il n'a donc jamais vraiment été un amant, un mari, un ami et un père puisqu'il a reproduit le seul schéma qu'il connaissait. Nous avons vécu ainsi cahin-cahan sans que l'un comme l'autre n'ait conscience de tout ce que je suis en train de vous livrer. J'ai actuellement 50 ans et je viens à peine de comprendre mon histoire, de comprendre pourquoi...........
Sans compréhension de ce que nous étions et avec nos souffrances respectives, nous avons élevé nos enfants, certainement du mieux que nous pouvions. Puis à l'âge de 8 ans notre deuxième fils a développé un ashme sévère amenant son pneumologue à le ficher comme patient à risque auprès du SAMU (je suis moi-même allergique, ashmatique depuis l'âge de 15 ans). L'année qui a suivie a été très éprouvante d'autant plus que notre fils aîné âgé alors de 11 ans a développé lui aussi un ashme sévère avec même protocole instalé auprès du SAMU. La maison est devenue progressivement une annexe de l'hôpital mais inmanquablement la casi-totalité de nos soirées se terminaient à l'hôpital avec intervention du SAMU, ambulance...... Mon conjoint a été largement dépassé, comment pouvait-il dans ces moments d'angoisse, de peur, prendre sa place de père et j'ai combattu seule la maladie de nos enfants, en essayant de les enfermer le moins possible dans cette maladie, faisant pour cela taire toutes mes peurs et mes angoisses de mère, les inscrivant tous les mercredis au ski avec l'épée de Damoclès toujours sur leur tête d'une crise en altitude avec SAMU, hélico, retour hôpital, soufflant à chaque retour de car............. Je lui en ai longtemps voulu même après notre divorce. Je me suis alors éloignée de plus en plus de lui jusqu'à ne plus l'aimer et j'ai demandé le divorce. Avec le recul, je sais qu'il n'est pas responsable. Etre responsable c'est ETRE, et lorsque l'on n'EST pas............. La conscience amène à l'état !
Lorsque deux "enfants" de 26 et 31 ans se marient pour divorcer 17 années plus tard, qu'ont-ils recherché dans l'autre, quelle est la raison qui les a unit ?
Je crois que chacun de nous a épousé, l'un sa mère, l'autre son père.
L'un sa mère : potentiellement je pouvais devenir bourreau ! Je m'explique : je crois qu'il puisse y avoir une transmission familiale de la persécussion d'autui, pas de façon systématique et pas forcément à des niveaux comparables (plus ou moins marqués).
Si je pars de ma grand-mère maternelle : bourreau, peut-être victime dans son enfance (absence de connaissance de son histoire).
Ma mère : victime puis bourreau.
Moi : victime et potentiellement bourreau.
A savoir, le suis-je devenue, l'ai-je été ?
Certes, j'ai désiré avoir des enfants très tôt après m'être mariée, il me fallait toujours combler un vide profond qui était tout au fond de moi, une avidité à emplir, remplir............ Plus mon ventre s'arrondissait, plus j'étais épanouie c'est ce que ma sage-femme me disait quand elle me voyait et je la voyais chaque semaine car nous allions en sa compagnie avec un groupe de femmes enceintes à la piscine. Ma grossesse, je l'ai mené toute seule, mon mari avait de nombreuses occupations y compris le week-end que je passais du reste la plupart du temps chez mes parents... Comme c'est drôle et normal, non ?
Mon enfant je l'ai désiré, attendu, choyé, aimé.......et très certainement idéalisé... Avec lui, je ferai........... je lui apprendrai............ il aimera.............. en redemandera................ Neuf mois ainsi ! Puis mon fils est né. Un Amour. J'étais comblée, heureuse. Mon bébé............
J'ai poussé son père à investir sa place de père, j'avais besoin de lui pour me rassurer, le tout premier enfant est souvent l'enfant de l'angoisse pour la maman, suis-je une bonne maman, suis-je capable de bien m'occuper de mon bébé. Il s'est inscrit aux abonnés absents (il ne pouvait faire autrement), là sans être là. Alors mon bébé est sûrement devenu mon bébé pansement, je lui ôtais déjà une individualité puisque j'effectuais un transfert. Je crois avoir été une maman très angoissée, un début de toxicité qui se transmet tel un virus. Puis, le "avec lui, je ferai.... je lui apprendrai..." enfin l'enfant idéalisé que je m'étais inventé n'a pas correspondu à la personalité de mon fils qui a toujours été plus moteur que cérébral, et j'avais malheureusement idéalisé mon enfant dans une cérébralité uniquement. Une claque ! Un décalage ! Mon amour pour mon fils était inchangé mais ce petit être ne correspondait pas à l'idée que je m'étais faite de mon premier enfant. Encore une part de lui-même que je lui ôtais ! Mon fils aîné a aujourd'hui 23 ans et a souffert de cela : il s'est toujours mangé ses ongles de façon je dirai compulsive et le fait encore. Je lui ai fait du mal sans le vouloir et sans en avoir aucune conscience à l'époque. Je lui est peut-être enlevé plus de lui-même mais venant il y a peu de comprendre tout cela, je ne sais. Je n'ai par contre pas eu la même attitude à la naissance de notre deuxième fils : je ne crois pas avoir été toxique. Je lui ai fait du mal, oui mais plus tard à ses seize ans lorsqu'il s'est senti abandonné quand j'ai quitté la région pour vivre avec mon futur mari. Par contre, je sais et cela avec certitude parceque mes deux enfants me l'ont dit, avoir été un mère attentive, aimante et présente. J'ai à l'heure actuelle une relation d'amour, de respect, de communication avec chacun de mes deux fils, ce que je n'aurai pu construire si j'étais devenue moi-même bourreau, relation que je n'ai toujours pas établie avec ma mère. Suivant l'adage populaire on récolte ce que l'on sème. J'aime mes deux fils d'un même amour, pour ce qu'ils SONT en leur faisant une entière confiance dans leurs décisions, leurs choix : je suis une maman très fière de ce qu'ils sont : deux hommes biens et justes.
Quant au père de mes fils, je sais maintenant qu'à travers lui j'ai dû épouser la gentillesse et la bonté de mon père mais aussi son absence d'implication dans son rôle de père et forcément lorsque nos fils ont été touchés par l'ashme, son absence d'implication pourtant habituelle m'est devenue alors intolérable. Mes enfants étaient sacrifiés par leur père tout comme je l'avais été moi-même. Je n'ai pu le supporter et j'ai cassé le lien que je n'ai pu casser d'avec mes parents. En divorçant de mon mari, j'ai divorcé de mon père.
Et pourtant, nous avions deux fils, et nous aurions pu être heureux et très certainement toujours ensemble.
Mais l'histoire n'est pas fine, elle se joue et se rejoue, n'oubliez pas on devient à notre insu acteur et réalisateur.
Avant même d'être divorcée, quand symboliquement j'ai cru reprendre ma liberté lorsque j'ai avoué au père de mes enfants que je ne l'aimais plus et que je désirai le quitter, ce vide qui m'avait toujours accompagné est devenu abyssal. Je l'ai comblé par des aventures qui loin de me nourrir, me laissait de plus en plus vidée de mon MOI. Plus j'essayais de combler, plus je me vidais.
Je travaillais pour la première fois, ayant été mère au foyer afin d'élever mes enfants auparavant ; je me suis lancée à corps perdu dans le sport qui n'était qu'un éxutoire ; et dans des aventures que je m'évertuais à tuer pour ne pas souffrir de tout attachement, tout cela inconsciemment bien entendu. J'ai fini par m'isoler de plus en plus : travail, sport, et couette toute la jounée de mes repos en compagnie d'un............ bouquin. Sauf bien entendu, lorsque mes enfants étaient à la maison (garde partagée une semaine sur deux). Une image à tenir plus qu'un rôle à tenir, une responsabilité que je fuyais (je redevais l'enfant en souffrance que je n'avais jamais cessé d'être mais que j'étouffais parceque maman j'étais devenue), donc travail, sport parceque c'était devenu une drogue, et mes fils. Mes fils, que j'abandonnais petit à petit, là sans être là, toute à ma souffrance, à mon vide qui ne cessait de m'appeler, de m'aspirer......... Je ne crois pas que mon fils aîné se soit aperçu de quelque chose. Par contre, mon deuxième, oui. Il a essayé de me porter : ce n'était pas son rôle. Il était l'enfant et moi la mère, sauf que là les rôles se sont inversés, et je ne voyais toujours rien, aveugle je devenais, sourde, aveugle et muette. La dépression que je niais bien entendu tissait sa toile et me piégeait. Mais, c'est moi la plus forte, alors tel un petit soldat, je m'évertuais à avancer tête baissée, advienne que pourra ! Mon fils a fait ce qu'il devait faire pour se protéger, il a commencé à arriver de plus en plus tard à la maison pour retarder la confrontation avec une maman qui souffrait trop pour qu'il puisse l'aider et là n'était pas son rôle.
C'est à ce moment là que j'ai recontré celui qui allait devenir mon futur mari. En allant dire bonjour à d'anciens collègues de travail commerciaux comme je l'avais été dans le premier emploi que j'avais exercé, j'ai rencontré un homme, lui aussi commercial, avec lequel j'ai commencé une relation. La passion partagée tout de suite. Moi qui n'avais jamais été reine, je le suis devenue. Pas un week-end sans le voir à partir de ce jour ou presque, le temps de le présenter à mes fils, je précise que nous n'habitions pas le même département. Aimée, adulée, gâtée, jamais je n'avais reçu des attentions aussi importantes, tout était fait, organisé pour moi en fonction de moi. Du moins en apparence, car tout ce qui brille n'est pas d'or ! Mais cela, il m'a fallu un certain temps pour m'en rendre compte, toute entière absorbée par ce que je considérais comme un cadeau de la vie. Six mois après, j'avais vendu mon appartement, démissionné de mon travail pour aller rejoindre l'amour de ma vie en laissant mes enfants à leur père. Bien entendu, moi seule pouvait déménager (j'étais seule propriétaire), son travail il l'exerçait sur foire donc pas d'obligation de devoir rester dans son département.............. Je ne pensais plus, ne réfléchissais plus : c'est moi qui devait déménager au risque de le perdre. Et nous revoilà face à au déni de moi-même. En peu de temps, il a su installer chez moi une dépendance affective qui annonçait ma perte. Mais quoi à perdre quand on est pas ? Mes enfants avaient alors 16 et 19 ans. Ce n'a pas été facile pour eux de me voir partir mais pour mon bonheur ils ont accepté en me donnant leur bénédiction : leur maman avait droit d'être heureuse et elle le méritait. A 16 et 19 ans c'est faire preuve d'une grande maturité et (cela n'a rien à voir avec l'âge) d'un amour profond pour leur maman.
Pendant ces 5 années dernières, chaud et froid m'ont été insufflés : du fer froid et de la braise. Mais de façon très intelligente et très pertinente à chaques fois et à dose homéopathique mais suffisament dosée pour être efficace. Aucun parallèle avec quelquechose de déjà connu dans ma tête . Le poison à nouveau coulait dans mes veines. Il m'a fallu 5 ans de ma vie à ses côtés pour reconnaître le déjà connu. Je vivais à nouveau sous l'influence d'une relation toxique. Celle-ci a un nom : narcissique manipulateur.
Et la boucle est bouclée !
Un élément extérieur a été déclencheur de ma prise de conscience : l'argent, le manque d'argent au point de tout perdre (saisie, huissier.......). Un choc pour moi de vivre tout cela, je n'ai jamais connu l'opulence, mais je n'ai jamais connu non plus la précarité et sa cohorte d'angoisses, de peurs......
J'ai ouvert dans ma tête ou plutôt entrouvert une porte bien fermée et vérouillée jusqu'à peu, et une action en entrainant une autre, d'autres portes qui étaient encore et bien plus sûrement vérouillées se sont ouvertes. Il ne me restais plus qu'à les pousser en grand.
WAOU ! Quelle souffrance et quel mal être m'ont assailli alors ! Cette lettre est bien un début de thérathie j'en suis consciente. La suite de mon parcours m'appartient encore et les décisions que je vais devoir prendre se prendront quand le moment de les prendre viendra. Rien n'a jamais été aussi clair dans mes interrogations. J'ai répondu au pourquoi. Je sais mainenant. A moi de me réapproprié mon MOI.
Cette lettre pour que vous soyez vigilants à toutes les conséquences qu'engendrent toute relation toxique d'autant plus si dans notre berceau elles nous ont été "offertes" (mythe de la Belle au bois dormant). Plus tôt, vous vous réveillerez, plus tôt vous deviendrez l'acteur et le réalisateur POSITIF de votre vie.
Nous sommes tous UNE personne.
Tu es TOI
Je suis MOI
Même si pour beaucoup d'entre nous c'est une notion très floue.
Le chemin de la guérison est certes caillouteux, blessant, voire traumatisant, mais au bout... LA LUMIERE

VOUS
NOUS
TOI
MOI

Merci à vous tous d'avoir eu la patience de me lire.
Amicalement. Poupéeratatouille

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Bouddha
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Mathhi



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MessageSujet: Re: Avoir été élevé par des parents toxiques crée une dépendance   Lun 30 Jan 2012 - 19:44

Bonjour à tous,

Je suis nouveau sur ce forum, voila mon premier message qui pourra peut être office de présentation..
Je tenais à participer à ce topic parce que moi aussi je suis issu d'une famille que l'ont pourrait qualifié de "toxique", j'ai vraiment reconnu la psychologie de ma mére dans la description de la maman de Liza123.
J'ai toujours eu des doutes sur l'éducation que mes parents m'ont donné ainsi que les rapports que j'ai entrenu et que je continu d'avoir avec eux mais avec un regard nouveau grâce à une petite expérience que j'ai eu entre temps (j'en parlerai après). Je pense souffrir de ce que vous appelez "l'enfant adulte", j'ai trés peu confiance en moi, je suis qq'un d'angoissé et je me transporte une grosse chape d'insécurité au-dessus de mon crâne. J'ai 28 ans et depuis mes 19 ans je n'ai pas arrété de consulter des psychiatre/psychologues parce que je m'étais mis d'un coup à ressentir de terribles angoisses.
Jusqu'a mes 19 ans on peut dire que j'étais un ptit branleur, en echec scolaire, je faisais des conneries depuis que j'étais tout petit, ce qui désolait ma mére... J'étais très naif, et souvent attiré par les potes qui étaient souvent les plus grande gueule, rebels.... j'ai commencé à me marginaliser sans m'en rendre compte...
A la suite d'une grosse connerie qui a été un peu le pic de ma période "je m'en fou de tout", je me suis isolé et je me suis décidé à essayer de devenir un bon élève, le fils parfait que ma mére a toujours révé (alors je me disais que j'en étais capable, il suffisait juste de se forcer à travailler, etc...) et en même temps, je me suis mis à penser pleins de trucs bizares, choses qui m'étaient jamais arrivé avant... j'ai eu peur d'être fou, je me demandais à longueur de journée qui j'étais, enfin c'était vraiment l'enfer.
Je me suis décidé à aller consulter, et les psychiatres m'ont aidé à me rassurer en me disant que je n'atais pas fou et m'ont plutôt aiguillé vers le diagnostic de phobique social sans comprendre vraiment ce que c'était parce que bon je me disais que j'allais quand même en cours (même si c'était angoissant) je sortais en boite, etc..
Je n'allais pas bien, mais je me disais que ça allait passer avec le temps puis qu'avec des diplomes je me sentirais plus fier, etc.. mais je voyais bien qu'il y avait qq chose dans ma tête qui ne tournait pas rond du tout.
Me voila arrivé en master 2 banque/assurance... un comble.. on me diagnostique phobique social et je me dirige vers le métier le plus doté en compétences relationnelles ! Aujourd"hui je me dis que c'étais vraiment une grosse erreur, mais aux jours des faits je ne cernais pas encore trés bien mon identité.. mes aspirations.. j'ai toujours suivi le chemin tracé par ma mére, petit je n'aimais pas l'école.. ma mére à du batailler pour me trouver un nouveau lyçée à chaque fin d'année scolaire. Mais voila, elle me flattait qd je réussissais, elle me disait que j'avais de grandes compétences, qu'elle n'avait pas pu faire des études parce que ses parents lui en ont pas payé et que moi j'avais cette chance ! Tout autre idée était la galère assurée.. Alors je me suis efforcé à passer ces années, chaque fois à la limite, toujours un effort surhumain s pr me mettre à réviser.. et je culpabilisais tellement si je le faisais pas.
Fin de master 2, je ne valide pas, le stage est une catastrophe, je suis complétement perdu dans cette grande agence, j'ai pas de répéres, je me sens encore moins compétent que les gens venus en jobs d'été.. Mon responsable me voit et descend mon comportement en fléche alors que je pensais faire tout mon possible... je termine ce stage sur les rotules psychologiquement... les études c'est terminé.
Me voila en dehors de ce cadre je me sens mieux mais toujours autant oppressé, je fais pas grand chose de ma vie à part les sorties le week end et passer mon temps sur l'ordinateur. Je rencontre une ancienne connaissance qui me dit qu'elle va partir en australie avec un visa working holliday, pr le boulot c'est facile de trouver, super pays, tout le temps du soleil.. J'avais toujours eu ce désir de fuite, cette idée m'excitait vraiment. Je rencontre un autre mec qui partait la bas aussi, on se met d'accord pr partir ensemble, la décision est prise. Ma mére m'a aidé pour partir, j'aurais voulu tout planifié tout seul, mais tanpis.
Les contacts ont été trés difficiles ac les gens, je décide de faire mon chemin tout seul, je finis pr trouver un travail, puis un logement.. Et la enfin je commençais à ressentir qq chose, mon moi, l'autonomie, et c'est à partir de la que j'ai commencé à voir qui j'étais vraiment. Des rencontres m'ont fait prendre conscience de certains de mes comportements "toxiques" que je devais reproduire sans le faire exprés.
Mais bon je sentais que c'était pas encore ça, mais voila je savais quels seraient mes prochains objectifs pour l'avenir, faire tout pour mon autonomie/indépendance. Au bout de neuf je devais rentrer en France, et la retour dans la famille...
Et c'est à ce moment que je me rend compte que mes parents sont dysfonctionnels et toxiques.. Je sais que je suis qq'un sans confiance, j'ai l'habitude d'étre discret avec les gens, je prends en considération les ressentis d'autrui, etc.. et la .. la cata.. des parents qui ne portent pas un clopec à mes sentiments, qui s'adressent à moi comme à un gamin de 3 ans ! lors des repas ma mére prend le monopole de la parole sans intention de créer un échange ou d'écouter les autres... il n'y a qu'elle, il faut lui dire que tout est bien, que sa cuisine est bonne, tout les temps les memes questions... puis aprés vient le moment du boulot.. alors t'en es ou ? elle veut tout savoir ? forcément à ce moment je suis soumis à son oppression et tout ce que je dirais qui ne va pas être à son gout sera une vraie catastrophe et si tu n'as un bon bouclier tu vas te sentir coupable a tout les coups. Impossible de lui faire comprendre que c'est un choix personnel si je parle de mes gouts pro, puis en ce moment c'est trés dur de trouver du boulot alors je suis déprimé... faut pas compter sur eux pour me soutenir, ça c'est même pas la peine d'y penser. Et a coté mon pére veut toujours se montrer le plus beau, le plus intelligent, le mieux, cherche absolument à me dominer... mais le pire mais c'est qu'il pas un clopec de confiance en lui koi, il fait rien de sa vie, il passe son temps sur le PMU koi! je parle de l'australie pr y avoir vécu 9 mois, il va vouloir m'apprendre qu'il ya du racisme la bas (dans le ton) enfin ça n'a pas de sens.. et dés que je commence à mettre en question son autorité, enfin ce truc qu'il essaye de maintenir malgré vent et marées... il s'étouffe.. comme l'idée ne pouvait pas atteindre son cerveau... il évite, il s'en va. Puis voila, il m'a toujours rabaissé depuis que je suis tout petit, il me parle jamais, mais il a toujours le mot cassant dés que je réussis qq chose.. franchement j'ai envie de dire que c'est une merde... Je lui ai déjà dis que c'était plus mon pére, mais voila il y a meme pas fait attention ! il continue de faire comme si de rien n'était... Et tout les jours qd je fais qq chose au moindre de mes gestes, que je sois à l'opposé de la maison, je sens qu'il réagit, genre je me léve de mon lit je vais l'entendre tousser, et puis il se met à devenir super actif alors qu'avant il foutait rien.. alors que moi je m'en fou de sa vie, il fait bien ce qu'il veut, je vis pas par rapport à lui, alors que lui je sens que c'est vraiment ça... Il cherche à me soumettre, c'est insupportable.



Pour ceux qui veulent lire que le passage sur les parents toxiques, je l'ai sélectionné en gras, je peux comprendre que c'est parfois un peu relou de se taper tout un pavé mais j'ai préféré tout raconté afin qu'on comprenne mieux mon cheminement et pourquoi j'en suis venu à voir mes parents comme toxiques.
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poupeeratatouille
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MessageSujet: Re: Avoir été élevé par des parents toxiques crée une dépendance   Jeu 2 Fév 2012 - 17:57

Bonsoir Mathhi,

Je viens de lire ton pavé comme tu dis Smile .
Qu'attends-tu de nous ?
Es-tu venu partager ton expérience, où attends-tu une aide, des réponses à des questions ?

Si tel est le cas, il serait bien que tu fasses de toi une présentation courte style âge, sexe, les raisons qui t'amènent sur ce forum par exemple, et cela dans la rubrique Présentations de la page d'accueil, puis, il serait bien que tu fasses un copié/collé de ce que tu viens de nous écrire afin d'ouvrir un topic t'appartenant Rubrique Dépendances ; ainsi, tu aurais plus de chance de recevoir des réponses.

Si bien entendu, c'était pour seulement partager ton expérience, tu as alors bien fait de t'installer ici. Smile

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Mathhi



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MessageSujet: Re: Avoir été élevé par des parents toxiques crée une dépendance   Jeu 2 Fév 2012 - 18:59

Bonjour,

Oui c'est vrai je me suis pas présenté.. c'est vraiment juste ce sujet qui m'a inspiré et je me suis tellement reconnu dans les messages que j'ai eu l'envie de partager mon expérience même si c'est pas forcément super excitant Rolling Eyes

hum j'attends rien de particulier, juste peut être développer un peu le sujet des parents toxiques que je prends de plein fouet en ce moment pale

ps: je sais pas si ça vaut le coup d'ouvrir un nveau topic pr ça hum

Merci pour l'accueil :-)
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Riiko



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Age: 21

MessageSujet: Re: Avoir été élevé par des parents toxiques crée une dépendance   Ven 16 Mar 2012 - 23:57

Bonsoir,

Ce soir a été une révélation pour moi. J'ai tapé "ma mère me critique tout le temps" dans google, et je suis tombée sur plusieurs témoignages dont ceux sur ce sujet qui m'ont fait prendre conscience que je suis victime de parents toxiques.

Je trouve cela vraiment affreux... Merci pour vos témoignages qui m'ont fait tout comprendre !

Je suis fille unique, j'ai maintenant 21 ans et je vis loin de chez mes parents depuis 2 ans. Cela a été un véritable soulagement, même si cela n'a pas duré.

J'ai souffert durant mon adolescence. Je n'avais jamais le droit de sortir à des heures normales, il fallait toujours que je rentre pile poil à l'heure : si j'arrivais 5 min en retard, je me faisais engueulé sévèrement. On m'a confisqué mon portable pendant plusieurs jours, parfois pour des disputes sans gravité. Ma mère m'a également forcé à aller à des cours de dessin et peinture alors que j'en avais pas envie. Que des choses comme ça...

Maintenant, je vis avec mon copain (à 500 km de chez mes parents) et elle m'envoie tout le temps des e-mails et il faut absolument que je lui réponde dans les 2 jours qui suivent sinon, elle me le reproche. Quand je ne l'appelle pas pendant quelques jours, elle me le reproche en disant que je les oublie, alors que elle, elle ne m'appelle JAMAIS.

J'ai une grande passion dans la vie : les animaux ! Le fait d'avoir quitté le domicile familial m'a permis d'adopter deux chats et un furet. Ce que je n'ai pas eu la chance d'avoir étant enfant. Et c'est une catastrophe avec elle : elle me dit sans cesse que c'est un gouffre financier, qu'avoir des animaux dans un appartement c'est dégoûtant, que je ferai mieux d'économiser pour moi, l'argent pour les nourrir... etc.

Elle n'a jamais accepté cela, et me demande même ce que j'ai sur mon compte en banque. J'arrive à peine à lui dire "Écoute non, je sais gérer mon argent et tu n'as pas besoin de savoir cela". Et elle se vexe, et me dit que "Je suis encore ta mère ! Tu dois me dire"...

Quand je vais chez eux pour un petit séjour, elle me dit encore de mettre ma valise à tel endroit car sinon ça fait mal ranger. Je dois répéter mille fois que sa cuisine est bonne sinon elle me pose tout le temps la question. Elle passe ses journées à critiquer les voisins aussi... Et mon père devient comme elle c'est répugnant.

Mon père est normalement du genre cool, d'ailleurs elle m'a souvent reproché d'être trop proche de lui. Par contre, il lui arrive de défendre ma mère alors qu'il sait qu'elle a tort... =/ Sinon elle se met à pleurer et à bouder dans sa chambre.

Ils parlent également tout le temps d'argent. J'ai fait des études et sans cesse, ça a été des reproches : "Tu nous coûtes cher", "Ton studio coûte cher"... Alors que tout les parents ne disaient rien à mes copines qui étaient dans le même cas que moi. J'ai jamais compris. Mes parents m'ont toujours dit "Les autres c'est les autres. Tu es chez nous ici, c'est nous tes parents".

Parfois, je me dit "bon je n'y vais plus c'est fini", mais je retourne souvent les voir. J'y arrive pas. Et je me sens obligée de tout raconter à ma mère. Récemment, j'ai fait une bonne action : j'ai récupéré une minette abandonnée dans le hall de mon immeuble. Je me suis dit : "Faut pas que je le dise à ma mère sinon ça va mal tourner"... Et ben NON je n'ai pas fermé ma bouche et je lui ai dit ... Et BOUM pleins de reproches, pleins de critiques... etc. etc.

Autre chose : elle me reproche de ne pas dire "maman" quand je lui demande quelque chose. Elle me demande souvent "Pourquoi tu ne me dis pas maman passe moi le sel". Et elle me demande tout le temps ça. Et ce soir j'en ai eu marre je lui ai dit "Parce que j'y arrive pas" et là bam, elle est parti de la partie de jeu qu'on devait commencer en disant "Je ne joue plus"... C'est également toujours elle qui choisit de regarder ce qu'elle veut à la télévision, de mettre sa musique lorsque mon père conduit !

Tant de choses que je pourrai dire mais j'ai pas envie que cela soit trop long !

Apparemment, mon parrain et ma grande tante (décédée) m'aurait offert une pièce d'or chacun pour ma naissance. C'est ma mère qui me l'a dit. Mais elle ne veut pas me les donner, car elle dit que je vais les dépenser tout de suite ! ...

Horrible, horrible, horrible... Et j'ai tellement pitié pour mon père : il est si gentil par moment, mais qu'est ce qu'il peut être manipulé par elle... Je l'aime mais il me fait aussi du mal... Ma mère elle j'ai du mal à l'aimer... Même si parfois elle a des excès de gentillesse qui me fait tout oublier. C'EST CA qui fait que je n'arrive pas à couper les ponts..
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Avoir été élevé par des parents toxiques crée une dépendance

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