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 Bilan psychiatrique

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jorox



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MessageSujet: Bilan psychiatrique   Jeu 23 Déc 2010 - 12:27

Bonjour à tous,

j'ai fait plusieurs dépressions depuis l'age de 14 ans avec un grande anxiété. Pour chaque dépression, je vais essayer de donner les causes déclenchantes et les symptômes ressentis. J'ai quelques questions sur certains points, peut être que quelqu'un pourra me renseigner.

Tout d'abord je pose le contexte initial :

J'ai eu une enfance difficile, mon père et m'a mère se déchiraient en permanence. Mon père frappait ma mère, et il était souvent dans une rage folle.
Ma mère a fuit de la maison avec moi et ma soeur, mais mon père nous retrouvait à chaque fois, et on retournait à la maison.
Je prenais mon père pour un tyran, j'étais très proche de ma mère.
Déjà à cet age, je commencais à développer des problèmes psychologique (je n'avais que 5 ans) : insomnies, TOC, peur de mourir, toujours peur d'avoir une maladie.
Mes parents se sont séparés au bout de 14 ans, les dernières années étaient tout de même plus supportables.

Première dépression vers cet age là:
Je ne pourrais pas décrire à quelle période exacte j'ai eu cette dépression, mais c'était à cette periode.
Mes symptomes :
- Je ne parlais plus
- je ne mangeais plus
- je dormais toute la journée
- plus aucune envie
- une voile devant les yeux
- sensations d'être dans un rêve
- sensibilité à la lumière, je portais des lunettes de soleil je me souviens

Mon médecin de l'époque, m'a mis sous effexor, un antidépresseur. Je n'ai pas vu de psy. Le médicament m'a permis de reprendre une vie normale.
A cette époque, je ne comprenais pas ce qui m'arrivait, je n'ai pas eu l'envie de voir un psy ou autre. J'ai suivi le médecin et ma mère.

Ma mère s'est remis en couple avec un autre homme, alcoolique, mythomane, il y avait une violence quotidienne, ca a duré 3 ans je crois, c'était insupportable.
Ils se sont séparés, elle s'est remis en couple avec un autre homme beaucoup plus calme et stable, ouf.
J'ai eu mon BAC, et juste après j'ai entamé mes études supérieures.

Deuxième dépression
:

Dés le début de mes études supérieures, j'ai fait une dépression, je n'avais plus de force, je dormais beaucoup, je ne retenais rien de ce que j'apprenais en cours, j'avais de mauvaises notes, alors que j'étais un bon élève. J'ai arrêté l'école au bout de 3 mois. Je pensais que j'allais mal parce que je n'aimais pas ce que je faisais à l'école.
Je me suis réorienté dans l'informatique, j'ai réussi à sortir de cette dépression tout seul, sans médicaments, sans aide psychologique, mais dans la souffrance quand même.

J'ai commencé à travailler, et j'ai rencontré ma p'tite femme, avec qui je suis toujours en couple depuis 8 ans. Les 2 premières années ont été magnifiques, sexualité au top, j'étais très amoureux. Et puis j'ai commencé à me sentir moins bien, on se disputait, et là un vrai cauchemar a commencé.

Ma troisième dépression :

Ma 3 eme dépression et le début d'un vrai cauchemar, mes symptomes :

- phobies d'impulsions (je me voyais tuer ma copine, lui faire des choses atroces)
- tachycardie
- Angoisses permanentes, phobies de mort, de devenir fou, de perdre le controle.
- insomnies
- cauchemars horribles, sanglants etc
- je pleurais tout le temps
- je ne mangeais plus, je vomissais tout

Je vais voir mon médecin, qui me represcrit de l'effexor comme pendant mon adolescence. Je prends le médicament tout confiant, et là j'ai fait un rejet total, j'ai fini à l'hopital avec un poul à 160 allongé, angoisses très fortes. L'hopital me dit que ca vient du médicament, et de l'arrêter. Depuis ce moment là, j'ai une phobie des médicaments.
Mon médecin a tenté plusieurs antidépresseurs que je rejetais systématique, trop angoissé. Puis elle m'a mis sous stablon, plus légér selon elle. Et celui la je l'ai bien toléré, et j'avoue qu'il m'a fait du bien, j'ai retrouvé l'appetit, le sommeil, moins de phobies.
J'ai entamé une psychanalyse à cette époque là, ca m'a remis sur les rails petit à petit. Je pensais être complètement sorti de la dépression et pour de bon cette fois.
Je voulais arrêté la thérapie, mais mon psy ne voulait pas, je ne comprenais pas, j'allais beaucoup mieux. J'avais repris mes études en cours du soir, j'ai eu ma license, j'ai changé de travail etc.

Récemment j'ai changé de poste dans mon travail, et là 4 eme dépression :

Je la croyais derrière moi, mais non. Je suis à bout de force, je n'en peux plus.

- Phobies de retour, impulsion au début surtout
- Phobie de mort tous les jours
- tristesse, fatigue, tête qui tourne, sensation d'irréalité, flou
- J'ai beaucoup de mal à manger avec mes collègues le midi, j'ai peur de tomber dans les pommes devant eux. J'ai la tête qui tourne.
- j'ai peur des responsabilités

Un des symptomes qui me fait le plus peur c'est celui de l'irréalité :
J'ai l'impression d'être là sans être là. J'ai l'impression que mon corps est en pilote automatique. J'ai des pensées très génantes, je me demande comment je suis capable de bouger mon corps, de parler avec cohérence, ça devient étrange pour moi, plus du tout naturel. Je suis obligé de faire un effort pour parler et bouger tout en restant naturel.
C'est très très désagréable, je pense à respirer de moi même, je me dis que si je ne le fais pas, je vais m'étouffer. C'est épuisant.
Je suis de nouveau sous stablon, et je prends un beta bloquant pour mon coeur.

J'ai aussi d'autres soucis, quand je suis au cinéma, je ne peux pas me m'assoir au milieu, sinon je fais des crises d'angoisses, il faut que je puisse m'échapper.
J'ai voulu partir en voyage avec ma copine, mais j'ai fait des grosses crises d'angoisse, et j'ai annulé le voyage, peur de partir loin, peur d'être mal dans l'avion...

Je poursuis ma thérapie, mais j'aimerais avoir un avis extérieur.
Mon psy dit que je suis dans la névrose, que ce que je ressens est normal, avec toutes ces angoisses. Mon passé y est pour beaucoup, bref je vais vous épargner mes 8 ans d'analyse, il faudrait que j'écrive un livre. Laughing

Est-ce que l'on peut être en dépression depuis autant de temps, même avec une thérapie?
Mes sensations d'irréalité sont-elles normales, j'ai lu sur internet certaines personnes décrivaient ce que je ressens, et ont été diagnostiqués skyzophrènes simples, donc dans la psychose... Donc je me pose des questions, m'ont psy peut-il avoir tort? Quand je lui parle de psychose chez moi, il en rigole, en me disant que je fais fausse route.

Alors j'aimerais avoir un avis extérieur, dois-je voir un psychiatre pour faire un bilan psychologique? Je suis un perdu.
Merci de m'avoir lu, j'ai été très long et je m'en excuse.

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Ariane



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MessageSujet: Re: Bilan psychiatrique   Jeu 23 Déc 2010 - 15:30

Bonjour Jorox,

Tu peux toujours voir un psychiatre pour faire un bilan, cela ne t'engage à rien. Dans tous les cas il est bon de suivre son intuition, alors si tu sens que ton thérapeute n'a peut être pas décelé ton problème, va voir un psychiatre. Attention quand même aux médicaments, car tu en as assez pris comme cela et que les psychiatres ont une tendance évidente à en prescrire.

Ton vécu est particulièrement chargé principalement en violence, d'où tes phobies et tes crises d'angoisses.
J'aimerai savoir aussi si ta naissance s'est déroulée correctement. Peux tu me dire comment cela s'est passé, en te référant bien sûr au récit de ta maman.
En effet ce moment peut aussi avoir de l'influence sur notre ressenti et nos réactions par la suite dans le déroulement de notre vie.

Il est particulièrement difficile pour le petit garçon que tu étais de se rapprocher de l'image paternelle, et donc en fait de construire sa propre identité. A la fois tu aimes les femmes et à la fois tu crains les hommes. En bref tu te crains toi-même aujourd'hui, car les symptômes que tu décris de toi sont bien ceux de quelqu'un qui non seulement n'a plus confiance en lui, mais encore se méfie de lui-même.

Si ton père dans ces rages folles, battait ta mère, que pouvais-tu faire dans ces moments là? Où te cachais-tu? Comment as-tu pu par la suite dire à ce père tout le mal qu'il vous a fait?
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jorox



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MessageSujet: Re: Bilan psychiatrique   Jeu 23 Déc 2010 - 16:08

Bonjour Ariane,

merci pour ta réponse, tu es dans la profession psy? Je dis ça que je trouve ton analyse assez juste.

Pour l'accouchement de ma mère, c'est interessant puisque mon psy m'a posé la même question.
Ca s'est pas trop bien passé apparemment. Ma mère a eu des contractions pendant 5h30, elle poussait de toutes ses forces, mais je ne sortais pas.
Ils ont fini par l'endormir complètement, et ils m'ont sortis avec les pinces. Ma mère m'a dit que j'avais la tête un peu déformée.

2 jours après ma naissance, j'ai fait une jaunisse, ils m'ont laissé une journée sous des lampes. Voila c'est tout ce que ma mère m'a dit.

Pour la violence de mon père je peux te décrire 2 scènes très parlantes, c'est aussi celles que je me souviens le mieux :

- je devais avoir 3 ou 4 ans je pense. J'étais dans ma chambre à l'étage, la fenêtre donnait sur la cour devant.
Mon père battait ma mère, elle criait, elle le suppliait d'arrêter, ils la trainait par les cheveux dans la cours. Je regardais par la fenêtre, et je pleurais beaucoup.
Je voulais que mon père arrête. Il me regardait, et me disait de jouer dans ma chambre. Alors je jouais avec un petit piano électrique, mais j'entendais quand même les hurlements dehors.
C'est tout ce dont je me souviens pour cette scène.

-J'étais un peu plus vieux, je dirais 6 ans. C'était un repas de famille, tout se passait bien. Je regardais un dessin animé avec mes cousines et ma soeur.
Et puis d'un coup j'entends des cris dans la jardin (la ou se passait le repas), mon père et mon oncle était en train de se battre.
Toute la famille est arrivé dans la maison, plusieurs personnes essayaient de retenir mon père, mais il avait un force colossalle.
On est tous sortis devant la maison, il frappait tout le monde, je me suis caché derrière une voiture. Il hurlait et criait qu'il voulait son fils. Mon oncle et ma tante m'ont pris avec eux dans leur voiture et on s'est enfuit. Mon père nous a poursuivi en voiture, on roulait très très vite. Et il a failli nous rentrer dedans en face à face, mon oncle l'a évité de justesse.
J'ai cru qu'on allait tous mourrir ma tante hurlait et pleurait. J'ai dormi ce soir la chez eux, mon père est revenu devant leur porte, mais il était un peu plus calme et est parti.

Voila 2 scènes, particulièrement terrible que j'ai vécu dans mon enfance. J'ai rejeté mon père à la suite de ça. Je m'étais interdit d'aller vers lui, pour ma mère qu'il avait fait souffrir, mais en même temps je l'aimais toujours et j'avais envie d'être à ses cotés pour apprendre de lui.
C'est grâce à mon psy, que j'ai une relation normale aujourd'hui avec lui. Ce n'est plus du tout le même homme. Je ne comprends toujours pas aujourd'hui comment il a pu être cet homme là quand j'étais plus jeune.

J'ai donc eu une relation très fusionnelle avec ma mère, tout en rejetant mon père, mais ensuite ma relation avec ma mère est devenu toxique également, j'ai eu beaucoup de mal à me détacher d'elle, elle me voulait toujours à ses cotés, et je ne pouvas pas voir mon père car c'était une trahison pour elle, après tout ce que mon père avait fait, comment je pouvais aller vers lui?? Ca a été très difficile quand elle a su que je le voyais et j'entretenais de bonnes relations avec lui. Elle a elle même fait une grosse dépression à ce moment là, et est tombé dans l'alcoolisme. Aujourd'hui elle a d'ailleurs toujours des problèmes avec l'alcool.

Et effectivement aujourd'hui je me crains moi même et j'essaye de garder le contrôle tout le temps.
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maï



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MessageSujet: Re: Bilan psychiatrique   Jeu 23 Déc 2010 - 16:57

bonjour jorox ^^
j'ai moi meme des rapport fusionnelle avec ma mere qui sont devenu "toxique" aussi
actuellement je suis toujours chez elle mais je suis egalement une thérapie

beaucoup des symptomes que tu decris s'apparente au mien , impression d'irealité tete qui tourne etc

je me suis fait hospitalisé de moi meme pour els crise d'angoisse qui me donnait l'impression que j'allais mourrir a chaque fois c'etait horrible
plus manger plus dormir etc

l'avantage de l hospitalisation c'est que tu peu discuter d'un tel ou tel medicament avec le psychiatre si tu le veux pas il te le donne pas , j'ai moi meme refuser un anti psychotique qui me fesait encore plus l'impression de l'irréalité
je me rapel avoir ete traumatisé en lisant la notice
symptome indesirable ou effet secondaire :"mort subite" OK !! v'la la panique que j'ai eut xD

j'ai tres peur des medicament et au depart j'etait soigné par un medecin generaliste

2eme avantage a l hospitalisation le psychiatre te donne un traitement fait pour ce que tu as ca a rien a voir avec ce que m'avais donner mon medecin qui ne marcher d'ailleurs pas
le truc du psy ca marchait tres bien

et donc le gros avantage aussi c'est que quand tu es hospitalisé (1 mois et demi dans mon cas) le psy peut suivre l'effet qu'a le traitement sur toi et ainsi l'adapté au mieu pour quand tu sortira de l'hopital

aujourd'hui je me porte assez bien je suis ma thérapie et je garde mes medicaments a coté
j'ai deja pu reduire quelque dose meme
et en arreter quelques un aussi

j'ai ete aujourdui chez mon medecin traitant (car c'est lui qui renouvelle mes medicaments)
j'avais des sortes de pertes de conscience depuis 2 trois jours la environ toute les 10 seconde
et en faite il m'a dit que c'etait parce que j'avai plus mon medicament (le traitement de fond)
un anti depresseur qui agit tres bien pour lanxiété !!
c'est vraiment efficace la je l'ai pri jor a midi et deja je ressent plus les "perte de coscience"

il se peu que si tu arrete un medicament trop brutalement tu puisse avoir ces sensations d'irrealité et de perte de force ^^

je te conseil vraiment une hospitalisation si tu y va par toi meme tu aura le pouvoir de sortir pour te promener etc donc tu sera pas trop trop enfermé non plus
mais le fait que les medecin te voit au quotidien les aides a adapté un traitement qui pour moi s'avere vraiment nikel et en plus ca me legumise pas si on peu dire

donc tu pourrai demander conseil a ton psy pour savoir si il pense que ca serai une bonne idée une petite hospitalisation en serait ce qu'un mois ou deux , ca te permet aussi de teloigner un peu de ta vie de faire le point

bon parfois c'est un peu difficile de supporter l'entourage t'es pas toujours au calme etc
mais hors mi ca franchement moi j'ai ete tres satisfaite de le faire ^^

et aujourd hui je peu suivre ma therapie en dehors pepere ^^
par contre un truc l'hopital c'est tres bien comme point de depart pour avoir un bon debut mais apres il faut garder un psy a l'exterieur meme si tu pense te sentir mieu si le psy te conseil de continuer c'est qu'il sait de quoi il parle je pense ^^

moi j'ai l'impression que je vais mieu mais je reste en therapie car je sais que j'ai pas regler tout ce que j'avais a regler et aussi parce que je suis a peu pres sur que si je stop maintenant je finirai par me ré effondrer d'ici 6 mois Razz
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jorox



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MessageSujet: Re: Bilan psychiatrique   Jeu 23 Déc 2010 - 17:07

Bonjour poux,

merci pour ta réponse. J'aimerais dans un premier temps voir un psychiatre juste pour faire au moins un point sur mon traitement, et sur tous ces symptômes physiques.

Sinon j'avoue que j'ai pas trop envie d'en arriver à l'hospitalisation, je vis quand même de façon correcte au quotidien, donc je sais pas trop. Je serais pas prêt à franchir le pas tout de suite en tout cas.
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Ariane



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MessageSujet: Re: Bilan psychiatrique   Jeu 23 Déc 2010 - 17:26

Citation:
Ma mère a eu des contractions pendant 5h30, elle poussait de toutes ses forces, mais je ne sortais pas.
Ils ont fini par l'endormir complètement, et ils m'ont sortis avec les pinces

Donc ta naissance n'a pas été une jouissance, ni une délivrance.
En fait tu n'as pas pu faire le chemin vers la vie "correctement". De toute façon ce chemin est parsemé d'embûches et de traumatismes pour beaucoup.
Dans ton cas, alors que tu étais un être fusionnel avec ton environnement, je dirai une entité universelle, tu t'es retrouvé dans une impasse, un canal noir et infranchissable. D'où cette sensation de vie synomyme de mort certaine. Car le chemin de la vie terrestre et donc de l'individualité passe par la rupture avec notre universalité.
En naissant nous craignons ce nouveau monde, qui apparait d'abord comme la fin d'une harmonie dans le ventre maternel, les contractions nous poussent hors de ce Tout si confortable. Si le chemin est long, la sensation de fin du monde se met en place pour longtemps dans notre corps. Pourquoi ce changement soudain et inexplicable? Vers quoi tend-il? La violence des contractions, est la condition nécessaire à notre naissance, à notre prise de contact avec ce nouveau monde.
Ta maman épuisée a dû être endormie, donc de surcroît tu as dû surmonter seul cette épreuve. Ne voulant ou ne pouvant alors pas sortir, pas venir au monde, les médecins t'y ont mené de force. C'est heureux dirons nous aujourd'hui. Mais quelle blessure pour l'avenir.
Je crois que tu peux évoquer à nouveau cet être qui découvre la vie, sa violence et se croit alors si impuissant, si proche de la mort. Tu peux l'évoquer pour toi, le rassurer en lui disant d'être calme, que tout va bien maintenant. Qu'il avait peur car il ne connaissait pas encore les raisons d'un tel changement d'état, mais que finalement ayant été conçu, il n'avait d'autre choix que de vivre et de s'ouvrir au monde. La douleur est passagère, est c'est bien ainsi.

Tu peux lui dire à ce tout petit bonhomme en construction, qu'il a fait ce qu'il fallait et que sa puissance c'est maintenant dans ce monde qu'il va la develloper, en reconnaissant d'où il vient (la nature ou l'univers c'est tout aussi beau) et en acceptant d'avancer en confiance enfin avec son identité individuelle qui n'a pu se frayer un chemin qu'en naissant. Cette individualité possède des trésors de compétences, de force, de créativité, que toi seul peut connaître et reconnaitre, que toi seul peut apprécier et développer.

Bien sûr tes parents n'ont pas me semble-t-il pu t'offrir le meilleur pour ton épanouissement. Des carapaces de protection internes se sont formées face à la rage de l'un, de l'impuissance de l'autre, l'absence d'écoute saine et de soutien pour toi. On se cherche partout, on ne se trouve pas, pire on se perd parfois.
Tu as du coup également à renouer avec l'enfant qui perdu et appeuré avait besoin d'être entouré. Rassure le toujours. Encourage toi toujours.

Pour évacuer ses tensions, tu pourrais par exemple t'aider de la manière suivante:
Tu prends le premier récit

Citation:
elle criait, elle le suppliait d'arrêter, ils la trainait par les cheveux dans la cours. Je regardais par la fenêtre, et je pleurais beaucoup.
Je voulais que mon père arrête. Il me regardait, et me disait de jouer dans ma chambre

Le soir avant de t'endormir, une fois bien calme et relaxé, tu réinventes cette histoire. Voilà c'est un cadeau pour le petit que tu étais.
Et tu te laisses aller à imaginer un monde bien meilleur,
Maman criait, elle supplie papa d'arrêter.
Je regardais par la fenêtre et je l'ouvrais, j'appelai papa, "ARRETE"
Papa me regarda et il compris que je ne voulais pas.
Maman couru vers moi et me remercia, elle ressentit tout l'amour que j'avais pour elle. Elle me prit dans ses bras.
Papa me demanda pardon, et me promit de m'emmener avec lui au cinéma.
Le lendemain enfin une famille unie...
Vibre et ressens alors le bonheur et le calme en toi. Laisse toi partir dans des rêves où enfin tu pourras influer sur ton destin.
Maintenant que tu as vécu des drames, autorises toi aussi à vivre des joies. L'imagination a une influence très importante, voire réparatrice.
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jorox



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MessageSujet: Re: Bilan psychiatrique   Jeu 23 Déc 2010 - 18:16

Merci Ariane pour ta réponse. C'est très beau et poétique.

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maï



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MessageSujet: Re: Bilan psychiatrique   Jeu 23 Déc 2010 - 18:18

comme je te disais il ne faut pas entrevoir l'hospitalisation comme un dernier recours

pour moi c'est le point de depart , hospitalisation , mise en place d'un traitement , et ensuite revivre et entamé une therapie

j'ai l'impression que tu vois ca comme si c'etait "l'abattoir" en quelque sorte la toute fin !!
alors que je trouve et considere que c'est plutot un bon point de depart le but etant bien sur

de n'y aller qu'une seul fois et de pas y revenir ensuite
car en general quand tu tombe dans un cycle de revenir a l hopital apres c'est un peu comme une drogue t'y revien tous les deux mois et la on peu dire que ta vie et fini enfin ej trouve ...
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Invité



MessageSujet: Re: Bilan psychiatrique   Jeu 23 Déc 2010 - 18:29

L'hospitalisation en psychiatrie permet de faire le point sur la vie, plein de choses. Elle permet aussi de faire une pause en se coupant de la vie réelle en quelques sorte. Mais tu peux avoir des visites bien entendue. L'hôpital psychiatrique à une image très négative à l'extérieur alors que c'est tout autre chose. Ce qui est important de savoir, c'est que là-bas, quoi qu'il arrive, il y aura toujours quelqu'un pour t'écouter. Les médecins et les infirmiers sont très présents. Entre patients vous pouvez aussi vous soutenir. Et comme le dit Poux, l'hospitalisation te permet de voir si ton traitement fonctionne correctement, les soignants te voient quotidiennement donc il peut être plus efficace que si tu vas voir ton médecin traitant.
De plus, l'hospitalisation te permet de reprendre des forces et de te rendre compte de beaucoup de choses, je ne t'en dis pas plus. Si tu décides de te faire hospitaliser, ce sera une hospitalisation libre donc tu peux facilement communiquer avec l'équipe médical puisque tu es là à ta demande. Enfin, dernière chose, l'hospitalisation permet de se protéger entre guillemets parce que, tu ne te sens pas bien dans ta tête & dans ton corps. Réfléchis & agis avant qu'il ne soit trop tard. Si tu décide de te faire hospitaliser, tu te prends vraiment en main et parfois, il faut passer par là pour vraiment s'en sortir. L'hospitalisation peut provoquer un déclic chez toi, qui sait ?
Demander à se faire hospitaliser n'est pas une démarche facile, mais c'est très courageux, c'est se protéger soi-même, et continuer de vivre et s'en sortir !
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jorox



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MessageSujet: Re: Bilan psychiatrique   Jeu 23 Déc 2010 - 18:54

Je comprends très bien ce que vous voulez dire, je vais y réfléchir, si je vois que je ne m'en sors pas, il faudra de toute façon se poser la question.
Je vais également en discuter avec mon psy, qu'il me donne son avis.

Il ne m'a jamais préconiser cela, il m'a juste proposer une fois de rencontrer un confrère psychiatre pour discuter de mon traitement et de mes sensations désagréables quotidiennes.
Il m'a sensibilisé sur le fait que le médecin traitant m'a donné un traitement, mais qu'il vaudrait mieux voir un psychiatre si cela ne va pas mieux, qu'il était plus apte à trouver le bon traitement.

Je vais être honnête, j'ai honte de mon état de santé, et aller à l'hôpital, ça m'embête. J'ai peur de ce que peuvent penser les autres, ma famille, les amis etc.
Je me sens très souvent jugé.
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Invité
Invité



MessageSujet: Re: Bilan psychiatrique   Jeu 23 Déc 2010 - 19:10

Ne pense pas a ce que vont penser ta famille, tes amis et autres personnes de ton entourage : pense à toi, c'est pour toi que tu fais l'hospitalisation et non pour les autres. Là-bas, personne ne te jugera, même les patients.
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Bilan psychiatrique

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