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| | Appel à l'aide : Besoin de conseils urgents face à mon problème d'inertie décisionnelle | |
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| Auteur | Message |
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LUIGI
Messages: 26 Date d'inscription: 13/08/2011
 | Sujet: Appel à l'aide : Besoin de conseils urgents face à mon problème d'inertie décisionnelle Jeu 3 Nov 2011 - 12:49 | |
| Bonjour,
J’ai posté il y a quelques jours ma demande dans la rubrique ‘conseil’ car ne savais pas réellement pas où la classer. J’ai constaté qu’il y a eu pas mal de lectures de mon topic, mais hélas aucune réaction. Je crains que mon message ou plutôt ‘appel à l’aide’ car il s’agit bien là d’une ultime tentative dans le désespoir par rapport au fait de ne pas parvenir à trouver une solution à ce problème d’inertie décisionnelle qui dure depuis de nombreuses années et qui me plonge de jours en jours davantage dans ma dépression et cette insoutenable impasse m’amène régulièrement à songer que l’issue me sera fatale, à savoir en finir avec cette pénible existence. J’ai toujours été un battant dans la vie, n’ai jamais baissé les bras et ce depuis mes 12 ans au moment où mon bourreau (mon père) s’en est allé pour rejoindre l’au-delà. En tant que fils unique, j’ai donc été rapidement plongé dans la vie adulte, à devoir prendre des responsabilités et donc des décisions alors que la plupart de mes autres camarades pensaient encore à s’amuser. Malgré le dénigrement de mon père, j’ai été en mesure de prouver que je n’étais pas l’imbécile qu’il voulait présenter à l’égard d’autrui. Je me suis investi dans des études dans le domaine de la finance que j’ai réussies avec succès (avec la mention distinction). Je me suis ensuite investi durant respectivement 10 ans dans un groupe d’édition et ensuite 7 ans dans un groupe pharmaceutique où j’occupais des fonctions de cadre financier. Mais patatraf, fin 2007 tout a basculé et depuis lors j’ai touché le fond…je n’arrive plus à refaire surface et prend bien conscience que je ne suis pas encore au bout de ma descente aux enfers. Pire encore, j’ai la lourde responsabilité de sauver la seule personne qui me tient à cœur (ma mère) avec laquelle je partage un lourd et pénible passé (il y a plus de précisions ci-dessous). Aujourd’hui, je ne suis plus que l’ombre de moi-même, n’ai plus goût à RIEN, bascule entre l’envie de poursuivre le combat et abréger notre calvaire, n’ai plus personne sur qui compter (ni amis, ni famille) et ne parviens pas à trouver une solution à ce terrible problème que je nome ‘inertie décisionnelle’. J’espère que cette nouvelle INTRO suscitera quelques réactions de la part d’un ou une d’entre-vous ?
Voici le message que j’avais posté dans la catégorie ‘conseils’ :
J’aimerais volontiers obtenir un conseil de quelqu’un qui est confronté à la grande difficulté de fixer des priorités et de prendre des décisions. Je suis actuellement placé dans une insoutenable impasse et éprouve le besoin urgent d’agir car je ballote entre l’envie de reprendre les choses en main et l’envie d’en finir avec cette existence (les forces psychologiques et physiques commençant à faire défaut).
J’ai déjà posté sur ce site un topic dans la catégorie ‘dépression’ intitulé : « Dépression sévère : L’arbre qui cache la Forêt (une multitude de problèmes sous-jacents) », mais pour éviter aux lecteurs du présent topic de relire en détail les problèmes évoqués, je me permettrai de synthétiser la problématique.
Voilà : J’ai 43 ans et vis avec ma mère que j’affecte particulièrement car nous avons passé une vie misérable pour avoir été victime de violence physique, psychologique et dénigrement de la part de mon père décédé il y a maintenant 31 ans (en 1980). Volontairement je ne décrirai pas les détails de l’extrême violence à laquelle je fais référence (cela serait trop fastidieux et les détails seraient certes trop morbides à relater). Sachez simplement que je n’ai jamais, de toute mon existence, été confronté à pareilles atrocités (ni même au cinéma). Si après son décès, nous sommes parvenu à refaire surface et ce moyennant les énormes efforts de Maman et moi-même (c’est-à-dire sans aucune aide extérieure), ce cauchemar que je pensais effacé de nos mémoires à soudainement refait surface il y a environ 1 an, suite à quoi j’ai éprouvé le besoin d’en parler avec un de mes oncles (le plus jeune frère de mon père) qui avait vécu 5-6 années avec nous et qui avait été non seulement témoin mais également victime de cette violence. Le but de ma démarche n’était certes pas d’obtenir des excuses de sa part (car il est totalement étranger à cette situation) ni même de quiconque d’autre de la famille (je lui avais d’ailleurs expressément demandé que cette discussion reste entre nous), mais d’obtenir une forme de reconnaissance de l’extrême souffrance que nous avons connue. Au lieu de nous tendre une écoute attentive et de tenter de nous encourager, il n’a pas hésité à répéter tout le contenu de nos discussions à ma Grand-Mère maternelle ainsi qu’aux autres oncles et le résultat en a été désastreux. Plutôt que d’admettre certains faits (qu’ils n’ignoraient nullement), ils ont préféré minimiser pour ne pas dire nier tout ce que j’avais évoqué). S’en est suivi un profond malaise (qui persiste d’ailleurs toujours) et des conséquences psychologiques dévastatrices à l’égard de Maman et de moi-même. J’ai longuement réfléchi à la suite à devoir réserver à cette situation et penchais entre la rupture relationnelle ou poursuivre notre relation comme si rien n’était. Après longue réflexion, j’ai opté pour la seconde solution mais en sachant que plus jamais rien ne sera comme avant !
Aujourd’hui, je suis occupé à passer à côté d’une promesse que je m’étais faite, à savoir de permettre à Maman et moi-même d’avoir une ‘revanche’ sur notre douloureux passé. J’estime avoir passé trop de temps à chercher les causes de notre mal de vivre et pense que c’est que de lui faire trop d’honneur que de continuer à nous détruire (nous morfondre) éternellement. L’heure est donc arrivé pour opérer des changements. On me dira que je suis donc dans le positif…mais il ne faut pas en retirer des conclusions trop hâtives. En effet, nous sommes tous deux confrontés à des problèmes de dépression sévère et je porte en quelque sorte une double casquette, à savoir celle de l’usager de la santé mentale et celui de l’aidant (en d’autres termes c’est grâce à moi que nous sommes encore en vie au moment où je vous parle, Maman s’avouant vaincue). Nous ne pouvons pas compter sur quelconque aide externe (ami, famille,..) ces personnes nous ayant laissé tomber (la crainte sans doute que la dépression est une pathologie contagieuse ?). C’est au moment où nous attendions simplement une écoute, un conseil que nous avons constaté qui étaient en réalité les personnes que nous fréquentions !
Maman (62 ans) et moi (43 ans) aimerions tant obtenir cette ‘revanche’ sur notre passé mais là où le problème se pose c’est que je ne parviens plus à fixer la moindre priorité et à prendre les décisions. En outre, la liste de choses à devoir réaliser est fort longue (ce qui n’arrange pas les choses). Parmi les choses à devoir changer, il y a des choses ‘anodines’ mais également des décisions comportant des risques (mais que ce soit dans l’une ou l’autre chose, je ne parviens pas à prendre de décision). J’ai bien tenté d’élaborer une sorte de liste mais je ne parviens pas à m’y tenir. Je consulte un psychiatre, mais nos discussions sont souvent stériles (je suis confronté à de l’incompréhension) et il ne voit qu’au travers de la médication (anti-dépresseurs, calmants,…changement à de multiples reprises de médocs…mais rien n’y fait et pour cause, je suis parfaitement lucide en conscient de l’enjeu !). J’ai également tenté ma chance auprès de psychologues mais là aussi j’ai été confronté à un échec. Au cours de la dernière tentative du genre, la psychologue me reprochait de tout le temps parlé du passé (de mon père) et m’a carrément ordonné de ne plus en parler car cela m’empêcherait d’avancer (comme si le cerveau d’un être humain était comparable à celui d’un disque dur d’ordinateur que l’on peut à tout moment formater !). Je lui ai ensuite demandé si elle pouvait m’aider à fixer des priorités et me coacher dans la prise de décision. Elle m’a répondu que ce n’était pas son rôle (je ne lui demandais pourtant pas de fixer elle-même les priorités et de prendre les décisions à ma place car je suis bien conscient que cela m’appartient !). Bref, les multiples tentatives auprès de psychiatres, psychologues n’aboutissent à rien de sorte que je suis devenu particulièrement hostile à tous ces ‘détenteurs du savoir’ (comme les qualifient une autre personne avec laquelle j’ai été en contact sur ce Forum). Aujourd’hui, je multiplie les autres tentatives de solution : Ex : J’ai intégré des groupes de discussion et tente au travers de ce forum d’obtenir des suggestions…mais non sans une certaine crainte, car lorsque j’ai posté mon 1er topic sur ce site, j’ai obtenu des réactions que je qualifierais d’un peu ‘crues’ (à attribuer à un manque de compréhension de ma situation). C’est la raison qui explique que je me suis absenté du forum durant une longue période. J’ose donc espérer que les personnes qui daigneront bien me prodiguer quelques conseils face à mon problème d’inertie décisionnelle le feront avec prudence ! A ce stade ci de la réflexion, je n’attends pas une aide face aux différentes décisions à devoir prendre, mais plutôt une méthodologie à pouvoir mettre en place en vue d’espérer effectuer des petites avancées.
Je me dois encore d’ajouter quelques petites précisions qui ont toutes leur importance. Origines de cette inertie décisionnelle : Sans détour, ce que m’a fait endurer mon père. C’est-à-dire que je faisais bien ou que je faisais bien, il parvenait toujours à trouver une faille pour prétexter de s’en prendre à moi. S’en est suivi que j’ai un caractère de perfectionniste, suis super exigeant avec moi-même et ne m’autorise aucune fausse note. Une autre explication, c’est que j’ai manifestement perdu toute confiance envers autrui. Les multiples déceptions et trahisons (que ce soit sur le plan sentimental, amical ou professionnel) ont débouchées sur cette méfiance à l’égard de la société.
Certains d’entres-vous auront tendance à m’encourager à suivre des thérapies de type cognitive-comportementale ou systémique….je dois avouer que j’y ai déjà songé mais comme évoqué ci-avant, je suis devenu particulièrement hostile face à la catégorie des ‘psy’ !
Voilà j’en termine ici avec ce long post et j’attends vos suggestions avec impatience pour lesquelles je vous remercie d’ores et déjà. Cordialement, Luigi
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|  | | Malicia

Messages: 150 Date d'inscription: 28/09/2011 Age: 29 Localisation: Troyes
 | Sujet: Re: Appel à l'aide : Besoin de conseils urgents face à mon problème d'inertie décisionnelle Jeu 3 Nov 2011 - 17:20 | |
| Salut Luigi!  Mon avis c est que tu est tellement perfectionniste, exigeant avec toi-même et tu ne t’autorise aucune fausse note comme tu le dit, que tu fini par etre ainsi avec les autres!! Apres tu a fait tellement pour survivre dans ta vie que tu fini par exiger la reconnaissance, une reconnaissance que seulement toi tu te la donne et ça te fait mal parce que tu a besoin que ça ne soit pas que toi a penser ceux ci...( tu doit savoir ça ) Mais tu a une tres forte personalite que ça fait un peu peur de te dire quoi que ce soit, parce que peut etre on auras jamais raison! Tu est tres inteligens, mais tu est humain et sensible aussi...tu a besoin d ecoute, d amour, de paix... qu elles decisions doit tu prendre? Je n est pas bien compris! Parle de ce que tu a envi de parler mais parle... tu veux parler de ton pere? des episodes qui t on fait mal? tu veut qu on te dit qu elles decisions prendre? |
|  | | Saad
Messages: 2 Date d'inscription: 06/11/2011 Age: 27 Localisation: canada
 | Sujet: Re: Appel à l'aide : Besoin de conseils urgents face à mon problème d'inertie décisionnelle Dim 6 Nov 2011 - 3:08 | |
| bonsoir luigi,
Si je peux me permettre, le moment ou tu as voulus replonger dans ce passé est le moment ou tes maux ont commencés " ce cauchemar que je pensais effacé de nos mémoires à soudainement refait surface il y a environ 1 an, suite à quoi j’ai éprouvé le besoin d’en parler avec un de mes oncles". C'est a dire que l'instant même ou tu as commencé a te rappelé de ces douloureuses expériences , celles ci ont ravivés des émotions. Ces émotions ont été identifiés, nommés (doureuse, attrocent ...) et je pense qu'elles ont pris part d'une certaine importance (priorité) pour toi. Cependant il est a noté que tout ce processus prend sa source de la pensé (du souvenir). Selon mon opinion, du moment que tu agiras en fonction de ces souvenirs tu ne peut que rencontré la contradiction avec la vie présente puisque des souvenirs sont par définition des faits antérieurs qui n'existent plus, qui sont passé, mort. Le moment ou tu voudra ta revanche, bien que celle ci est un caractère légitime à mes yeux, tu devra passer encor par le conflit. si tu veux avoir une véritable revanche, tue ton passé, tue ces souvenirs afin de ne plus leurs accordé de vie dans ce monde. |
|  | | LUIGI
Messages: 26 Date d'inscription: 13/08/2011
 | Sujet: Re: Appel à l'aide : Besoin de conseils urgents face à mon problème d'inertie décisionnelle Sam 12 Nov 2011 - 22:10 | |
| Bonsoir à toutes et à tous,
Ce court post pour remercier toutes celles et ceux qui ont eu la gentillesse de réagir à mon post traitant de mon problème d’inertie décisionnelle. Vous avez effectivement été très nombreux à réagir mais je n’ai (hélas) pas été en mesure de répondre à ce jour et tiens à m’en excuser. En effet, voilà près de 2 semaines que je suis confronté à de nouvelles difficultés…ce qui explique mon absence de réponse.
Par ailleurs, ma situation étant particulièrement difficile, il ne m’est pas aisé de réagir de façon concise.
Je tenterai de réagir dans les tous prochains jours de façon à engager la réflexion sur les problèmes auxquels je suis confronté.
Je vous remercie pour votre compréhension ainsi que votre soutien !
Entre temps, je vous souhaite un excellent w-e.
Cordialement, Luigi
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|  | | Malicia

Messages: 150 Date d'inscription: 28/09/2011 Age: 29 Localisation: Troyes
 | Sujet: Re: Appel à l'aide : Besoin de conseils urgents face à mon problème d'inertie décisionnelle Sam 12 Nov 2011 - 22:32 | |
| Mais si tu a besoin de parler, n hesite pas... fait toi "plaisir" ici... fait toi du bien A+ |
|  | | Norset
Messages: 2208 Date d'inscription: 31/07/2011 Age: 45
 | Sujet: Re: Appel à l'aide : Besoin de conseils urgents face à mon problème d'inertie décisionnelle Ven 18 Nov 2011 - 10:51 | |
| Bonjour Luigi, je repasse par là, | Citation: | | Le moment ou tu voudra ta revanche, bien que celle ci est un caractère légitime à mes yeux, tu devra passer encor par le conflit. si tu veux avoir une véritable revanche, tue ton passé, tue ces souvenirs afin de ne plus leurs accordé de vie dans ce monde. |
Je ne peux que d'être d'accord avec Saad, c'est ce que je suis en train de faire, voilà mon ami, je suis encore là Courage à toi! |
|  | | LUIGI
Messages: 26 Date d'inscription: 13/08/2011
 | Sujet: Re: Appel à l'aide : Besoin de conseils urgents face à mon problème d'inertie décisionnelle Jeu 24 Nov 2011 - 18:04 | |
| Bonjour à toutes et à tous,
Je vais tenter de me lancer dans une ébauche d’explication face à mes problèmes rencontrés. Comme vous avez pu le constater, il m’a fallu un certain temps avant de me décider à répondre aux multiples réactions de soutien, de conseil que vous m’avez témoignés ce qui constitue la preuve évidente quant à ma difficulté à prendre la moindre décision…non pas que je manque d’arguments pour expliquer ma souffrance ainsi que celle partagée par Maman, mais notre passé commun est tellement complexe à expliquer au travers d’un ‘simple post’ pour que je me permette de me lancer ‘tête baissée’ dans des explications ‘tout azimut’ qui risqueraient de vous donner une mauvaise perception des problèmes évoqués et par conséquent vous guiderait sur une ‘fausse piste’, ce qui déboucherait sur des suggestions inadéquates car inadaptées à notre situation voire en contradiction avec notre choix personnel (la conséquence étant que le blocage serait encore plus complet au niveau décisionnel). C’est pourquoi, la prudence est de mise ! Par ailleurs, je suis particulièrement épuisé moralement mais également physiquement (résultat d’une impasse qui perdure depuis trop longtemps). Je vis actuellement en quelque sorte ‘au ralenti’ et ne serait donc pas en mesure de répondre en temps réel (j’espère que vous ne m’en voudrez pas !).
Voilà, je vais tout d’abord placer le contexte général, les causes qui selon moi sont à l’origine de cette inertie décisionnelle, ensuite décrire mes attentes et enfin tenter de répondre de façon individuelle à chaque personne qui est intervenue sur ce forum pour me donner une ébauche de conseil (exercice par facile pour moi car j’ai du mal à être concis !).
1. Contexte général : Comme déjà exposé dans mon post (plus d’information relatées dans mon précédent topic intitulé ‘dépression – l’arbre qui cache la foret (plusieurs problèmes sous-jacents), la vie ne nous a pas fait de cadeaux ni à moi, ni à Maman avec laquelle je partage ce pénible destin. Je n’ai ni frères, ni sœurs et vis avec Maman que j’affecte tout particulièrement. Notre relation est fusionnelle et pour cause nous avons un parcours de vie commun, ce qui nous a conduit tous les deux à être plus émotif, plus sensible que la majorité des autres personnes. Il ne faut pas y trouver comme explication les théories freudiennes classiques (je fais référence au fameux complexe d’oedipes) mais tout simplement un contexte de vie particulièrement pénible qu’il nous a sans cesse rapproché. Maman a en effet été séparée dès l’âge de 4 ans de son père qu’elle admirait tant (motifs : décision de divorce entre ma Grand-Mère Maternelle et mon Grand-Père que je n’ai d’ailleurs jamais eu la chance de connaître). Maman n’a jamais fait le deuil de cette séparation car elle était empêchée d’avoir tout contact avec son père…et les années passant, elle a appris il y a +/- 15 ans (par autrui) que son Papa était décédé. Cela a été un choc pour elle car elle n’a que de vagues souvenirs de lui (hélas même pas une photo souvenir de lui en guise de consolation). Difficile dans pareille situation d’espérer faire son deuil ! A 18 ans, Maman a eu la malchance de rencontrer l’homme qui allait être mon père. Il a usé de tous ses atouts de charmeur pour la séduire, l’a mise en ceinte et l’a ensuite épousée sous la contrainte. Certains d’entre-vous se poseront la question de savoir comme il est possible d’épouser un homme sous la contrainte (question légitime)…en guise de réponse, je répondrai simplement que mon père était quelqu’un hors norme, une espèce de tyran qui tyrannisait tout le monde : que ce soit sa propre famille (frères, parents), et autrui, n’avait peur de rien (ni même de la police ou de la prison qu’il a d’ailleurs fréquenté très jeune, à savoir à l’âge de 17 ans pour homicide involontaire). Il y a passé 5 ans (peine réduite vu que Maman était en ceinte, élément qui a été pris en compte par le juge qui lui a fait une ‘fleur’ !...regrettable pour nous). Lorsqu’il est ressorti, il avait un caractère encore aggravé (son incarcération n’a pas arrangé son caractère !). Maman ne souhaitait pas l’épouser, mais elle y a été contrainte et ce pour deux raisons. La première étant que dans les années 70, une fille mère, c’était très mal vu (les temps ont changés depuis). La seconde, c’est qu’il exerçait une pression psychologique sur elle en la menaçant de s’en prendre à la famille de Maman si elle n’acceptait pas le mariage. Elle s’est donc mariée en 1974 et a ainsi signée son « arrêt de mort » ! Depuis sa sortie de prison, pas un jour ne s’est écoulé sans qu’il s’adonne à des actes de violence physique et morale et de dénigrement à notre égard (d’une extrême violence, je ne commenterai dès lors pas de façon volontaire le détail des atrocités, car trop morbide). Il n’était ni alcoolique, ni drogué, en revanche il avait une addiction et au sexe (n’hésitait pas à se rendre visite aux prostituées sans même le cacher à Maman) au jeu de sorte que tant qu’il avait de l’argent à dépenser, cela se passait +/- bien, mais lorsqu’il était à court…il prétextait n’importe quoi pour nous battre, nous faire du mal psychologiquement et les humiliations étaient monnaies courante. Cette violence, nous l’avons vécue pratiquement au quotidien (nous vivions avec la peur au ventre en permanence). Mais toute cette souffrance, nous la subissions en cachette (jamais un coup devant les autres…bien au contraire, il donnait l’image d’un excellent mari et d’un bon père). Pour masquer les hématomes de Maman, il l’habillait de vêtements de marque. Bref, c’était une espèce de ‘pervers narcissique’, doté d’une intelligence supérieure à la moyenne (malgré son absence de scolarité) et particulièrement adroit pour nous faire du mal en cachette. Devant pareille situation, notre plus grande frustration est que personne ne crois (encore aujourd’hui) ce que nous dévoilons à son sujet (il était toujours disponible et attentionné à l’égard des autres)…cependant, ses frères (mes oncles) ainsi que ses parents étaient naturellement au courant de ce ‘secret de famille’. Maman et moi avons fait plusieurs fugues dans des maisons de refuge pour femmes battues, mais à chaque fois, il parvenait à nous localiser et moyennant des discours de ‘beau parleur’, il parvenait à convaincre Maman qu’il avait changé et elle acceptait donc (naïvement) de retourner avec lui. A chaque fois, il y avait un changement radical (manifestement apparent), mais cela était toujours éphémère (2, 3 semaines) et ensuite il recommençait de plus belle avec des actes de violence sans cesse croissant. A mon égard, il ne supportait pas l’alliance que Maman et moi formions (une jalousie à l’égard de son propre enfant cela paraît simplement incroyable)…à un tel point qu’un jour il a essayé de m’éliminer physiquement. Désolé, mais je me vois contraint de relater un évènement morbide qui me restera marqué toute ma vie. Il n’arrêtait pas de me rouer de coups, m’obligeait à manger alors que j’étais noué suite aux cris, étant forcé à manger malgré tout j’en arrivais à vomir…il n’hésitait pas à me forcer à manger ce que je venais de remettre et refusant cela il m’a amené au grenier où j’ai du enjamber un tabouret, m’a ensuite passé un essuie main autour du coup en me menaçant de me pendre si je persistais à refuser de manger mon vomis…j’ai fort heureusement eu l’occasion de m’en fuir et me suis réfugié chez mes Grands-Parents maternels (qui habitaient juste la maison d’à côté)…mais en laissant derrière moi ma mère qui en a ensuite fait les frais. L’histoire s’est terminée au commissariat de Police qui a auditionné Maman mais a minimisée les faits de crainte qu’il y allait avoir de nouvelles représailles. Je suis navré mais à l’instant où je tape ces quelques lignes, je suis en pleurs…c’est plus fort que moi (j’avais pourtant précisé ci-avant que je ne comptais pas donner des détail morbides de ce que nous avions subit tous les deux). Des exemples similaires, je pourrais vous en citer des milliers (de quoi écrire un vaste encyclopédie comportant plusieurs volumes !). Nous avons ensuite déménagé en 1979, mais les actes auxquels nous étions confrontés y étaient encore plus grave qu’auparavant. En 1980, notre calvaire s’est soldé car il est décédé. Le contexte de son décès…une ‘pseudo tentative de suicide’ ratée pour lui (fort heureusement aboutie pour nous qui attendions cet instant avec impatience durant toutes ces années). Il avait effectivement l’habitude de faire du chantage à Maman lorsqu’il n’aboutissait pas à ses fins et commettait des tentatives de suicide pour lui faire peur…mais voilà, cette fois-ci le destin aura eu raison de lui ! A ce moment, Maman avait 32 ans et moi 12 ans. Puisqu’il m’avait régulièrement humilié, fait passer pour un imbécile devant les autres, j’ai voulu tout mettre en œuvre pour prouver à Maman ainsi qu’à moi-même que je n’étais pas l’imbécile qu’il prétendait présenter à autrui. Dieu sait si à 12 ans, la tentation est grande de faire des conneries et de prendre le mauvais chemin. Au lieu de cela, je me suis investi dans les études de commerce…je n’ai jamais connu l’échec scolaire, ni même une seconde cession. Après avoir obtenu mon BAC, j’ai entamé des études supérieures en Finance où j’ai au terme de ces études été brillamment diplômé avec la mention distinction et j’ai rapidement commencé à travailler….c’était urgent, car avant son décès (1 mois avant), mon père (que je nommerai dès à présent mon ‘BOURREAU’) a eu la charmante idée de contracter un emprunt hypothécaire d’un million de Francs belge (montant énorme à l’époque) à un taux de 13,50 % sur une durée de 20 ans (sans compter les multiples autres dettes qu’il avait à son passif). Au moment de son décès (soit 1 mois après avoir contracté cet emprunt hypothécaire….plus un francs de disponible), il avait tout dilapidé (cela peut paraître incroyable, mais c’est pourtant la stricte vérité). Maman était au chômage, percevait 17.000 BEF/mois et devait en rembourser 13.000 BEF/mois. C’est moyennant de nombreux sacrifices de sa part, avec l’aide de mes Grands-Parents et moyennant le fait que je décrochais une bourse d’étude que j’ai pu réaliser des études. C’est pourquoi, une fois diplômé, il était urgemment temps de travailler pour aider Maman et ainsi espérer sauver notre maison (à défaut de quoi nous nous serions retrouvé dans la rue). Cet objectif a été atteint car nous avons pu éponger les dettes qu’il nous avait laissées et avons remboursé l’emprunt de manière anticipée. Cela étant, j’avais pris l’engagement à l’égard de Maman que je mettrais tout en œuvre afin de nous permettre d’avoir une ‘REVANCHE’ sur notre lourd passé…car nous avions suffisamment trimé ! J’ai donc tout donné sur le plan professionnel, j’ai commencé au bas de l’échelle et me suis investi pour évoluer rapidement…et j’ai donc pu évoluer vers des fonctions de cadre financier. Cet investissement, je l’ai fait durant 17 ans (10 ans dans une multinationale et ensuite 7 ans dans une autre)…pour ensuite avoir perdu mon emploi dans des contextes de restructuration pour cause de fusion (après m’être investi corps et âme pour les employeurs qui m’ont employé). Mon dernier licenciement remonte à l’automne 2007 et depuis lors je me trouve dans un trou duquel je ne parviens plus à sortir. J’ai plongé dans une dépression (manifestement qualifiée de chronique – si je m’en réfère à mon neuro-psychiatre), n’ai pas été en mesure de retrouver un emploi malgré une recherche acharnée (pas moins de 170 sollicitations) et suis balotté de la mutuelle au chômage (moi qui n’avais jamais éprouvé la moindre difficulté à trouver un job – toujours CDI, jamais d’intérim). Les motifs de cet échec : non pas mes compétences (jamais mises en cause par les recruteurs)…mais la vrai raison était liée à mon état de dépression (fortement ressenti pas chacun d’entre-eux). Je suis donc exclu socialement, n’ai plus aucun ami car notre société ne fréquente pas volontiers les personnes dépressives (peur de contagion sans doute ?). Quant au plan sentimental, je ne me sens pas prêt pour affronter une nouvelle rencontre (échecs répétés et perte de confiance totale). Moralité : Moi qui était parvenu (par la force des choses) à devoir prendre rapidement des responsabilités d’adulte (à 12 ans), à m’assumer sur le plan de la scolarité d’abord et dans le monde du travail ensuite (monde comparable à celui d’une jungle où l’on est sans cesse mis sous pression, placé devant des objectifs de performance et à devoir encadrer des collaborateurs, à prendre des décisions de grande importance et dans des délais toujours de plus en plus court), me voilà aujourd’hui confronté à un énorme problème d’inertie décisionnelle. Que ce soit pour des choses simples (sans risque) comme par exemple prendre un rendez-vous chez le Kiné ou pour des décisions potentiellement plus lourdes de conséquences comme par exemple vendre notre habitation pour ensuite acheter une autre (avec facteur de risque)…je reste tétanisé à l’idée de prendre la moindre décision (tout constitue une véritable torture morale !). Les jours, les semaines, les mois passent très vite (trop vite)…le fait qu’il y ait urgence au changement constitue une sorte d’effet boule de neige, car je n’aime pas prendre des décisions sur un coup de tête. Le volume des problèmes ne fait que de s’accroître et me désarçonne littéralement. J’ai tenté d’obtenir une aide en me lançant dans de multiples thérapies (10 ans d’échecs auprès de divers psy en tous genres), prise de médocs (anti-dépresseurs, calmants, somnifères)…rien n’y fait, je fais du surplace et je dois avoué ne plus accordé aucune crédibilité dans les approches conventionnelles (psychothérapies, médicaments) et suis à la recherche d’alternatives dont la participation à des groupes de parole et des discussions sur forum. D’ailleurs je suis très lucide face à l’enjeu de notre situation (les psy sont sur ce point unanimement d’accord – Au moins un point de convergence). Pour en terminer sur les psy, à chaque consultation, je prépare minutieusement chacune des entrevues et posent les questions (aux quelles je n’obtiens aucune réponse, ou alors des réponses évasives). Les entrevues sont des monologues, des discussions stériles. Je suis en questionnement complet face à notre devenir et j’ai la lourde tâche de trouver à moi seul les pistes et solutions (Maman ayant déjà abandonnée le combat depuis longtemps car elle crois en la fatalité et estime qu’il est inutile de s’acharner lorsque le destin joue contre vous…je tente de lui dire qu’elle se trompe, mais je dois avouer que je commence sincèrement à y croire aussi !).
2. Causes de cette inertie décisionnelle (selon moi) : Inévitablement je les ai trouvées dans ma petite enfance. La maltraitance physique et psychologique à répétition, le dénigrement de mon père à mon égard (paradoxe dans la mesure où un père doit encourager son fils et non le déprécier l’amenant ainsi en un manque d’estime de soi) ont sorti leurs effets un peu comme une bombe à retardement (+ 30 ans après sa disparition)…cela paraît difficile à comprendre (même les psy ne comprennent pas que 30 ans après, tout refasse surface…ici c’est moi qui ne les comprend pas car eu sont des ‘spécialistes de la santé mentale’).
Un autre exemple révélateur (parmi une multitude d’autres) : Je me souviens à l’âge de 7 ans (1ère primaire), que mon père prenait un malin plaisir à contrôler mon travail scolaire…non pas pour m’aider, mais c’était pour lui un moyen de trouver une faille pour me frapper. A l’école, chaque instituteur avec ses propres exigences (l’un voulait une marge d’1,5 cm à droite et de 2 cm à gauche, l’un l’a voulait en rouge, l’autre en vert,….bref un manière pour travailler notre capacité d’adaptation). Lorsque l’instituteur me donnait un devoir à devoir réaliser, je faisais de mon mieux pour respecter les consignes du professeur…mais le hic, c’est que mon père m’obligeait à faire autrement (selon ses exigences). De crainte d’être roué de coups, j’appliquais donc ses consignes, remettait mon devoir le lendemain à l’instituteur qui me collait un ZERO sur 10 et en retournant à la maison, je ramassais une raclée pour mon résultat ! Moralité : Que je faisais bien ou mal, dans tous les cas j’avais à subir la violence de mon père (si on n’appelle pas cela du sadisme…de quoi s’agit-il alors ?). Il me poussait à la faute pour avoir un prétexte de me tomber dessus ! Cet exemple est bien révélateur de l’explication de la difficulté à prendre des décisions (je m’étonne d’ailleurs d’avoir pu franchir cette difficulté dans ma vie professionnelle).
Un autre exemple : L’éternel nécessité de TOUT justifier (à l’infini)…à défaut de justification…c’était à nouveau les actes de violence.
Un autre élément de réponse est à trouver dans ma profession ainsi que dans ma fonction. En effet, je travaillais dans le domaine de la finance d’entreprises multinationales à des fonctions de cadre où on ne badinait pas avec les erreurs. La finance est le monde de la rigueur (souci du détail), perfectionnisme,…par excellence de sorte que je ne m’accordais zéro erreur, zéro défaut !
Un autre élément de réponse est lié au bilan de vie que j’ai réalisé à l’âge de 40 ans. Je pense avoir toujours réalisé les mauvais choix et ce à tous points de vue. Aujourd’hui, j’en ai 43 et n’ai plus le droit à l’erreur si je veux au moins réaliser la promesse que j’avais faite à Maman, à savoir obtenir sa ‘REVANCHE’ sur notre pénible passé ! Mais la pression est forte…trop forte, car j’ai peur de commettre des erreurs (je ne retirerais donc pas de leçon du passé) et de plus le temps presse.
Un autre élément de réponse : La perte de confiance en tout et tout le monde (car ne me sens pas soutenu !). • Sur le plan amical : J’ai toujours été à l’écoute et disponible pour les autres (ne parvenais pas à dire non) et ce de manière désintéressée (bénévole)…mais ce n’est hélas pas Réciproque. J’ai toujours été entouré de personnes opportunistes qui me jetaient lorsqu’ils avaient obtenu ce qu’ils voulaient ; • Sur le plan sentimental : Ma fragilité impliquait que les relations étaient de courte durée (les filles me qualifiaient de ‘pot de colle’ et n’hésitaient pas à me jeter à leur guise). Toujours des petites attentions (probablement de trop ?). • Sur le plan professionnel : Toujours dévoué pour mon travail, toujours fournis un travail de qualité (récompensé par mes employeurs). Toujours essayer de faire encore et toujours mieux (mettre les limites de plus en plus loin). Je reconnais que j’avais un besoin de reconnaissance…et pour preuve, même si un bonus me faisait plaisir, je préférais de loin le témoignage d’une reconnaissance de ma direction.
• Sur le plan familial : J’ai également donné tout ce que j’ai pu, mais aujourd’hui, force est de constater qu’ils m’ont particulièrement déçu (en particulier du côté paternel), car dans le courant du mois de 02/2011, j’ai éprouvé le besoin d’évoquer la maltraitance que m’a fait subir mon père. Pourtant tous au courant de la situation, ils ont longuement tardé à me répondre (à un courriel que j’avais rédigé), pour finalement (au termes de 6 longs mois) me donner une réponse qui n’en était pas une…c’est-à-dire qu’ils semblaient tous frappés d’une amnésie collective pour bon nombre de faits et ont minimiser quelques rares faits (minimisant ainsi le comportement de mon père). C’est depuis lors que je suis en crise, car ma famille m’a refusée cette forme de reconnaissance…conséquence 1 an d’intense souffrance pour Maman et moi. Je dirais même que cette forme de négationnisme familial (c’est comme les révisionnistes qui nient les actes portés contre la population Juive durant la guère) me font encore plus mal que la souffrance réellement subie par mon bourreau ! 3. Mes attentes : Je ne demande pas la lune, mais simplement des conseils quant à une technique à pouvoir adopter pour espérer mettre fin à cette insoutenable impasse liée à l’inertie décisionnelle. Comment parvenir à fixer les priorités quant elles sont à ce point multiples ? Comment concrétiser un choix (s’y tenir sans changer régulièrement d’avis) ? Autant de questions que je me pose !
Je n’attends pas, à proprement parlé, d’opérer des choix à ma place mais de me donner une technique, des suggestions pour espérer avancer. Opérer les choix à ma place, personne ne peux le faire (ni même les psy)…les conseilleurs ne sont d’ailleurs pas les payeurs !
Les domaines dans lesquels je dois opérer des choix sont : • Me reconstituer un nouveau cercle d’amis (des vrais cette fois-ci et non plus des opportunistes) ; • Parvenir à décrocher cette fameuse ‘REVANCHE’ sur notre passé. Cela passerait essentiellement par un déménagement (vendre la maison dans laquelle on réside actuellement et en acquérir une autre ailleurs) car les murs de cette maison renferment trop de mauvais souvenirs ! Certes, cela ne permettra pas pour autant d’effacer de notre mémoire les traces de ce que nous a fait endurer notre ‘Bourreau’ commun à Maman et à moi, mais cela ne peut être que salutaire ! Cela dans le respect de mon choix, à savoir celui de continuer à cohabiter avec Maman (cet élément est prépondérant, j’ai parlé de notre relation fusionnelle en début de post). Le choix du lieu et du bien devra tenir compte des facilités locales : proximité magasins, moyens de transport, etc…Maman ne possédant pas de permis de conduire. • Choix quant à mon futur professionnel : Si pour l’instant je ne me sens pas apte à affronter un nouveau défi professionnel, il faut quand même y songer ! C’est ce qui explique que je continue à suivre des formations afin de maintenir mes connaissances techniques à jour. Cela étant, je me pose de multiples questions : Suis-je encore fait pour encadrer du personnel ? Travailler pour des multinationales ou pas ? Je pense que non car suis dégoûté de ce qui se passe actuellement (mondialisation, délocalisations, maximisation du profit, etc,…). De plus, je ne suis plus disposé à travailler pour des entreprises avec lesquelles je ne partage pas les mêmes valeurs éthiques (je travaillais dans un secteur particulièrement agressif sur le plan du respect des valeurs éthiques – celui de l’industrie pharmaceutique). Je me projetterais plutôt dans des PME, dans une ONG ou dans le secteur associatif…mais actuellement cela bloque un peu car je dois préalablement me ‘réconcilier’ avec la société. • Plan sentimental : Je ne me sens pas prêt pour une nouvelle ‘aventure sans lendemain’. Les ruptures à répétitions m’ont trop fait mal et j’en garde encore les traces !
4. Complément de réponse aux différentes personnes qui ont réagies sur mon topic : Je vais essayer de répondre de manière individuelle, mais de nombreux d’éléments de réponse figurent déjà dans ce qui précède !
‘KINOU’ Bonjour ‘Kinou’, Tu as raison, j’ai déjà fait le tour de la question et déjà essayé de multiples choses (hélas sans succès). Pour en venir à tes 2 conseils, il y a effectivement des jours où cela va mieux que d’autres, mais c’est de plus en plus rare (je commence à me lasser de persister à déployer de l’énergie pour ne pas parvenir à faire évoluer la moindre chose). Le fait que je me ‘reprenne’ certains jours est lié à ‘l’instinct de survie’ (j’ai le choix entre : Mourir, entraînant par la même occasion Maman ou tenter d’en sortir et c’est ce dernier choix que j’ai effectué jusqu’à présent). Mais combien de temps vais-je encore pouvoir tenir le coup (je prends toujours l’exemple du bon nageur qui a survécu à un naufrage en pleine mer qui fini quand même par couler car pris d’épuisement. Dans ma situation, je tente de sauver Maman de la noyade…pas question de la laisser couler…je préfère couler avec elle !). Nous avons tous deux trop donné et tenu tête à cette vie qui ne nous a pas fait de cadeaux pour maintenant tout laisser aller. De plus, cela reviendrait encore à déclarer gagnant notre bourreau (cette satisfaction là, je ne veux en aucun cas lui donner !). Une autre explication est à trouver dans ma personnalité…je suis entêté (je suis insulaire et d’origine méditéranéenne), j’ai toujours été le plus redoutable lorsque j’étais placé devant l’adversité (je ne dépose jamais les armes…jusqu’au finish ! Tout l’inverse de Maman). Parler des épreuves à affronter, nous le faisons régulièrement avec Maman et tentons de nous en tenir au choix opéré…mais tout comme moi, elle est également confrontée à des fluctuation d’humeur (cela m’arrive plusieurs fois par jour, où je passe d’un état euphorique et vais me lancer dans 1001 choses à un état statique où plus rien ne bouge).
Quant à ta seconde suggestion, je partage également ton avis. Nous débarrasser de tout ce qui évoque notre Bourreau, nous y avons aussi pensé (une partie a d’ailleurs déjà été liquidée)…mais même l’opération terminée, il restera toujours les murs plein de souvenir ! C’est pour cela que nous pensons que déménager serait salutaire. Quant aux toilettes…je dois t’avouer que certains jours nous n’avons même pas la force de nous doucher et de nous habiller (nous le faisons mais toujours de manière forcée). Quant aux blocages psychologique, il est vrai que lorsque nous avons évoqué de déménager, l’idée a traversé l’esprit de Maman qu’elle constituait un obstacle à mon épanouissement (elle culpabilise par rapport au fait de ne pas avoir fondé de famille) et préconisait de vivre séparé….cela je le refuse sans détour. Il est plus que probable que cette crainte de vivre séparé de Maman me bloque, mais cela reste mon choix ! Bien sûre, on me fera remarquer qu’il y a un moment inéluctable (celui de la mort)…j’avoue en avoir conscience et cela me fait terriblement peur. Il est vrai, comme me l’ont fait remarquer certaines personnes que se retrouver seul dans ses vieux jours n’est guère réjouissant, mais je ne peux tout de même pas me mettre avec quelqu’un (la 1ère venue) pour le simple fait d’éviter cette situation de solitude ! J’ai trop été déçu des femmes pour faire cela et comme je ne le cesse de répéter à bon nombre de personnes : « La seule femme qui ne m’a pas trahie, c’est ma mère » !.Merci à toi ‘Kinou'. ‘Phany’ Bonjour Phany,
Donner une liste exhaustive serait fastidieux et ne ferait que m’embrouiller davantage. Aller à l’essentiel, prêter au plus urgent me paraît la meilleure approche ! J’ai énuméré les principaux points ci-avant. Obtenir des conseils spécifiques à chaque problème est une chose pratiquement utopique, car chacun a des idées différentes, un vécu et une manière de ressentir les choses différemment.
Merci à toi Phany,
‘Malicia’ Bonjour Malicia,
Tu as raison, mon perfectionnisme me cause des problèmes, ainsi que mon exigence avec moi-même et envers les autres de sorte que je ne m’autorise aucune ‘fausse note’. Mais ainsi a été forgé mon caractère (je n’y peux rien). A un moment donné, je me suis même poser la question de savoir si je devais en arriver à changer ma propre personnalité (en quelque sorte me dépersonnaliser)…mais ce serait contre nature et contre mais principes. Un jour j’ai dit à mon patron que le jour où on me demanderait d’effectuer des choses contre mon éthique…je préfèrerais quitter l’entreprise (même si on me proposait une augmentation de salaire). Je me suis toujours battu pour un certain idéal et toujours combattu toute forme d’hypocrisie (c’est en cela que je me sens fort différent des autres). Sur le volet ‘reconnaissance’, tu as encore raison…toute ma vie j’ai cherché à donner de mon mieux (de sans cesse mettre la barre plus haut), mais l’explication tu l’auras trouvée dans mon récit ci-avant (‘Mon père’ qui ne cessait de me dévaloriser). Quand j’avais un chagrin d’amour, je me réfugiais dans le travail et m’investissait sans compter les heures prestées (normal j’étais cadre), pas un w-e, un moment de distraction. Cela faisait naturellement l’affaire de mes boss qui trouvaient en moi le collaborateur de référence ! Je préférais un compliment qu’un bonus. La reconnaissance j’ai également tenté de l’obtenir de ma famille par rapport aux souffrances que nous a fait endurer mon père (ils me l’ont refusée !). J’ai effectivement une forte personnalité (tu as à nouveau raison), cela s’explique par le fait qu’après la disparition de mon ‘bourreau’, je me suis juré de ne plus jamais me laisser marcher sur les pieds par qui que ce soit. Je suis effectivement une sorte de ‘tête brûlée’, je n’abandonne pas facilement un combat (surtout quand il s’agit d’une cause juste !). A titre d’exemple, j’ai défendu plusieurs collaborateurs menacés de licenciement en prenant ainsi le risque de me mettre ma propre direction à dos. Mais cela s’est retourné contre moi et le pire c’est que ces personnes dont j’ai pris la défense ont été totalement ingrates avec moi (ni un merci, ni même un prise de contact pour prendre de mes nouvelles). C’est choquant. Dans mon dernier emploi (industrie pharmaceutique), j’ai régulièrement été isolé pour combattre des pratiques marketing jugées non éthiques (c’était pourtant mon rôle de ‘garde-fou’ en tant que gestionnaire de la Finance). J’ai toujours été du côté des plus vulnérables, régulièrement pris leur défense mais je reste profondément déçu du retour ! Aussi, j’en arrive à tout remettre en question, et notamment ma relation avec autrui… faut-il être ‘mauvais’ pour être respecté dans cette société ? Je pense sincèrement que ‘OUI’…mon expérience de vie m’a démontré que l’honnêteté et l’intégrité ne payent pas. Cela me cause donc un sérieux problème, car ne parviens plus à adhérer aux normes édictées par cette société ! Même si je te remercie pour tous ces compliments, je ne me considère pas comme quelqu’un de très intelligent…je n’ai aucun mérite…c’est mon parcours de vie qui m’a amené a développer mon sens de l’analyse. Il est également vrai que je suis sensible…l’explication réside une nouvelle fois dans mon parcours de vie, de plus je me suis toujours juré de tout mettre en œuvre pour ne pas ressembler à mon ‘Bourreau’. Sur le plan émotif, j’ai tout pris de Maman (heureusement). J’ai effectivement besoin d’écoute, d’amour, et éprouve le besoin de retrouver une ‘paix intérieure’…mais cela ne sera possible que si Maman y parvient également (j’ai toujours dit : « Soit en s’en sort tous les 2, soit personnes ne s’en sortira », c’est pour moi une forme de pression que je mets sur Maman pour l’inciter à poursuivre le combat ((c’est donnant-donnant). En ce qui concerne l’écoute, force est de constater que j’ai toujours été disponible et à l’écoute de tout le monde (j’ai toujours fait passer les intérêts des autres avant les miens), mais n’obtient pas de retour ce qui provoque en moi un profonde frustration, à un point tel que je commence à devenir de moins en moins sensible face à la détresse d’autrui (j’y suis contraint, pour me protéger). Du côté des psy, oublions l’aspect écoute…comme expliqué ci-avant, nos entrevues prennent l’allure d’un monologue, je les trouve souvent non réceptif et me sens incompris…je trouve en revanche une bonne écoute auprès des gens que je fréquente dans les groupes de parole ou au travers de ce forum.
Merci à toi Malicia,
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’Saad’ Bonjour Saad,
C’est très exactement ce que tu soulignes…tout a refait surface il y a environ 1 an (c’est ce que j’appelle l’effet boumerang ou la bombe à retardement). La non reconnaissance des faits que j’ai relatés dans un courriel adressé à mon oncle (le plus jeune des frères de mon père) m’a terriblement affecté (cela m’a fait plus mal que la maltraitance même !). C’était d’autant plus inacceptable que cet oncle à lui-même vécu la tirannie de son frère. Je n’attendais pas de sa part quelconque accusation contre son frère, ni même des excuses pour le mal enduré (car il ne peut être tenu pour responsable des actes de son frère), mais simplement un timide reconnaissance qui m’aurait permis de tourner la page. Plutôt que de gérer cette demande de manière courte et diplomate, il n’a pas trouvé mieux que de tout répandre dans la famille alors que je lui avait expressément demandé que cette discussion reste entre nous. Il ne s’est donc pas seulement contenté de minimiser les faits en disant que mon père avait parfois la main lourde et la voix haute, il m’a en effet trahi en violant ma volonté de garder cela en secret (causant ainsi un froid généralisé dans la famille). Pour la suite de ton analyse, je ne comprends pas bien : Tu sembles dire qu’il faut oublier le passé (ne pas continuer à ressasser) si je veux évoluer et espérer avoir une revanche sur notre passé. Mais en même temps tu reconnais que je devrais obligatoirement passer par un conflit pour y parvenir. Tu sais, lors d’une consultation chez une psychologue (que j’ai décidée de laisser tomber), elle m’a fait remarquer que je ne pouvais espérer avancer si je persistais à entretenir la mémoire de mon père en parlant en permanence de lui. Je lui ai répondu que c’était plus vite dit que fait, car on ne pouvais tout de même pas comparer un cerveau humain au disque dur d’un ordinateur (dans un disque dur d’ordinateur, on peut tout reformater ce qui efface complètement l’espace de mémoire, mais chose impossible pour un cerveau humain !). Cela étant, elle m’a dit que continuer à parler de mon père signifierait accepter de continuer à souffrir et lui permettre d’avoir été gagnant jusqu’à la fin de notre vie à Maman et moi-même….en cela, je pense qu’elle avait raison !
Pourrais-tu repréciser le fond de ta pensée ?
Merci à toi Saad,
Voilà, je regrette d’avoir eu à avoir quelque peu tardé à réagir et de vous imposer maintenant ce long post…mais la complexité de ma situation ne m’a guère laissé le choix ! J’attends vos réactions et excusez-moi encore de ne pas parvenir à maintenir une cadence de réaction normale (comme expliqué, je fonctionne au ralenti)…désolé également pour les multiples fautes de frappe, d’orthographe…mais je n’ai plus l’énergie de concentration suffisante !
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|  | | Norset
Messages: 2208 Date d'inscription: 31/07/2011 Age: 45
 | Sujet: Re: Appel à l'aide : Besoin de conseils urgents face à mon problème d'inertie décisionnelle Ven 25 Nov 2011 - 18:00 | |
| Luigi je viens de faire une première lecture et j'ai retrouvé dans ton poste des éléments communs de nos vies. Tu le sais parce que nous en avons longuement parlé, inceste et violence faites sur un gamin sont les mêmes abominations, d'ailleurs je viens de lire une description d'une de tes violences que t'as subis elle est sans nom!! J'ai gardé mon sang froid tout de même car l'heure n'est pas à la tristesse car déjà en parler c'est guérir somme toute un peu. Comme tu le sais je suis à un stade un peu plus avancé dans la réflexion de mon propre passé, je suis passé de la réflexion aux actes. Le cheminement a été long plus de trente ans comme toi. Je vais tenter dans un autre poste de te porter quelques éléments qui puisse t'aider à moins tergiverser dans ton inertie décisionnelle. Tu le sais aussi bien que moi, certaines décision ne sont pas facile à prendre à cause de cette racine qui nous retiens dans notre enfance c'est pourquoi, cette racine il va falloir la couper. Allez garde courage et à bientôt Norset |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Appel à l'aide : Besoin de conseils urgents face à mon problème d'inertie décisionnelle Dim 27 Nov 2011 - 19:20 | |
| | Citation: | Un autre exemple révélateur (parmi une multitude d’autres) : Je me souviens à l’âge de 7 ans (1ère primaire), que mon père prenait un malin plaisir à contrôler mon travail scolaire…non pas pour m’aider, mais c’était pour lui un moyen de trouver une faille pour me frapper. A l’école, chaque instituteur avec ses propres exigences (l’un voulait une marge d’1,5 cm à droite et de 2 cm à gauche, l’un l’a voulait en rouge, l’autre en vert,….bref un manière pour travailler notre capacité d’adaptation). Lorsque l’instituteur me donnait un devoir à devoir réaliser, je faisais de mon mieux pour respecter les consignes du professeur…mais le hic, c’est que mon père m’obligeait à faire autrement (selon ses exigences). De crainte d’être roué de coups, j’appliquais donc ses consignes, remettait mon devoir le lendemain à l’instituteur qui me collait un ZERO sur 10 et en retournant à la maison, je ramassais une raclée pour mon résultat ! Moralité : Que je faisais bien ou mal, dans tous les cas j’avais à subir la violence de mon père (si on n’appelle pas cela du sadisme…de quoi s’agit-il alors ?). Il me poussait à la faute pour avoir un prétexte de me tomber dessus ! Cet exemple est bien révélateur de l’explication de la difficulté à prendre des décisions (je m’étonne d’ailleurs d’avoir pu franchir cette difficulté dans ma vie professionnelle).
Un autre exemple : L’éternel nécessité de TOUT justifier (à l’infini)…à défaut de justification…c’était à nouveau les actes de violence.
Un autre élément de réponse est à trouver dans ma profession ainsi que dans ma fonction. En effet, je travaillais dans le domaine de la finance d’entreprises multinationales à des fonctions de cadre où on ne badinait pas avec les erreurs. La finance est le monde de la rigueur (souci du détail), perfectionnisme,…par excellence de sorte que je ne m’accordais zéro erreur, zéro défaut!
Un autre élément de réponse est lié au bilan de vie que j’ai réalisé à l’âge de 40 ans. Je pense avoir toujours réalisé les mauvais choix et ce à tous points de vue. Aujourd’hui, j’en ai 43 et n’ai plus le droit à l’erreur si je veux au moins réaliser la promesse que j’avais faite à Maman, à savoir obtenir sa ‘REVANCHE’ sur notre pénible passé ! Mais la pression est forte…trop forte, car j’ai peur de commettre des erreurs (je ne retirerais donc pas de leçon du passé) et de plus le temps presse. |
Comme vous le dites, ces exemples sont très révélateurs quant à votre problème à prendre des décisions. Vous avez grandi avec la pensée qu'une décision est égale à un acte très important et dangereux pour vous-même.
Le fait que vous deviez rapidement rembourser l'emprunt, le fait de travailler dans un domaine exigeant, ne serait-ce pas comme une drogue qui procure de l'adrénaline? Dans ces moments là, vos pensées étaient peut-être bien trop occupées par ce travail et les efforts que vous y mettiez?
| Citation: | Quand j’avais un chagrin d’amour, je me réfugiais dans le travail et m’investissait sans compter les heures prestées (normal j’étais cadre), pas un w-e, un moment de distraction. | (une de vos phrases un peu plus loin qui semblerait déjà répondre à ma question) Maintenant que vous avez du temps pour vous, vous vous retrouvez face à votre passé que vous n'avez pas encore vaincu, dont vous n'y avez pas réellement réfléchi dessus? Tout vous revient en pleine face, vos souffrances, ces évènements particuliers.
Maintenant que vous avez fait votre bilan, pourquoi pensez-vous que vous avez toujours fait les mauvais choix? Regrettez-vous quelque chose?
| Citation: | • Sur le plan amical : J’ai toujours été à l’écoute et disponible pour les autres (ne parvenais pas à dire non) et ce de manière désintéressée (bénévole)…mais ce n’est hélas pas Réciproque. J’ai toujours été entouré de personnes opportunistes qui me jetaient lorsqu’ils avaient obtenu ce qu’ils voulaient |
Pensez-vous que cette manière d'aider les gens est saine? Toujours répondre présent, ne pas savoir dire non. Pensez-vous que dire "non" à une personne reviendrait à ne pas s'intéresser à elle? Vous ont-ils demandé de penser à eux et rien qu'à eux, en vous oubliant totalement?
| Citation: | | Je suis effectivement une sorte de ‘tête brûlée’, je n’abandonne pas facilement un combat (surtout quand il s’agit d’une cause juste !). A titre d’exemple, j’ai défendu plusieurs collaborateurs menacés de licenciement en prenant ainsi le risque de me mettre ma propre direction à dos. Mais cela s’est retourné contre moi et le pire c’est que ces personnes dont j’ai pris la défense ont été totalement ingrates avec moi (ni un merci, ni même un prise de contact pour prendre de mes nouvelles). C’est choquant. |
Il est bon de défendre ses valeurs, cependant ce sont vos collaborateurs: se sont-ils tournés vers vous pour une aide de votre part?
| Citation: | Faut-il être ‘mauvais’ pour être respecté dans cette société ? Je pense sincèrement que ‘OUI’…mon expérience de vie m’a démontré que l’honnêteté et l’intégrité ne payent pas. Cela me cause donc un sérieux problème, car ne parviens plus à adhérer aux normes édictées par cette société ! En ce qui concerne l’écoute, force est de constater que j’ai toujours été disponible et à l’écoute de tout le monde (j’ai toujours fait passer les intérêts des autres avant les miens), mais n’obtient pas de retour ce qui provoque en moi un profonde frustration, à un point tel que je commence à devenir de moins en moins sensible face à la détresse d’autrui (j’y suis contraint, pour me protéger). |
L'honnêteté et tout aussi important que le mensonge, c'est sa façon d'être utilisée qui fait la différence. Face à une personne dont les jours sont comptés, lui diriez-vous la vérité? Personnellement je dirais que tout dépend de la personnalité de celle-ci (anxieuse ou non ...) et de la situation dans laquelle elle se trouve. De plus, j'ai remarqué que certaines personnes étaient fermées à tout débat, ou bien réticente à une quelconque "bonne" valeur, pourquoi? tout simplement parce que ça renvoie celle-ci face à ses erreurs/ses faiblesses.
Vous n'obtenez pas de retours, cela signifie que vous aidiez les autres en attente d'un retour et non bénévolement? Certaines personnes n'apprécient pas qu'on les aide alors qu'ils n'ont rien demandé: c'était libre à toi de les aider ou non, et ils sont libres de ne pas te rendre la pareille s'ils ne se sont pas sentis "en demande d'aide".
| Citation: | Les domaines dans lesquels je dois opérer des choix sont : • Me reconstituer un nouveau cercle d’amis (des vrais cette fois-ci et non plus des opportunistes) ; • Parvenir à décrocher cette fameuse ‘REVANCHE’ sur notre passé. Cela passerait essentiellement par un déménagement (vendre la maison dans laquelle on réside actuellement et en acquérir une autre ailleurs) car les murs de cette maison renferment trop de mauvais souvenirs ! Certes, cela ne permettra pas pour autant d’effacer de notre mémoire les traces de ce que nous a fait endurer notre ‘Bourreau’ commun à Maman et à moi, mais cela ne peut être que salutaire ! Cela dans le respect de mon choix, à savoir celui de continuer à cohabiter avec Maman (cet élément est prépondérant, j’ai parlé de notre relation fusionnelle en début de post). Le choix du lieu et du bien devra tenir compte des facilités locales : proximité magasins, moyens de transport, etc…Maman ne possédant pas de permis de conduire. |
Et si vous décriviez ici ou sur une feuille ce que vous voudriez, et qu'ensuite vous faites appel à un professionel de l'immobilier pour qu'il puisse vous donner des adresses, maisons à visiter?
| Citation: | • Choix quant à mon futur professionnel : Si pour l’instant je ne me sens pas apte à affronter un nouveau défi professionnel, il faut quand même y songer ! C’est ce qui explique que je continue à suivre des formations afin de maintenir mes connaissances techniques à jour. Cela étant, je me pose de multiples questions : Suis-je encore fait pour encadrer du personnel ? Travailler pour des multinationales ou pas ? Je pense que non car suis dégoûté de ce qui se passe actuellement (mondialisation, délocalisations, maximisation du profit, etc,…). De plus, je ne suis plus disposé à travailler pour des entreprises avec lesquelles je ne partage pas les mêmes valeurs éthiques (je travaillais dans un secteur particulièrement agressif sur le plan du respect des valeurs éthiques – celui de l’industrie pharmaceutique). Je me projetterais plutôt dans des PME, dans une ONG ou dans le secteur associatif…mais actuellement cela bloque un peu car je dois préalablement me ‘réconcilier’ avec la société. |
Sortant d'une mauvaise période, j'ai moi-même beaucoup de difficultés à sortir, être en contact direct ou non avec des gens, ressentir leurs présences autour de moi. Cependant je ne pouvais pas rester sans boulot indéfiniment, j'ai donc commencé avec un contrat à temps partiel (un peu moins même). Maintenant, j'arrive à aller au travail sans trop de stress, et dans pas longtemps, mes heures seront augmentées (j'ai eu un nouveau contrat).
Est-ce une solution qui mériterait réflexion de votre part? ou bien pensez-vous que cela est bien trop bas par rapport à vos compétences? D'autant plus que cela vous permettrait de vous remettre petit à petit dans le bain.
| Citation: | | Parler des épreuves à affronter, nous le faisons régulièrement avec Maman et tentons de nous en tenir au choix opéré…mais tout comme moi, elle est également confrontée à des fluctuation d’humeur (cela m’arrive plusieurs fois par jour, où je passe d’un état euphorique et vais me lancer dans 1001 choses à un état statique où plus rien ne bouge). |
Votre souffrance est tellement intense que tout vous semble comme une "épreuve"? Vous me semblez totalement prisonniers dans votre passé. Arrivez-vous à vous détacher de ce passé bien trop encombrant pour revenir à la réalité du moment présent qui est bien différente?
| Citation: | Dans ma situation, je tente de sauver Maman de la noyade…pas question de la laisser couler…je préfère couler avec elle !. Nous avons tous deux trop donné et tenu tête à cette vie qui ne nous a pas fait de cadeaux pour maintenant tout laisser aller. Quant aux blocages psychologique, il est vrai que lorsque nous avons évoqué de déménager, l’idée a traversé l’esprit de Maman qu’elle constituait un obstacle à mon épanouissement (elle culpabilise par rapport au fait de ne pas avoir fondé de famille) et préconisait de vivre séparé….cela je le refuse sans détour.
Sur le plan émotif, j’ai tout pris de Maman (heureusement). J’ai effectivement besoin d’écoute, d’amour, et éprouve le besoin de retrouver une ‘paix intérieure’…mais cela ne sera possible que si Maman y parvient également (j’ai toujours dit : « Soit en s’en sort tous les 2, soit personnes ne s’en sortira », c’est pour moi une forme de pression que je mets sur Maman pour l’inciter à poursuivre le combat ((c’est donnant-donnant). |
Tout comme vous le dites, un père est sencé valoriser son enfant et non le contraire. Qu'en est-il d'une mère? ne pensez-vous pas qu'elle vous aime et qu'elle voudrait votre bonheur? Ne pensez-vous pas qu'en étant heureux de votre côté, cela la soulagerait, et ainsi elle pourra se réjouir de voir son fils en bonne forme malgré le passé qu'elle vous a fait "subir"? (ici je m'avance, mais je pense bien que comme chaque mère, elle se sent responsable de n'avoir "rien" pu faire pour vous sortir des griffes de cet homme).
La pression que vous mettez sur votre mère, ne pensez-vous pas que c'est égoïste? j'entends par là que chacun avance à son rythme. Comme une sorte de punition/chantage, malgré le fait que ce soit avec un bon fond: vous voulez qu'elle soit bien. Un bon fond mais une mauvaise façon d'agir?
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|  | | poupeeratatouille Modérateur

Messages: 1770 Date d'inscription: 25/09/2011 Age: 50 Localisation: région PACA
 | Sujet: Re: Appel à l'aide : Besoin de conseils urgents face à mon problème d'inertie décisionnelle Dim 27 Nov 2011 - 21:47 | |
| Je n'ai plus rien à ajouter après Mr Bear. Tout ce que je pensais vous dire, Mr Bear l'a dit. En médecine, votre état serait appelé état décompensatoire. Vous décompenser après le refus de reconnaissance de votre oncle. Une autre chose importante à mes yeux : recentrer la responsabilité. Je m'explique ; votre père est responsable de son ignominie, c'est lui qui en est la source, et nul autre ! Mais vous, n'êtes-vous pas responsable de votre ressenti et surtout de ce que vous en faîtes en retour. Votre ressenti est légitime, mais réfléchissez à ceci : " Si je pense que ce que je fais et ressens se passe à cause de l'autre, cela implique que je n'y pourrai jamais rien". "Si, au contraire, je comprends que c'est à cause de moi, j'y peux enfin quelque chose. Cette responsabilité de soi est un gage de liberté pour soi. L'autre est responsable de ce qu'il a fait, moi je suis responsable de ce que j'en fais".
Vous optez pour la première phrase, et votre père dans sa mort continue son contrôle et sa perversité sur vous. Vous opter pour la deuxième phrase, et vous prenez les commandes.
Que choississez-vous ?
Je comprend la colère, elle est indispensable dans un premier temps. La haine, faites attention, c'est à vous que vous ferez le plus de mal : c'est une amie perfide ! C'est son souffle, je l'entend, qui porte vos propos. Ce n'est pas dans la guerre que vous trouverez la paix, ni même des idées constructives. Nourrissez-vous de "revanche", et elle vous étouffera. Vous vous éloignez de vous ! Faites attention...
_________________ Soyez votre propre lampe, votre île, votre refuge. Ne voyez pas de refuge hors de vous-même. Bouddha |
|  | | poupeeratatouille Modérateur

Messages: 1770 Date d'inscription: 25/09/2011 Age: 50 Localisation: région PACA
 | Sujet: Re: Appel à l'aide : Besoin de conseils urgents face à mon problème d'inertie décisionnelle Lun 28 Nov 2011 - 7:52 | |
| Allez à la rencontre de l'enfant que vous avez été, de sa souffrance, de son ressenti, remontez à votre propre soure. Reconnaissez cet enfant, reconnaissez sa souffrance. Cette validation est indispensable. Elle seule est capable de renverser la situation dans laquelle vous vous trouvez.
Et s'il vous plaît, faites attention à vos propos lorsque vous répondez au post d'une jeune femme dans ce forum. Vous y disiez des choses vraies mais vous lui avez soufflé à l'oreille qu'elle se "devait" de prendre sa revanche... Vous entrez dans sa bulle, n'allez pas y déverser des réflexions qui n'appartiennent qu'à votre histoire et ce que vous voulez bien en faire. Vous n'avez pas d'armée à lever ! Alors, maîtrisez-vous... _________________ Soyez votre propre lampe, votre île, votre refuge. Ne voyez pas de refuge hors de vous-même. Bouddha |
|  | | poupeeratatouille Modérateur

Messages: 1770 Date d'inscription: 25/09/2011 Age: 50 Localisation: région PACA
 | Sujet: Re: Appel à l'aide : Besoin de conseils urgents face à mon problème d'inertie décisionnelle Lun 28 Nov 2011 - 13:58 | |
| Erreur de frappe : "votre propre source" sur le post précédent. _________________ Soyez votre propre lampe, votre île, votre refuge. Ne voyez pas de refuge hors de vous-même. Bouddha |
|  | | Norset
Messages: 2208 Date d'inscription: 31/07/2011 Age: 45
 | Sujet: Re: Appel à l'aide : Besoin de conseils urgents face à mon problème d'inertie décisionnelle Lun 28 Nov 2011 - 17:51 | |
| Bonjour Luigi, je viens une fois de plus de relire, comme nous en avons longuement parlé déjà sur MP ce sont les mêmes mots, les mêmes sentiments. Mais hélas toujours pas de solution en vue. | Citation: | Bref, c’était une espèce de ‘pervers narcissique’, doté d’une intelligence supérieure à la moyenne (malgré son absence de scolarité) et particulièrement adroit pour nous faire du mal en cachette.
|
C'est ce qui caractérise la perversité, ma pseudo mère était aussi dotée de cette forme d'intelligence malgré son absence de scolarité, (Je pense que elle aussi a été touchée directement par l'inceste) Mon pseudo père lui était très brillant et cultivé, école du clergé, (Pédophilie?) Vois tu l'inceste tout comme la violence faite à son enfant vient de la propre histoire de l'enfance. Je ne cherche pas ici à excuser ton père, (ni mes pseudos parents) car ce qu'il a fait subir à ta maman et à toi n'as pas de nom, j'insiste bien là dessus. Connaît tu son enfance ?
| Citation: | Dieu sait si à 12 ans, la tentation est grande de faire des conneries et de prendre le mauvais chemin. Au lieu de cela, je me suis investi dans les études de commerce…je n’ai jamais connu l’échec scolaire, ni même une seconde cession. Après avoir obtenu mon BAC, j’ai entamé des études supérieures en Finance où j’ai au terme de ces études été brillamment diplômé avec la mention distinction et j’ai rapidement commencé à travailler….c’était urgent,
| Tu n'as pas eu d'enfance finalement mais tu as pris le bon chemin, celui des études voulant avancer vite et fort. Tu es quelqu'un de brillant qui a développer un mécanisme intellectuel tout comme moi. Être une sorte de surdoué des études ce qui était mon cas, si pour ma part, mon passé ne m'avait pas rejoint à l'internat du lycée j'aurais obtenu mon bac à 15 ans. Ce n'est pas ici se vanter et de comparer la force de l'intelligence c'est simplement dire que ce sont les ignominies que nous avons subis qui nous ont conduit à développer en nous ce mécanisme de défense. Plus nous avons souffert et plus nous nous sommes investi ardemment dans les études. Pour moi c'était les maths, la physiques la chimie. Bac scientifique que finalement je n'ai jamais eu. Tu parles ici d'urgence à tout vouloir mettre en place travailler au plus vite. Ici je vais te parler de quelque chose de particulier. Pour moi, ma vie est partie dans la délinquance alors que j'étais en première au lycée, vite faire ma vie, mais hélas pas la bonne. Mon intelligence était uniquement centrée à la survie dans la rue. J'étais doué en tout. (J'ai par exemple développé une acuité visuelle nocturne due à mon instinct de survie) Une intelligence différente, la tienne est analytique la mienne intuitive. Prendre une décision rapide sans approfondir le raisonnement simplement parce que ma première solution était souvent la bonne et même si j'ai déraillais. Plus tard lorsque je me suis réhabilité, cette intelligence intuitive m'a permis de reprendre quelques études dans un tout autre domaine et là, je me débrouillais bien. Ton intelligence est très poussée,très analytique, tu as grandi dans l'urgence, je vais comparé si tu me le permet cela à un jeux vidéo que tu dois certainement connaître. J'ai passé un test QI bon la mesure du QI n'est ici que subjective. Par contre ce qui s'est révélé c'est la rapidité avec laquelle j'ai répondu aux quelques cent cinquante questions. J'ai mis moins d'une heure à répondre à toutes les questions Là ou la majorité des personnes mettent une heure trente à deux heures. J'ai développé en moi tout comme toi je suppose une sorte de syndrome, il s'appelle le Tetris. C'est ce jeu ou les petites briques de formes différentes descendent de plus en plus vite et tu dois les agencer pour que ces cubes forment une ligne qui disparaît lorsque elle est terminée, si tu te trompes le mur grandi et tu finis par perdre. Tu as donc agencé ces briques de manière frénétique les lignes disparaissaient au fur et à mesure et puis un cube à la mauvaise place et le mur percé de trou grandi un peu et puis une autre ligne incomplète faisant encore grandir le mur et puis game over ! Je ne plaisante pas Luigi, je suis très sérieux, c'est ce qui ressort de mes diverses psychothérapie et comme ta vie est comparable à la mienne c'est ce que j'en déduit. Depuis tu es dans l'impasse, incapable de redémarrer une nouvelle partie. Ce que tu appelle l'inertie décisionnelle. C'était mon cas aussi, en quelque sorte ce mur c'est ton passé, il a grandi, ces petits cubes ce sont des fragments de ce passé. Tu le dis encore ici.
| Citation: | C’est pourquoi, une fois diplômé, il était urgemment temps de travailler pour aider Maman et ainsi espérer sauver notre maison (à défaut de quoi nous nous serions retrouvé dans la rue).
dans le monde du travail ensuite (monde comparable à celui d’une jungle où l’on est sans cesse mis sous pression, placé devant des objectifs de performance et à devoir encadrer des collaborateurs, à prendre des décisions de grande importance et dans des délais toujours de plus en plus court),
|
Le jeu de tetris, la jungle la survie.
| Citation: | Quant au plan sentimental, je ne me sens pas prêt pour affronter une nouvelle rencontre (échecs répétés et perte de confiance totale).
|
Cette confiance reviendra un jour
| Citation: | Je suis donc exclu socialement, n’ai plus aucun ami car notre société ne fréquente pas volontiers les personnes dépressives (peur de contagion sans doute ?).
|
C'est hélas le lot de tout ceux toucher par la dépression. Dessocialisation, marginalité. Nous ressentons cela comme un constat d'échec qui vient renforcer un sentiment d'injustice. Quand a cette revanche sur ce passé c'est une fausse piste car moi même je le comprend. Notre passé est vraiment derrière ou bien encore un peu présent donc ce n'est pas une revanche sur le passé, c'est une construction vers l'avenir qu'il faut entreprendre. Voilà j'arrête là pour l'instant Luigi. Courage |
|  | | Norset
Messages: 2208 Date d'inscription: 31/07/2011 Age: 45
 | Sujet: Re: Appel à l'aide : Besoin de conseils urgents face à mon problème d'inertie décisionnelle Jeu 1 Déc 2011 - 21:23 | |
| Luigi, je vais rejoindre poupéeratatouille et Mr bear. Ils expliquent mieux que moi mon ressenti elle explique ces choses que je n'arrive pas à exprimer clairement. Il faut que ta colère s'éteigne, que tu reprennes le contrôle de toi, retrouver la confiance ne peut se faire que dans la sérénité et non dans un esprit de revanche. Reprendre confiance c'est écouter les divers conseils ici ou ailleurs et choisir celui qui te conviens le mieux, celui qui correspond le mieux à tes aspiration. [justify] |
|  | | LUIGI
Messages: 26 Date d'inscription: 13/08/2011
 | Sujet: Re: Appel à l'aide : Besoin de conseils urgents face à mon problème d'inertie décisionnelle Sam 3 Déc 2011 - 19:31 | |
| Bonjour Mr. Bear,
C’est avec un peu de retard que je réagis au post que vous avez eu l’amabilité de m’envoyer en réponse à mon topic….je m’excuse d’avoir mis du temps à répondre à vous ainsi qu’à d’autres personnes mais je vis au ‘ralenti’. Je suis particulièrement déstabilisé de ces temps ci (cela fait d’ailleurs plusieurs semaines, de fatigue intense, de manque de concentration, d’angoisse…bref tout les effets secondaires qui accompagnent un dépression – semble-t-il devenue chronique si je m’en réfère au dernier entretien que j’ai eu avec mon neuro-psychiatre). J’ose espérer que cette inertie réactive (comme si la décisionnelle ne me suffisait pas) ne soit pas interprétée par les intervenants sur mon forum comme une attitude désinvolte, car ce n’est nullement dans mes intentions !
Voilà, je vais tenter de réagir aux différents éléments de réflexion que vous m’avez apporté. Citation : Comme vous le dites, ces exemples sont très révélateurs quant à votre problème à prendre des décisions. Vous avez grandi avec la pensée qu'une décision est égale à un acte très important et dangereux pour vous-même.
Le fait que vous deviez rapidement rembourser l'emprunt, le fait de travailler dans un domaine exigeant, ne serait-ce pas comme une drogue qui procure de l'adrénaline? Dans ces moments là, vos pensées étaient peut-être bien trop occupées par ce travail et les efforts que vous y mettiez?
Votre remarque est très pertinente…vous avez bien compris que ce problème d’inertie décisionnelle a marqué toute ma vie et ce dans tous domaines, si ce n’est qu’au niveau professionnel, assez paradoxalement, je parvenais à prendre des décisions rapidement (certes en prenant la peine de minimiser au maximum le facteur risque – même si j’étais conscient que le risque ‘zéro’ n’existait pas) mais j’étais acculé à prendre des décisions importantes (rapidement – vu les ‘dead-lines très court imposés par la maison mère) au regard de ma fonction clef dans l’entreprise pour avoir la lourde charge du département Financier. C’était effectivement comme une sorte d’adrénaline qui me mettait une telle pression et me permettait d’atteindre les objectifs qui m’étaient assignés. J’étais effectivement totalement dans mes pensées professionnelles, travaillais sans relâche, sans compter ses heures, ne m’accordais aucun moment de distraction (bref ce qu’un patron attend de ses cadres), mais je continuais à m’investir car c’est au travers de mon travail que je parvenais à démontrer mes capacités à réaliser des choses (à les mener à leur termes et ce avec succès). Bref il fallait (une fois de plus) y voir une relation avec mon enfance et le fait que mon père ne cessait de me dévaloriser. Un jour (en 2005) alors que j’étais en plein séminaire dans une de nos filiales à Prague, j’ai subitement était tétanisé…plus moyen de me concentrer sur les propos de l’orateur et j’étais soudainement pris d’une terrible sensation d’angoisse inexpliquée. J’ai fait comme si rien n’était car j’étais juste assis à côté de mon supérieur hiérarchique. J’étais en plein questionnement : Que fais-tu ici ? Est-ce que tu es encore fait pour ce métier ? S’investir à un tel point dans mon boulot au point de renoncer à avoir une vie privée, cela a-t-il un sens ? Qu’as-tu fait durant toutes ces années ? De quoi sera fait ton futur (sachant qu’aujourd’hui on peu être au top dans l’échelle sociale/professionnelle et demain fichu à la porte sans motif valable, mais tout simplement parce que c’est un caprice de l’actionnaire ? Je pensais à Maman, à la vie que nous avions menée, Etc,… Bref cette angoisse m’a poursuivie durant tout le séminaire au point que je ne parvenais plus à communiquer avec les autres personnes, m’isolais dans la chambre d’hôtel en prétextant que j’étais souffrant….cela étant j’ai pu lire sur le visage des participants qu’ils avaient ressenti que quelque chose se passait en moi sans pour cela savoir ce qui se tramait dans ma tête. En parlant du fait que je me réfugiais dans mon travail lorsque j’étais confronté à un chagrin d’amour : Citation: (une de vos phrases un peu plus loin qui semblerait déjà répondre à ma question) Maintenant que vous avez du temps pour vous, vous vous retrouvez face à votre passé que vous n'avez pas encore vaincu, dont vous n'y avez pas réellement réfléchi dessus? Tout vous revient en pleine face, vos souffrances, ces évènements particuliers.
Maintenant que vous avez fait votre bilan, pourquoi pensez-vous que vous avez toujours fait les mauvais choix? Regrettez-vous quelque chose?
Il est vrai que le fait d’avoir à présent plus de temps pour moi implique que j’ai aussi plus de temps pour survoler ‘l’album photo’ du passé et en dresser un bilan. Le résultat est consternant, un échec à tous points de vue, car même là où j’avais pu exceller (dans ma vie professionnelle), me voilà à présent jeté comme un clinex (pour la seconde fois) pour des motifs totalement étranger à la qualité de mon travail (simplement par suite de restructuration, d’opérations de fusion,…) alors que j’avais tant donné (sans compter) pour l’entreprise qui m’employait. A votre question de savoir pour quelle raison j’ai l’impression d’avoir toujours fait les mauvais choix. J’ai une ébauche d’explication. En réalité, tout ce que j’ai pu faire dans mon existence se justifie par le fait que je voulais ABSOLUMENT prouver aux yeux des autres (mais surtout de Maman) que je n’étais pas le petit être imbécile (image que voulais projeter mon ‘Bourreau’). J’ai fais des études (que j’ai réussies brillement) me conduisant vers une profession où le degré d’exigence était très élevé. J’ai toujours été d’une extrême sociabilité (mais excessive) car je faisais toujours passer les besoins des autres avant de penser aux miens. Offrais une énorme disponibilité, gratuitement, faisait preuve d’une grande générosité face aux plus vulnérables et n’attendais rien en retour…si ce n’est qu’on me rende l’ascenseur lorsque l’occasion se présentait. Hélas, de manière systématique, une fois qu’on avait obtenu de moi ce qu’on voulait, on me jetais comme une vieille chaussette et on coupait les ponts avec moi….pour les plus futés d’entre-eux, ils n’hésitaient pas à revenir vers moi 2 ou 3 ans plus tard pour de nouvelles demandes (en faisant semblant comme si rien n’était), et moi ‘stupide idiot’ que j’étais je continuer à m’investir pour ces gens car ne parvenais pas à dire NON. Sur le plan sentimental, même si c’est un ‘sujet tabous’ pour un homme, je n’ai pas honte de dire que c’étais souvent moi qui me faisait jeter alors que j’avais réellement tout donné : amour, attention, plan matériel. J’avais besoin d’affection car en ai manqué durant mon enfance (pour autant qu’on puisse admettre que j’en ai eu une car il s’agit plutôt d’une non-enfance…c’est-à-dire une enfance malheureuse du temps où mon ‘Bourreau’ était de ce monde, et ensuite parachuté à l’âge de 12 ans directement dans la vie adulte. Il m’est bien arrivé une, voir 2 fois de prendre l’initiative d’une rupture amoureuse…mais je ne parvenais pas à le faire et continuais la relation durant des mois et des mois encore alors que je n’avais plus de réel attrait pour la personne avec qui j’étais. Tout l’inverse de celles qui n’hésitaient pas à me plaquer du jour au lendemain, sans raison et surtout sans fournir la moindre explication ! Dans tous les domaines que j’ai évoqués, je me suis toujours trouvé dans une situation comportementale fort différente de la majorité des gens…le motif : JE ME SUIS JURE DE TOUT METTRE EN ŒUVRE POUR NE RESSEMBLER EN RIEN A MON ‘Bourreau’ ! Je n’ai jamais levé la main sur une copine car je ne voulais en aucun cas reproduire les scènes que je voyais à la maison. Si j’avais eu des enfants, je n’aurais jamais reproduit la violence physique et morale dont j’ai été victime. Quant à la question du regret…je me pose souvent cette question à laquelle je ne parviens pas à obtenir une réponse claire. Je répondrais la chose suivante : D’une certaine façon j’ai des regrets, car j’estime au travers de mon parcours de vie avoir été régulièrement abusé par des personnes qui ont profité de ma générosité, de ma sensibilité et après avoir tout obtenu (jusqu’au dernier ‘zeste de citron’) m’ont jeté comme une poubelle (sans scrupule, sans tacte, sans regret). En cela je peux considéré avoir fait preuve d’un manque de discernement et dois bien avoué m’être fait avoir (qu’est ce que j’ai pu être naïf). Est-ce que j’ai fais, je le referais ou pas ? Je pense que ‘oui’ car tout ce j’ai pu faire était parti d’une bonne intention et finalement je pense qu’il serait plus normal que ce soit les gens qui ont profité de la situation qui devraient se sentir mal dans leur peau et non moi. D’autre par, suis-je responsable d’avoir adopté une telle attitude ? Sans détour, j’estime que ‘non’…car cette attitude s’explique par le fait que je voulais envers et contre tout être l’inverse de ce qu’était mon’Bourreau’….personne n’est responsable de son destin (c’est la fatalité de la vie, ni rien ni plus) et il faut vivre avec et tenter de gérer au mieux cette souffrance. Sur le plan professionnel, j’ai toujours eu une attirance pour les matières juridiques et je pense que j’aurais été un bon Avocat….mais encore une fois un Avocat qui s’investisse pour des justes causes et non comme certains Avocats qui plaident la cause de criminels, de tyrans, etc… En parlant du fait que mon bénévolat de ma disponibilité pour autrui avec l’issue fatale du rejet, de l’abandon vous réagissez en disant :
Pensez-vous que cette manière d'aider les gens est saine? Toujours répondre présent, ne pas savoir dire non. Pensez-vous que dire "non" à une personne reviendrait à ne pas s'intéresser à elle? Vous ont-ils demandé de penser à eux et rien qu'à eux, en vous oubliant totalement?
Je ne pense sincèrement pas que cette façon d’aider soit saine…car elle crée un réel déséquilibre dans la relation (de quelque nature qu’elle soit). L’aboutissement de ces relations ‘déséquilibrées’ fini toujours mal (toujours en ma défaveur et me sens donc dans tous les cas floué). Je considère leur attitude comme un manque de respect, voire une agression à mon égard. On dit généralement que la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres…je suis tout à fait d’accord avec cette affirmation. Mais force est de constater que les limites ont régulièrement été franchies ! Je voulais au passage souligner que chez Maman c’est pareil (on peut dire dans cette circonstance : telle mère, tel fils). Peut-être y a-t-il également une explication génétique à notre face d’agir ?
Le problème de ne pas savoir dire non est tout un débat…mais l’explication réside dans le fait que lorsqu’on a une seule fois dit ‘oui’, les gens interprètent cela comme un acquis…c’est-à-dire que le jour où (pour l’une ou l’autre raison) on dis non, les gens s’éclipsent et prennent la mouche. Le service rendu devient une obligation sans contre-partie (revendication légitime pour ceux qui abusent des bonnes choses). Autre explication, j’ai toujours farouchement été opposé aux injustices sociales et me suis toujours investi pour aider autrui (c’est ma nature depuis toujours). Pratiquer la politique de l’autruche n’a jamais été ma politique. Je me suis toujours retroussé les manches quand c’était nécessaire. Ne pas tendre une écoute ou une aide à son prochain serait en totale contradiction avec mes valeurs (de plus on est catholique ou on ne l’est pas…..ce n’est simplement pour avoir les cadeaux de communion que j’ai fais ma communion…mais c’est parce que j’avais de réelles convictions religieuses). Cela étant de manière très large, je ne vous apprendrai rien si je vous dis que la société actuelle est de plus en plus individualiste, pour ne pas dire égoïste (ce n’est pas une phase négative de dire les choses, c’est simplement un constat). De plus en plus de gens ne pensent qu’à leur petite personne, c’est un secret de polichinelle ! Personne ne m’a demande de penser à eux et à eux seuls sans pour cela penser à moi…je dirai de manière verbale, mais leur démarche était implicite.
En parlant d’ingratitude des collaborateurs dont j’ai pris la défense face à la menace de licenciement, et de mon sens développé pour défendre ses convictions, vous dites : «Il est bon de défendre ses valeurs, cependant ce sont vos collaborateurs: se sont-ils tournés vers vous pour une aide de votre part? Il ne m’ont effectivement rien demandé, mais j’estime que c’est le rôle d’un chef de défendre la cause d’un collaborateur menacé de licenciement pour des motifs ‘non légitimes’. J’intervenais quand j’estimais que le licenciement n’était pas justifié, mais je n’hésitais pas à soutenir le licenciement voir à prendre l’initiative de licencier quelqu’un qui avait commis quelque chose d’une extrême gravité (après lui avoir cependant donné la chance de se ressaisir, jamais sans avertissement préalable !). Le rôle d’un chef n’est pas simplement de prendre des mesures impopulaires quand cela s’avère être nécessaire, mais également de défendre ses collaborateurs si besoin en est. Etre chef de service (et à ce titre être rangé du côté de la direction) cela revient-il à soutenir que l’on ne dois pas jouer son rôle de manière objective et ne pas avoir de sentiments à l’égard de ses collaborateurs ? Il est vrai, qu’ils ne m’ont rien demandé et à ce titre n’étaient pas tenu de me remercier ou de se soucier de mon sort au moment du licenciement. Cela étant, il s’agit simplement d’une question de savoir vivre, de respect d’autrui (dans l’entreprise où je travaillais, le management avait implémenté le système des valeurs qui étaient au nombre de 6. L’une d’entre-elles s’intitulait : « Travailler ensemble dans le respect mutuel ». Une noble valeur mais qui n’a hélas que rarement été appliquée et ce que ce soit par le management ou par le personnel. On était donc en pleine hypocrisie (j’ai toujours combattu l’hypocrisie !).
Pour en venir à la valeur de l’honnêteté qui selon moi ne paie pas dans la société où nous vivons. Vous dites : Citation: L'honnêteté et tout aussi important que le mensonge, c'est sa façon d'être utilisée qui fait la différence. Face à une personne dont les jours sont comptés, lui diriez-vous la vérité? Personnellement je dirais que tout dépend de la personnalité de celle-ci (anxieuse ou non ...) et de la situation dans laquelle elle se trouve. De plus, j'ai remarqué que certaines personnes étaient fermées à tout débat, ou bien réticente à une quelconque "bonne" valeur, pourquoi? tout simplement parce que ça renvoie celle-ci face à ses erreurs/ses faiblesses.
Vous n'obtenez pas de retours, cela signifie que vous aidiez les autres en attente d'un retour et non bénévolement? Certaines personnes n'apprécient pas qu'on les aide alors qu'ils n'ont rien demandé: c'était libre à toi de les aider ou non, et ils sont libres de ne pas te rendre la pareille s'ils ne se sont pas sentis "en demande d'aide".
Je peux comprendre que vous opposiez l’honnêteté et le mensonge. Hélas, je n’ai jamais été un bon menteur. Certes, je ne suis pas blanc comme neige et il m’est arrivé d’avoir à sortir des ‘petits mensonges’ pour sortir d’une mauvaise passe…mais je dois bien avouer que je déteste particulièrement les mensonges…car il y a mentir et mentir…il y a des gens qui mentent pour tout et n’importe quoi (sans même s’en rendre compte…à en devenir de véritables mythomanes). J’éprouve le plus profond mépris à l’égard de ce genre d’individus. Certes l’exemple que vous prenez en parlant de dire ou non la vérité à quelqu’un dont ses jours sont comptés, je répondrais que je m’abstiendrais bien entendu de lui faire part de la chose…mais cela me cause quand même un problème moral. Cela m’est arrivé plusieurs fois dans ma vie, d’avoir à accompagner des proches que je savais condamnés dans leur dernier voyage. Je me suis abstenu de leur faire part de la réalité, de l’issue fatale…non seulement car je me posais la question de savoir s’il n’était pas opportun de m’abstenir de leur dire la vérité…mais surtout parce que je n’acceptais pas moi-même cette dure réalité et que je pensais qu’il pouvait survenir un ‘miracle’. Dernièrement j’ai accompagné (en 2008) mon parrain victime d’une rupture d’anévrisme (AVC)…il est resté plongé dans le comas durant 9 jours et j’ai du intervenir auprès des infirmières qui faisaient des remarques (dans la chambre) au sujet de son état qui se dégradait. Je leur ai demandé de sortir et leur ai demandé de ne plus se livrer à de tels actes et de faire leurs commentaires à l’extérieure de la chambre car être plongé dans le comas ne veut pas dire qu’on entend rien (il y a beaucoup de controverses à ce sujet…le doute subsiste donc !). En parlant du non retour des personnes pour lesquelles je m’investi pour leur venir en aide, vous concluez que cela signifierait que j’aide les autres dans l’espoir d’avoir systématiquement un retour et non bénévolement. Je ne peux pas accepter cette affirmation ! S’il était dans mes intentions d’obtenir dans tous les cas un retour, je me serais fait rétribuer pour les services rendus (énormément de prestations administratives). Or, je n’ai jamais réclamé le moindre sous : ni pour le travail presté (de nombreuses heures, voir des implications portant sur des années pour certaines personnes), ni pour mes frais de déplacement, ni même pour l’affranchissement du courrier (frais recommandé), etc,…C’était précisément parce que c’était un service gratuit (bénévole) qu’ils me sollicitaient, à défaut de quoi ils se seraient abstenu de solliciter mes services. D’ailleurs, j’aurais finalement mieux fait d’en faire une activité rétribuée au moins les choses auraient été plus régulées et plus correctes. Ce que j’ai fais relève de l’assistanat en donner une liste exhaustive est simplement impossible à réaliser. Mais pour conclure sur ce point, j’estime qu’il y a un minimum de politesse, de savoir vivre, de respect d’autrui. L’ingratitude des gens (car c’est bien de cela dont il s’agit) commence sincèrement à m’agasser à un tel point que je commence à être de plus en plus insensible aux problèmes des autres. Je ne suis pas venu au monde pour prendre sur moi tous les maux de la terre que je sache !
En ce qui concerne la liste des choses/projets à devoir réaliser, vous me conseillez : Citation: Et si vous décriviez ici ou sur une feuille ce que vous voudriez, et qu'ensuite vous faites appel à un professionel de l'immobilier pour qu'il puisse vous donner des adresses, maisons à visiter?
Ecrire une liste avec tous les problèmes à devoir régler…c’est chose faite…mais cela ne règle toujours pas le problème de l’indécision ou de la fixation des priorités ! En ce qui concerne les professionnels de l’immobilier….au risque de me faire à nouveau passer pour quelqu’un de bizarre et de méfiant, je vous confie que je n’ai aucune confiance dans ces personnes et pour cause, j’ai été en contact à de multiples reprises avec bon nombre d’entres-eux…mais le constat est consternant : Business avant tout : On vous vendrait une maison comme si on vous vendrais une voiture d’occasion (vices cachées, non communication d’informations importantes concernant le bien, bleuf en vue de pratiquer des surenchères, bref des pratiques commerciales incroyables). Des vrais marchands de tapis…acheter un bien, c’est une décision importante (on ne réalise pas cet acte au quotidien, de plus c’est un engagement financier important face auquel il faut rester sur ses gardes plus particulièrement dans les temps difficiles que nous connaissons
En parlant du futur professionnel, vous intervenez en disant : Citation: Sortant d'une mauvaise période, j'ai moi-même beaucoup de difficultés à sortir, être en contact direct ou non avec des gens, ressentir leurs présences autour de moi. Cependant je ne pouvais pas rester sans boulot indéfiniment, j'ai donc commencé avec un contrat à temps partiel (un peu moins même). Maintenant, j'arrive à aller au travail sans trop de stress, et dans pas longtemps, mes heures seront augmentées (j'ai eu un nouveau contrat).
Est-ce une solution qui mériterait réflexion de votre part? ou bien pensez-vous que cela est bien trop bas par rapport à vos compétences? D'autant plus que cela vous permettrait de vous remettre petit à petit dans le bain.
L’inactivité professionnelle ne me correspond pas…je vous ai fait part de l’investissement illimité dans mon travail et ce au détriment de ma vie privée et même de ma santé. N’ais-je pas dédié 17 ans de ma vie au monde du travail sans compter mes heures (tout simplement parce que j’aimais mon job, était attiré par l’aspect challenging et cela constituait un sorte de ‘refuge’ pour sortir de mes problèmes). Mais voilà…l’heure est au bilan, aujourd’hui : Je suis en plein questionnement ‘existentiel’…c’est-à-dire trouver un sens à ma vie, je ne sais plus où j’en suis et suis confronté à de sérieux problèmes de santé me rendant au moment actuel inapte pour le marché de l’emploi. Vous savez depuis mon dernier licenciement (mal vécu), je n’ai pas démérité…je me suis lancé dans une campagne de recherche d’emploi sans précédent (pas moins de 160-170 procédures). Chacune des procédures pouvant comporter de multiples épreuves dont pour la plupart j’ai réussies mais n’ai pas été pris tout simplement parce qu’il ne suffit pas d’avoir la volonté de décrocher un job et attester de ses compétences…il faut beaucoup plus que ça ! La 1ère chose qu’il ne faut pas avoir c’est des problèmes de santé et en aucun cas souffrir de dépression (car c’est la raison essentielle pour laquelle je n’ai pas décroché les procédures prometteuses). Il ne faut pas perdre de vue que j’ai rencontré d’autres difficultés (comme tout chercheur d’emploi) : Un contexte de crise qui implique qu’un employeur hésite à engager, voire ne sait pas très bien lui-même quel profil il recherche (certains d’entres-eux étant à la recherche d’un ‘mouton à 5 pattes’), les procédures de sélections laissant dans beaucoup de cas à désirer (ou vous ne franchissez pas la 1ère étape du 1er entretien car barré par une petite consultante de 25 ans qui a la prétention de tout savoir sur la vie active)…j’en arrêterai ici sur cette pénible énumération conduisant les gens parfois au découragement, voir au dégoût complet ! Il serait effectivement regrettable (pour autant que j’envisage de continuer ma profession) de me retrouver à encoder des factures 8 heures par jour…non pas que je pose un jugement sur les personnes qui font cela au quotidien (je n’ai d’ailleurs pas hésité à retrousser les manches et à encoder quand je voyais que nous n’allions pas arriver à respecter les délais de reporting) mais simplement parce que cela aurait pour conséquence de balayer le peu de motivation qui vit encore en moi. Je pense l’avoir dit, je ne me suis jamais rendu au bureau exclusivement pour occuper la prestigieuse fonction de cadre financier, ou pour obtenir tous les avantages pécunier liés à la fonction, mais parce que je suis quelqu’un qui aime apprendre des choses nouvelles, être confronté à des défis, etc…. Je vous l’ai dit, je continue à suivre des formations pour maintenir mon ‘capital de connaissances’ à jour afin de ne pas perdre l’investissement dans mon domaine de compétence. Entre temps je suis confronté avec des problèmes de santé (Maman aussi) et je pense que c’est là la priorité ! Le changement environnemental (déménager de cette habitation renfermant trop de mauvais souvenirs) serait également une des priorités. Remettre un pied à l’étrier, c’est ce que j’ai essayé de faire durant près de 2 ½ ans mais ces imbéciles de chasseurs de tête n’ont pas su voir en moi le potentiel que je pouvais apporter à l’entreprise pour laquelle ils effectuaient les sélections…mais ils ont préféré m’exclure des processus de sélection car ressentaient que j’étais confronté à un ‘mal de vivre’ (la dépression).
En parlant de la communication avec Maman, vous dites : Citation: Votre souffrance est tellement intense que tout vous semble comme une "épreuve"? Vous me semblez totalement prisonniers dans votre passé. Arrivez-vous à vous détacher de ce passé bien trop encombrant pour revenir à la réalité du moment présent qui est bien différente?
C’est exact, c’est une véritable torture morale…pour chaque chose à devoir réaliser, c’est le véritable parcours du combattant pour souvent aboutir sur une voie sans issue…ce qui provoque une lassitude, découragement et épuisement physique et moral. Je vous en ai parlé : des fluctuations d’humeur plusieurs fois par jour (de quoi être réellement déstabilisé, non ?). Nous nous sentons effectivement prisonnier du passé…quoi de plus normal avec le parcours de vie que nous avons connu ? C’est pourquoi j’insiste sur le côté salutaire d’un changement d’environnement. De plus, lorsqu’on ne vous accorde pas une forme de reconnaissance au niveau familial, que faut-il ajouter de plus ? Une reconnaissance était une chose important pour moi, je ne l’ai pas obtenue, je ne demandais tout de même pas la lune ! La non reconnaissance de ses proches entretien d’une certaine façon son image. Se détacher du passé est une chose (au stade actuelle des choses) pratiquement impossible. A titre d’exemple, j’ai passé une sorte de pacte avec Maman dans lequel nous nous engagions à essayer de progressivement ne plus aborder le passé et surtout de ne plus évoquer notre ‘Bourreau’. Mais rien n’y fait…on peu parler de n’importe quel sujet, on en arrive TOUJOURS à évoquer ce ‘Bourreau’. On dit que tous les chemins mènent à Rome…c’est le cas de le dire. Ce que nous avons enduré avec ce monstre est indéfinissable (pas les mots suffisamment expressif pour l’évoquer !). Quant à la réalité du présent…on en a bien conscience…aspirons à un retournement de situation (à obtenir notre revancher sur le passé) mais le problème de l’Inertie décisionnelle s’y oppose. J’ai un peu comme le pressentiment que tant que nous continuons à habiter la maison où nous sommes actuellement, il continue à exercer une force de l’au-delà (j’espère que vous ne me prenez pas pour un fou, mais les phénomènes paranormaux j’y crois !). En parlant de l’attachement que je porte à Maman et de ma volonté de se sauver de la noyade tous les deux….vous répliquez :
Citation: Tout comme vous le dites, un père est sencé valoriser son enfant et non le contraire. Qu'en est-il d'une mère? ne pensez-vous pas qu'elle vous aime et qu'elle voudrait votre bonheur? Ne pensez-vous pas qu'en étant heureux de votre côté, cela la soulagerait, et ainsi elle pourra se réjouir de voir son fils en bonne forme malgré le passé qu'elle vous a fait "subir"? (ici je m'avance, mais je pense bien que comme chaque mère, elle se sent responsable de n'avoir "rien" pu faire pour vous sortir des griffes de cet homme).
La pression que vous mettez sur votre mère, ne pensez-vous pas que c'est égoïste? j'entends par là que chacun avance à son rythme. Comme une sorte de punition/chantage, malgré le fait que ce soit avec un bon fond: vous voulez qu’elle soit bien. Un bon fond mais une mauvaise façon d’agir ?
Sur la réplique du rôle d’un père : Je pense que nous partageons la même opinion. Quant au rôle d’une mère : Il est exact qu’elle ne veut que mon bonheur. Faire ma vie (puisque je suppose que c’est là où vous voulez en venir) de mon côté est une chose que j’exclu des options. C’est un choix personnel non quelque chose d’imposé par Maman. De plus je vous ai fait état des échecs sentimentaux à répétition…au point que je n’ai plus confiance aux femmes…tout comme elle n’a plus confiance aux hommes de part ce que lui a fait endure notre ‘Bourreau’ et il faut bien le reconnaître que nos vies sont étroitement liées. Je pense déjà l’avoir dit dans ce forum : La seule femme qui ne m’a jamais déçue/trahie, c’est ma mère ! Je n’exclu pas le fait de découvrir un jour le grand Amour…mais j’estime que cela se fera au moment où je m’y attendrai le moins. Prendre une femme à tout prix…pour le simple motif d’être avec quelqu’un ne m’intéresse pas. La morale autour du ‘cordon ombilical’ qu’il faut à tout prix couper…on me l’a déjà faite de multiples fois et je n’en veux nullement aux personnes qui tiennent de pareils propos. Ceci dit, sans faire de reproches aux personnes qui tiennent un tel discours, je crains qu’ils n’ont pas cerné et compris ce que Maman et moi avons passé (je l’ai déjà dit : les mots pour décrire les horreurs que nous avons subies n’existent pas). Si je continue à me battre aujourd’hui pour essayer de nous sortir de ce trou, c’est avant tout pour Maman car il n’y a pas grand chose qui me retienne à cette vie ! Et l’inverse est exact également, nous en avons déjà longuement discuté !
Au niveau des responsabilités : Une autre personne sur ce forum m’a soutenu que Maman était égoïste car elle mettait tout en œuvre et constituait une entrave à me construire ma propre vie. J’ai répliqué qu’elle faisait fausse route et qu’il s’agissait d’une décision personnelle…car elle se sentait déjà suffisamment coupable comme ça de ne pas m’avoir pu sortir des griffes de ce monstre.
Maintenant, je me trouve confronté à une analyse inverse où vous attestez que de mettre une telle pression sur Maman revient à adopter une attitude égoïste. Très honnêtement, je comprends que vous tentez de trouver des arguments visant à nous aider et à faire bouger les choses (je vous en suis d’ailleurs très reconnaissant), mais pensez-vous réellement qu’au regard de l’ensemble des éléments que j’ai pu vous décrire, du récit que j’ai pu tenir, de l’état dans lequel nous nous trouvons actuellement…c’est-à-dire en mauvaise santé, socialement isolé car trompé par une panoplie de gens auxquels nous avons commis comme seule maladresse que d’accorder (sans limites) notre confiance…au regard de tout cela, la bonne chose serait de quitter Maman, de m’installer seul quelque part (car je ne pense pas être prêt psychologiquement pour une tentative de relation sentimentale …sans doute à nouveau sans lendemain) et ainsi laisser Maman seule dans cette demeure qui nous a pas portée chance et qui continue à nous pourrir l’existence au quotidien…. ? Très sincèrement, je pense que ce serait de l’irresponsabilité, voir un parricide. Maman a suffisamment donné dans cette pitoyable existence pour finir sa vie de la sorte…elle est (nous sommes dans ce trou) et d’une chose l’autre, soit nous unissons nos efforts pour espérer en sortir, soit ce sera la fin pour tous les deux !
J’espère que cette fin de récit n’a pas été trop percutante, car encore une fois, je ne vous tiens nullement rigueur pour l’aide que vous voulez m’apporter…mais saches que notre situation est de loin plus complexe que vous l’ayiez imaginée. Je sais néanmoins que vous avez bien compris combien cette dernière réflexion était un sujet sensible (le fait d’en avoir parlé en fin de post n’est d’ailleurs pas étranger à cela).
Je souhaiterais réellement poursuivre la réflexion avec vous sur mon topic…je sais que vous êtes quelqu’un de bonne composition ne cherchant qu’à venir en aide au personnes en détresses comme c’est notre cas et vous réitère à ce titre mes remerciements les plus sincères. Aider autrui est une cause noble et c’est ce qui explique que je me suis moi-même fortement investi dans cette cause….mais le fruit de ma récolte à plus que décevante. La crise est profonde et je ne demande qu’une chose, c’est de tenter de me réconcilier avec cette société qui affiche des valeurs auxquelles je n’adhère plus depuis quelque temps. Je n’ai pas l’ambition de tenter de changer les autres…mais changer radicalement de conviction et en arriver à me ‘dépersonnaliser’ pour espérer réintégrer la société telle quelle…cela me paraît utopique. Au mieux, je tenterais (tant bien que mal) de m’y adapter, de changer certains comportements à l’égard d’autrui…et c’est en cela que je compte sur vous et vos précieux conseils !
J’espère poursuivre notre réflexion prochainement et surtout de ne pas vous avoir froissé (encore une fois, loin de là mes intentions).
Entre temps, je vous souhaite un bon w-e !
P.S. : Je reviens vers ‘Poupeeratatouille’ et ‘Norset’ dès que possible…mais la rédaction à ce post m’a pris beaucoup d’énergie. Je l’ai dit : Je vis au ralenti !
Cordialement, Luigi
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